ardeche

Histoire

Les Helvii, dont Alba Augusta (Aps) était la capitale, paraissent avoir été la principale peuplade du territoire de l'Ardèche. Ils s'unirent à César contre Vercingétorix et furent compris, après la conquête, dans la Gaule Narbonnaise, mais en conservant leurs lois sous des princes de leur tribu. Pendant l'invasion des barbares, Alba Augusta ayant été détruite par les Vandales, Viviers devint à la fois le centre religieux et la capitale du pays qui prit bientôt le nom de Vivarais. Après avoir appartenu successivement aux Bourguignons et aux Francs, il fut partagé entre les comtes de Viennois (Haut-Vivarais) et les comtes de Toulouse (Bas-Vivarais). Les évêques de Viviers profitèrent de la guerre des Albigeois pour enlever aux comtes de Toulouse le territoire de Largentière dont ils exploitèrent les mines alors très-productives ; mais ils ne tardèrent pas à être menacés à leur tour par l'ambition des rois de France. Philippe le Hardi, Philippe le Bel et Charles V s'efforcèrent de ramener la province sous l'autorité royale, et en peu de temps ils parvinrent à y établir des baillis royaux, en laissant toutefois subsister les libertés locales ; ainsi les États du Vivarais, composés de la noblesse et du Tiers-État, précédèrent ceux du Languedoc auxquels ils ne tardèrent pas à se réunir.

Pendant la guerre de Cent ans, le Vivarais devint la proie des routiers qui désolèrent la France ; au XVIe siècle, il fut de nouveau troublé par les guerres religieuses, se révolta contre l'autorité royale et finit par se rendre indépendant. Le duc de Montmorency fut chargé de le réduire par la force ; Louis XIII en acheva lui- même la soumission, et Privas disparut pour quelque temps du nombre des cités.

La révocation de l'édit de Nantes produisit au siècle suivant la terrible insurrection des Camisards dans le Haut-Vivarais; la répression fut épouvantable, mais le pays s'était soulevé pour la dernière fois. Éloigné de tout centre d'industrie, privé de grandes communications pour son commerce, dépouillé de ses privilèges, le Vivarais fut presque entièrement ruiné depuis sa réunion au Languedoc, et il comptait à peine 200000 habitants en 1789 ; aussi la révolution y fut-elle accueillie avec un grand enthousiasme.

A cette époque, le département de l'Ardèche fut formé avec le territoire de l'ancien Vivarais, moins le canton de Pradelles ; grâce aux réformes de l'administration nouvelle, il reprit une grande activité et vit sa population se doubler en 70 ans.

Démographie

L'Ardèche reste un département assez peu peuplé (densité de 56 hab/km², contre 112 pour la France), avec de fortes disparités (Vallée du Rhône / montagnes). Elle est également plutôt rurale : en 1999, 51% des habitants vivent dans des communes de moins de 3 000 habitants (contre 12,5% pour la France entière). Certaines communes se développent grâce à leur position géographique (Saint-Péray, Guilherand-Granges et Soyons situées en banlieue de Valence par exemple, villes-rues de Tournon-sur-Rhône en passant par Rochemaure, le long de la N86 jusqu'à Viviers face à Montélimar. Attraction de la zone du Tricastin dans l'extrême sud-est), ou grâce à l'activité touristique de la région de Vallon-Pont-d'Arc.

Géographie

L'Ardèche fait partie de la région Rhône-Alpes. Elle est limitrophe des départements de la Drôme, du Vaucluse, du Gard, de la Lozère, de la Haute-Loire, de la Loire et de l'Isère.

Les sols, le climat et la végétation de l'Ardèche sont bien différents entre le Nord et le Sud du département, qui est donc caractérisé par sa grande variété de milieux naturels et de paysages, tandis que le département s'étend sur un escarpement de plus de mille mètres de dénivelée, séparant le haut plateau du Massif central et la vallée du Rhône au droit de Valence.

  • Le Nord (Haut-Vivarais) est plutôt cristallin, humide et vert. Ce pays de hautes collines et de moyennes montagnes appartient au Massif Central. Le bassin de l'Eyrieux, jusqu'aux abords des sucs et du mont Mézenc, forme les Boutières.
  • Le Sud (Bas-Vivarais) est marneux ou calcaire, plus sec, avec une végétation déjà méditerranéenne. Le bassin de l'Ardèche y creuse des gorges spectaculaires. Les eaux souterraines sont nombreuses, caractéristiques des milieux karstiques: aven d'Orgnac, grotte de Saint-Marcel, aven de Noël. Les collines et plateaux des Gras se rattachent géomorphologiquement aux grands Causses.
  • Au centre du département, les basaltes du plateau du Coiron et les marnes et calcaires du Moyen-Vivarais forment une sorte d'espace de transition, dont l'histoire géologique est fort complexe.
  • La partie ardéchoise de la vallée du Rhône est plutôt étroite. C'est le Rivage, une plaine d'alluvions d'âges différents, ponctué de villages et de petites villes, au centre de terroirs agricoles fertiles.

Pont romain

Ouvrage d' art vraisemblablement construit au début du 2e siècle après Jésus-Christ. Le pont franchit l' Ouvèze au point le plus étroit de son passage à travers le massif calcaire. Il est conservé dans sa quasi intégralité, et est encore en usage.

Eglise

L'église de Lesperon est placée sous le patronage de saint Hilaire, ce qui attesterait d'une origine mérovingienne du site. Cet édifice de style roman est mentionné pour la première fois au 11e siècle dans le cartulaire de Gellone.

Château de Versas

Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Château de Versas' à sanilhac (ardeche 07110). Ce château, qui existe encore, bien défiguré, fut la demeure des sgrs de Montbrison, en temps de paix.

Maison Michel Veyrenc

Le bâtiment est marqué par une longue histoire : vestige du vieux rempart d'Aubenas remontant au haut Moyen-Age, reprise à la fin du XVIe à l'époque où y étaient accueillis Jacques SALES et Guillaume SAUTEMOUCHE, 2 jésuites qui seront arrêtés par le protestant SARJAS et mis à mort. Ils sont comptés au nombre des martyrs béatifiés par l’Église catholique.

Ferme lieu dit Rabayas

Ferme du 16e siècle ?, mentionnée dans le compoix de 1618 et sur la carte de Cassini ; en 1811, logis à 3 ouvertures et cour (matrices cadastrales). Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Ferme' à aubignas (ardeche 07400).

Maison Bastide (annexe de la mairie)

La partie Nord est plus ancienne. Connue sous le nom de Maison BASTIDE, elle rappelle le nom du dernier propriétaire qui la vendit à la commune au début du XXe siècle. Cette demeure du XVIe siècle, généreusement éclairée par des croisées, est desservie par un escalier logé dans une tour.

Eglise Saint-Pierre

Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Eglise Saint-Pierre' à joyeuse (ardeche 07260). L'église de Joyeuse est un des exemples de la persistance des techniques gothiques au 17e siècle.

Maison lieu dit Chapias

Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'maison' à labeaume (ardeche 07120). Architecture en voile de béton. Technique inventée et mise au point par l'architecte Pascal Häusermann, en 1958. La maison Unal a été conçue par son épouse, l'architecte Claude Häusermann-Costy, en 1972. La réalisation a été asurée par Joël Unal et son épouse Claude, de 1973 à 2008.

Eglise

Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Eglise' à faugeres (ardeche 07230). Il est quasiment impossible de donner une appellation à cet ensemble architectural : le terme de “château-prieuré” n’est pas des plus approprié, mais il exprime la synthèse de l’exercice de deux fonctions – temporelle et spirituelle – auxquelles il a servi de cadre au cours des temps, ce depuis plus d’un millénaire.

Château

Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Château' à joyeuse (ardeche 07260). Le château de Joyeuse, habité tour à tour par les seigneurs de la maison d'Anduze, par ceux de la maison de Châteauneuf-Randon et de Joyeuse, et par ceux enfin de la maison de Lorraine, est aujourd'hui la propriété de la ville.