marne

Histoire

Avant l'invasion romaine, le territoire actuellement occupé par le département de la Marne, était habité par les Rémi et les Catalauni, don, Reims et Châlons furent les principales cités. Après les victoires de César, ces peuplades furent comprises dans la Belgique seconde, et eurent largement part aux faveurs des conquérants qui appréciaient leur valeur. Au IIIe siècle, le christianisme fit son apparition dans cette contrée et n'y fut pas soumis à de trop rudes persécutions. Lorsque les Huns l'envahirent, ils trouvèrent devant eux, réunis pour les combattre, les Francs, les Visigoths et les légions romaines. Sous le règne de Clovis et de ses successeurs, le pays fut en partie compris dans l'Austrasie, puis dans la Neustrie, sous Charlemagne.

La puissance du grand empereur s'affaiblit peu à peu entre les mains de ses descendants, et au profit des évêques de Reims et de Châlons, devenus des comtes habiles et des guerriers redoutables; ces prélats ne rendirent qu'un hommage fictif aux comtes de Champagne, et demeurèrent neutres pendant toute cette période de guerres et de discordes.

La Champagne fut réunie à la couronne de France, en 1284, par le mariage de la princesse Jeanne, héritière du dernier comte, avec Philippe-le-Bel, et ce pays apprit à connaître les désastres qu'il avait évités jusqu'alors. Le roi d'Angleterre envahit la Champagne ; plus tard, en 1368, les ducs de Lancastre et de Buckingham suivirent son exemple. Les Champenois résistèrent vaillamment et périrent en grand nombre en se battant contre les étrangers, jusqu'aux victoires de Charles VII que Jeanne d'Arc fit sacrer à Reims, en 1430

Cependant, le pays ne recouvra pas sa tranquillité première; il eut à subir le contrecoup des guerres de Charles-le-Téméraire et de Louis XI, au XVe siècle, celui des luttes de Charles-Quint et de François Ier, au XVIe, pendant lesquelles des villes importantes furent détruites, puis le contre-coup des luttes de la Réforme et de la Ligue, et enfin, en 1650, une invasion des Espagnols, pendant la minorité de Louis XIV. Durant un siècle, la contrée respira. Les nouvelles idées de 89 y furent acceptées avec enthousiasme; les enfants de la Champagne volèrent-sous les ordres de Dumouriez, et en 1792, les volontaires de la Marne se distinguèrent à la bataille de Valmy, qui commença la retraite des Prussiens. En 1814, le département fut l'un des principaux théâtres de cette étonnante campagne de France, où se sont immortalisés les noms de Châlons, de Montmirail, de Champaubert, de Fère-Champenoise, mais que celui de Valmy, symbole du patriotisme et de la liberté, éclipsera toujours.

En 1790, au remaniement territorial de la France, le département de la Marne fut formé du Rémois, du Perthois et de la Basse-Brie, qui appartenaient à l'ancienne province de Champagne.

Source : Géographie illustrée de la France et de ses colonies par Jules Verne, Théophile Lavallée, Charles Ernest Clerget et Edouard Riou.

Abbaye de Toussaint (ancienne)

Ce quartier de châlon, dont la seigneurie appartenait à l'abbé et aux religieux de Toussaints, était jadis appelé le ban de Toussaints ou le ban de nie. On ne sait s'il était peu ou pas habité à l'époque où l'évoque Roger II fonda l'abbaye ; ce qui est certain, c'est qu'il faisait partie du territoire de Fagnières et qu'il fut acheté par l'évoque à Ayrard, possesseur du fief.

Eglise Paroissiale Sainte-Colombe

Certaines baies conservent vers l'extérieur leurs profonds ébrasements médiévaux, mais présentent l'aspect délardé du 18e siècle vers l'intérieur Edifice très simple du 12e siècle ; les baies ont été reprises au 18e siècle ; trace de baies des 15e et 16e siècles.

Monument aux morts des Armées de Champagne et ossuaire de Navarin (également sur commune de Sainte-Marie-à-Py)

Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Monument aux morts des Armées de Champagne et ossuaire de Navarin (également sur commune de Sainte-Marie-à-Py)' à souain perthes les hurlus (marne 51600). Le musée se veut être un témoin à la mémoire des dizaines de millier de jeunes qui sont morts sur le territoire des communes de Souain et de Perthes-Les Hurlus.

Château

Le château actuel de la 1ère moitié du XVIIe siècle et occupe l'emplacement d'une demeure plus ancienne (gravée par Claude Chastillon), dont le parti est conservé par les quatre tours d'angle et les douves. Les deux ailes en retour de part et d'autre du corps de logis central n'existent plus dans leur état d'origine : celle de droite a été détruite en 1880 et celle de gauche a été transformée en portique.

Eglise Notre-Dame-en-Vaux et son cloître

La collégiale Notre-Dame-en-Vaux est devenue l’emblème de la ville de Châlons-en-Champagne notamment avec ses deux flèches perceptibles de loin qui se reflètent dans le fleuve qui traverse Châlons-en-Champagne. Le cloître du XIIe siècle, démoli au XVIIIe siècle, est redécouvert dans la seconde moitié du XXe siècle. L'église date des XIIe et XIIIe siècles, elle est restaurée au XIXe siècle.

cathédrale Saint-Etienne

La cathédrale est construite en pierre de taille calcaire dite pierre de Faloise et de Savonnières. Son plan est en croix latine. Nef de neuf travées avec vaisseau central et collatéraux simples, sans chapelle latérale. Travée centrale de la façade ouest percée d'une rose et terminée par un fronton cintré, fenêtres de style Renaissance.

Marché couvert

Ce bâtiment est une salle municipale où de nombreuses manifestations peuvent être organisées : foire aux vins, expositions, spectacles, concerts, bourse aux livres… Au moment des festivités de Noël, une patinoire y est même installée ! Plus rarement, elle est utilisée comme marché couvert.

Eglise Saint-Denis

La principale paroisse est celle de Saint-Denis, située au milieu de la ville, et elle est remarquable par la beauté de l'église, tant au-dehors qu'au dedans. Henri IV, lors de son passage à Sezanne, admira surtout l'élévation et la délicatesse de la voûte et la belle construction de la tour qui est toute de grasserie, et que tous les connaisseurs regardent comme un très-beau morceau d'architecture.

Monument aux morts de la guerre 1914-1918

Le ministère de la culture nous apprend que le monument actuel fait suite à un autre monument aux morts inauguré en 1919, dont aucune trace n'a été conservée de nos jours. Situé au même endroit, dans le cimetière, le monument d'origine était en si mauvais état que la commune décida d'en construire un autre.