manche

Histoire

Avant l'invasion romaine, le territoire, aujourd'hui occupé par le département de la Manche, faisait partie de l'Armorique et était habité par les Unelli et les Abrincatui. Les populations de cette florissante contrée se soulevèrent contre César et furent soumises après la défaite de leur chef Viridorix. Pendant le règne des rois francs, ce pays fut livré au pillage des Normands, et Charlemagne dut élever le château de Saint-Lo, pour le protéger, mais ni lui, ni ses fils ne purent chasser ces pirates, qui continuèrent leurs déprédations jusqu'au commencement du Xe siècle.

Ce fut Rollon, premier duc de Normandie, qui repoussa définitivement les Normands ; sous son administration la province prospéra, mais pendant le règne de son fils Guillaume, les habitants du Cotentin se révoltèrent et furent sévèrement punis de leur révolte. L'histoire du département se confond alors avec celle de la province tout entière. Le Cotentin fournit à la conquête de la Sicile ces fils de Tancrède, héros audacieux et romanesques que l'on croirait légendaires.

En 1202, le pays passa sous la domination des rois de France ; pendant le règne de Philippe de Valois, Édouard IV y entraîna les Anglais à sa suite ; les guerres furent violentes et longues, et ne se terminèrent à l'avantage des Français qu'au milieu du XVe siècle. Cent ans plus tard, les luttes religieuses ensanglantèrent le pays livré aux représailles du protestant Montgommery et du catholique Matignon. Au XVIIe siècle, la misère, l'exagération des impôts, l'injustice des gens du roi provoquèrent l'insurrection des Nus-Pieds ; le colonel Gassion marcha sur Avranches, et la répression fut terrible. La révocation de l'Édit de Nantes porta un coup funeste à la prospérité du pays, et les protestants, les plus habiles industriels du Cotentin et de l'Avranchin, émigrèrent en Angleterre et en Hollande. Depuis cette époque, cette contrée ne fut troublée que par l'envahissement des troupes vendéennes, qui furent, repoussées de Granville.

A l'époque où la circonscription territoriale de la France fut refaite, en 1790, le département de la Manche se forma du Cotentin, au Nord, et de l'Avranchin, au Sud

Géographie

La Manche fait partie de la région Basse-Normandie. Elle est limitrophe des départements du Calvados, de l'Orne, de la Mayenne et d'Ille-et-Vilaine. Incluant la péninsule du Cotentin, le département est baigné par la Manche sur toute sa façade ouest, ainsi qu'au nord et au nord-est, sur 350 km de côtes.

Par la géologie, le département se rattache au Massif armoricain. La Manche se divise en terroirs, intégré essentiellement au bocage normand. On peut citer du nord-ouest au sud-est la Hague, le val de Saire, le bocage valognais, le Plain, le Coutançais, le Saint-Lois et l'Avranchin.

La population est majoritairement rurale. En dehors des agglomérations cherbourgeoise et saint-loise, le territoire est maillé de petites villes et de gros bourgs commerçants.

Abbaye et dépendances du Mont Saint-Michel

Le grand et très remarquable édifice du XIIIe siècle que l'on distingue au Mont-St-Michel sous le nom se la Merveille, et qui mérite bien ce nom quand on considére sa hardiesse, son élégance et sa position sur un roc escarpé, présente une muraille ayant plus de 33m de hauteur, flanquée de quinze contreforts et éclairée par trois étages de fenêtres.

Maisons, Fermes

Edifices 16e siècle, 17e siècle, 18e siècle, 19e siècle ; chronogrammes : 1773, 1774, 1815, 1821, 1836 ; 207 feux imposables en 1722 ; 2507 habitants en 1871 ; 1838 habitants en 1975.

jardin botanique dit parc Emmanuel Liais

Si le jardin de la Société d'Horticulture, si le jardin public offrent de l'intérêt aux amateurs, la véritable curiosité horticole de Cherbourg est le parc Emmanuel Liais, que ce savant, devenu maire de Cherbourg, a par son testament légué à sa ville natale avec les serres et les collections qu'il renferme.

Eglise

L'église, mérite d'autant plus d'être admirée que, quoique toute construite de pierres de taille, elle est embellie par dehors d'une infinité de figures des plus recherchées et de sculptures très fouillées. Le rond-point s'agrémente d'un pourtour dont l'enceinte est garnie de pyramides qui prennent pied jusqu'à terre et de gargouilles aux fantastiques contorsions.

Maison dite Logis Tiphaine-de-Raguedel

Au Mont Saint-Michel, on montre encore aux touristes, gens admirateurs et crédules, une très jolie tourelle, appelée tour du Guet. Elle se dresse à quelques mètres de la Porte du Roi. C'est une élégante construction cerclée et sillonnée d'arêtes prismatiques et dont la tête fine et curieuse se dresse au-dessus des remparts.

Vieux murs et jardins Saint-Symphorien

A l'ouest, le rocher offre un aspect nu et sauvage ; au nord, une haute muraille ; au sud et au-dessous de l'antique monastère, se dressent les maisons qu'habitent les pêcheurs montois, et dont quelques-unes se font remarquer par leurs jardins et leurs arbres verts, sur lesquels l'oeil aime à se reposer.

jardin du cloître

Le Cloître, qui s'élève immédiatement au-dessus de la salle des Chevaliers. Le style architectonique de ce cloître n'est point encore le gothique en fleurs ou flamboyant, qui ne prit guère que vers la fin du quatorzième siècle , mais le gothique du quinzième siècle.

Chapelle Saint-Aubert

Tout à l'ouest de l'ile se trouve la vieille chapelle de Saint-Aubert, pittoresquement perchée au sommet d'un roc, qui, d'après la légende, était autrefois la cime de la montagne. On monte à cette petite chapelle, qui n'a que quatre mètres de long sur deux et demi de large, par douze degrés taillés dans le rocher.

Chapelle des marins

Depuis quelques années, de beaux quais et une longue jetée, de l'extrémité de laquelle on découvre un immense horizon, ont été construits à Saint-Vaast. L'ancienne église n'offre rien d'intéressant, mais l'église ogivale moderne est remarquable par la hardiesse de sa voûte.

Eglise priorale Saint-Fromond

L'église romane dont le plan reprenait celui de l'église abbatiale de Cerisy, consacrée en 1154. A une date indéterminée, l'église est divisée en deux parties par un mur de refends. A l'est, le choeur, le transept et la dernière travée de la nef étaient réservés aux moines. L'ouest de la nef servait de paroisse pour la population.

Ancien prieuré de Saint-Léonard

L'église de Vains dépendait de la cathédrale d'Avranches comme ne faisant qu'une église. Voilà pourquoi, au commencement du XIIe siècle, Turgis, évêque d'Avranches, donne à son chapitre l'église de Vains, avec trois vavassouries et une masure en cette même paroisse.

Ancienne léproserie de la Magdeleine

J'ignore la date de la fondation de l'établissement de la Madeleine comme lieu de dépôt et de ségrégation des lépreux de la ville de Saint-Lo, mais j'ai entre les mains une pièce authentique qui prouve qu'en 1412 il y avait des lépreux dans cet établissement et qu'il y en avait encore en 1694.