yonne

Histoire

Le département de l'Yonne a été formé de territoires autrefois entièrement distincts, et qu'il est nécessaire de faire connaître pour l'explication de certains faits historiques et archéologiques. Dans les temps gaulois, les Senones occupaient les arrondissements de Sens et de Joigny, avec Agendicum ou Sens pour capitale; le peuple d'Auxerre, branche de la confédération sénonaise, était fixé dans l'arrondissement qui a reçu son nom et s'étendait jusqu'à la Loire; les Lingons occupaient l'arrondissement de Tonnerre et une partie des cantons de Ligny et de Chablis; les Eduens s'étendaient dans l'Avallonnais.

Ces divisions primitives des quatre pays de Sens, d'Auxerre, de Tonnerre et d'Avallon persistèrent sous les Romains, et chacune de ces contrées fit respectivement partie, après l'établissement du christianisme, les deux premières des diocèses de Sens et d'Auxerre, les deux dernières de ceux de Langres et d'Autun.

Le Moyen-âge proprement dit vit créer des comtes à Auxerre, à Sens, à Tonnerre et à Avallon, puis à Joigny, qui commence à paraître Vers le Xe siècle. Sens fut réuni à La couronne sous le roi Robert, et Auxerre fut acheté par le roi en 1371. Avallon échut aux ducs de Bourgogne; Joigny et Tonnerre eurent des comtes particuliers jusqu'à la fin du xvme siècle.

L'organisation ecclésiastique se calqua sur les divisions civiles antiques, c'est-à-dire que les diocèses de Sens et d'Auxerre s'adaptèrent aux anciens pays'gaulois des mêmes noms; l'archidiaconé de Tonnerre échut au diocèse de Langres et celui d'Avallon au diocèse d'Autun.

Les ordres religieux de Saint-Benoît, de Cîteaux, de Cluny, de Grandmont et de Premontré ont élevé, dans les pays du département, de nombreux monuments dont les débris sont aujourd'hui épars sur le sol où ils ont brillé autrefois de tant de splendeur.

Les monuments de l'époque gauloise sont assez rares dans le département de l'Yonne; le développement de la culture les a fait disparaître pour la plupart, et les climats ou lieux dits de certaines communes en révèlent seuls l'ancienne existence sous les noms de pierre-percée, de pierre-fitte ou de pierre qui tourne. La période romaine a laissé des traces plus imposantes, notamment dans les enceintes des villes de Sens et d'Auxerre et dans les nombreuses voies qui sillonnent le pays. Le moyen âge monumental ne commence, à vrai dire, qu'au IXe siècle, dans les cryptes des églises d'Auxerre; mais à partir du XIe siècle le style roman s'y produit dans des monuments importants auxquels vont succéder bientôt après, à la fin du XIIe siècle et dans le Cours du XIIIe, des monastères et des églises sans nombre qui donnent une haute idée de ces temps. Le XIVe siècle est stérile en monuments, si ce n'est en fortifications militaires : les invasions anglaises arrêtent alors la culture et les arts; mais à la fin du XVe et dans la première moitié du XVIe siècle une vive impulsion est donnée aux travaux : partout on construit ou l'on restaure les monuments religieux et civils. L'arrondissement d'Auxerre notamment, qui possède d'abondantes carrières de calcaire oolithique faciles à exploiter, voit s'élever partout des églises de style ogival flamboyant. La Renaissance fournit aussi son contingent d’œuvres d'art, et particulièrement les châteaux d'Ancy-le-Franc, de Tanlay, de Fleurigny, d'Arcy, etc.

On remarque, en parcourant le département de l'Yonne, des différences tranchées dans la nature et l'importance des monuments du Moyen âge. Les arrondissements de Joigny et de Sens, le canton de Toucy et celui de Saint-Sauveur en partie, qui en raison de la nature géologique du sol sont dépourvus de pierres à bâtir, sont, à l'exception des villes ou des chefs-lieux de grandes seigneuries, pauvres en monuments. Au contraire, dans les arrondissements d'Avallon et de Tonnerre et une grande partie de l'arrondissement d'Auxerre, où le terrain jurassique a offert à toutes les époques de si magnifiques carrières, les monuments religieux et féodaux s'y élèvent très-nombreux et très-beaux.

Les objets d'art qui ornent les monuments consistent surtout en Beaux vitraux du XIIIe au XVIe siècle, en tombeaux et en dalles tumulaires à effigies. Le trésor de la cathédrale de Sens a heureusement conservé un Grand nombre de ses œuvres d'orfèvrerie, d'ivoire et de tapisserie. Les musées des villes d'Auxerre, de Sens, d'Avallon et d'autres lieux sont riches en antiquités et en collections de diverses sortes. Il y a aussi à Auxerre, à Avallon et dans d'autres villes des collections particulières qui sont de véritables musées.

Nous avons fait tous nos efforts pour réunir dans le Répertoire archéologique du département de l'Yonne tous les monuments que ce pays renferme, en visitant par nous, même toutes les communes dont il est composé.

Eglise Saint-Phal

Edifice à vaisseau longitudinal avec clocher-porche de plan carré. Le choeur plus étroit que la nef est flanqué de deux chapelles. La 1ère travée de la chapelle droite ouvre sur la nef. La nef et le choeur à chevet plat sont voûtés en berceau brisé, la chapelle gauche d'arêtes et la chapelle droite d'ogives retombant sur des culots sculptés.

Château

Le château de Saint-Fargeau est un édifice entièrement construit en briques et très bien conservé. La porte d'entrée, qui donne sur la principale place de la ville, offre un bel aspect. L'étendue de ce château, le grand nombre de salles qu'il renferme, son parc immense, agréablement planté en jardin paysager, et embelli par une vaste pièce d'eau, lui donnent encore l'aspect d'une maison royale.

Tour de l'Horloge

Avant la construction du pavillon des Forts, la tour de l'horloge et celle du pont-levis communiquaient par une galerie à jour, conforme au style de l'ensemble du château et que Levau avait substituée à une ancienne courtine.

échelle d'écluses dite les écluses de Rogny

L'échelle d'écluses de Rogny rachète une dénivellation de plus de 23 mètres. Les bajoyers des écluses présentent encore aujourd'hui des parties anciennes composées de briques et de chaînages de pierre de taille. Les sas se vidangeaient au moyen d'aqueducs qui possèdent encore des évents métalliques percés de neuf trous. Les portes en bois déposées vers 1887 s'actionnaient au moyen de balanciers.

Eglise

L'église de Pont-Aubert est sous le vocable de Notre-Dame. Elle dépendait autrefois d'une importante commanderie de l'ordre du Temple, et ce sont les Templiers qui l'ont fait élever à la fin du XIIe siècle ou au commencement du XIIIe. L'édifice fut bâti d'un seul jet et forme un ensemble complet et harmonieux.

Chapelle du Saulce

A quelques pas de cette source, qui semble un peu abandonnée maintenant, s'élève isolément l'une des plus importantes chapelles de l'Ordre. Nous signalons l'aspect monumental pur et sévère, et aussi le bel ensemble des voûtes ogivales reposant sur des colonnettes portées elles-mêmes sur des consoles, de cette remarquable construction qui daterait, selon M. l'abbé Baudiau, de l'an 1209.

parc du château

Le château, construction importante assez ancienne, agrandie et restaurée à diverses époques et tout récemment, présente un bel ensemble. Dominant de grandes pelouses et une vallée boisée, le château d'Island, après avoir appartenu successivement à divers seigneurs alliés aux meilleures familles de la province avallonnaise, appartient aujourd'hui à M. Amelin.

Eglise

Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Eglise' à cudot (yonne 89116). Des chartes nombreuses, dues aux archevêques et aux papes, favorisèrent l'accroissement de l'abbaye dès sa fondation, et l'on vit bientôt s'étendre le patronage de Saint-Jean sur plus de vingt paroisses que les religieux desservaient.

église paroissiale Saint-Martin

L'édifice, dont le choeur est à l'ouest, est situé au centre du bourg, sur un terre-plein limité à gauche et à l'arrière par un mur de soutènement. Il comprend une nef à trois vaisseaux de trois travées, un transept non saillant d'une travée de plan, un choeur à une travée droite flanquée de deux chapelles et une abside polygonale.

Moulin à vent Dautin

Moulin construit en 1794, modifié au cours du XIXe siècle : ailes Berton installées vers 1865, machine à vapeur en 1874. Le moulin cesse de fonctionner avant 1890. Il a été restauré depuis son acquisition par une association en 1992.

Ferme 1 route de Cure

Bâtiment comprenant, sous le même toit, un logis en rez-de-chaussée, des étables et une grange (décrochement du versant antérieur de la toiture, plus haute, au droit de la porte charretière de la grange). Corps en appentis adossé à chacun des murs-pignons. Parcelle fermée à l'ouest et au sud par un mur en pierre sèche.