haut rhin

Histoire

Avant l'invasion romaine, le territoire occupé par le département du Haut-Rhin était habité par plusieurs peuplades celtiques, Séquaniens, Rauraques, Triboques, etc. Ces peuplades opposèrent une longue résistance à l'envahissement, et il fallut de sanglants combats pour les réduire ; aussi des forts s'élevèrent-ils sur les bords du Rhin pour contenir ces tribus à peine soumises ; cependant, avec leur habileté politique, les Romains, défrichant les forêts de la province, traçant des routes, créant des villes, rendirent cette contrée très-prospère pendant un laps de deux siècles ; elle fut alors comprise dans cette province nommée Maxima Sequanorum, dont Besançon formait la métropole.

Ce fut sous le règne de Constantin, que saint Materne apporta dans la Haute-Alsace les premiers éléments du christianisme ; mais alors la puissance des empereurs commença à décliner, le grand empire romain se désorganisa peu à peu, et vers le IVe siècle, pendant le règne du faible Honorius, son lieutenant Stilicon ayant été obligé de retirer ses troupes, les barbares du Nord se précipitèrent sur cette contrée trans-rhénane qu'ils convoitaient depuis longtemps. Ce furent d'abord les Alains et les Vandales, puis les Allemands, et enfin la terrible invasion d'Attila et des Huns, en 451. En 496, après la victoire de Tolbiac, la domination franque s'établit sur la rive gauche du Rhin.

Après la mort de Clovis, les deux Alsaces, réunies en duché, furent comprises dans le royaume d'Austrasie jusqu'à la mort de Childebert, en 843 ; à cette époque, le traité de Verdun détacha ce duché de la monarchie franque et le joignit au royaume de Lorraine, échu à Lothaire, fils aîné de Louis-le-Débonnaire, mais vingt-six ans plus tard, il se trouva rattaché à l'empire d'Allemagne.

Cette province fut alors administrée par des ducs de Souabe et d'Alsace qui dépendaient de l'empereur ; ils appartenaient aux premières familles d'Allemagne, et le dernier de ces ducs fut ce jeune Conradin, décapité à Naples, qui disputa à Charles d'Anjou la conquête de la Sicile. L'Alsace releva alors plus directement de l'empire ; en 1268, elle fut divisée en deux landgraviats, et le landgraviat supérieur comprit la Haute-Alsace, qui forme le département actuel du Haut Rhin.

Jusqu'au XVe siècle, cette province fut exposée à des troubles de toutes sortes ; les invasions des Normands et des Anglais, la rivalité des maisons de France et de Bourgogne, les prétentions des évêques, la lutte des paysans contre la noblesse, connue sous le nom de guerre des Rustauds, ne lui laissèrent aucun repos. Luther et Calvin apparurent alors, puis les anabaptistes, et, en 1548, une église réformée fut fondée à Strasbourg.

Cependant, la Haute-Alsace avait passé par succession dans la maison des Hapsbourg, puis dans la maison d'Autriche ; en 1648, le traité de Munster céda à la France tous les droits de l'empereur sur les deux landgraviats, sous réserve des franchises concédées aux villes impériales ; Louis XIV occupa violemment ces villes sans se préoccuper de cette clause du traité ; de là des révoltes que Turenne et Condé durent comprimer ; le roi prit Strasbourg en 1681, et le traité de Riswick, en 1697, lui assura la rive gauche du Rhin. Au premier appel de la Révolution, toute l'Alsace se leva avec enthousiasme, et ses enfants se battirent héroïquement aux frontières.

En 1790, lorsque l'Assemblée nationale décréta la division de la France par départements, le Haut-Rhin fut formé de la Haute-Alsace et de la petite république de Mulhausen.

Géographie

Le département du Haut-Rhin fait partie de la région Alsace. Il est limitrophe des départements du Bas-Rhin, des Vosges et du Territoire de Belfort, mais également de l'Allemagne à l'est, le long du Rhin, et des cantons suisses du Jura, de Soleure, de Bâle-Campagne et de Bâle-Ville au sud. Le point culminant du Haut-Rhin se situe au Grand Ballon, dans le massif des Vosges à 1 424 m d'altitude, et le plus bas à 79 m, le long du Rhin.

Moulin Bas, ferme

Ancien moulin cité dans le terrier de la seigneurie de Ferrette en 1592 dont la cave voûtée et le gros-oeuvre datent peut-être du 16e siècle ; il a été remanié ou partiellement reconstruit en 1829, date figurant sur les portes donnant accès au moulin et au logis avec les initiales des maîtres de l'ouvrage : F.G.S.H ainsi que l'emblème des meuniers et le trigramme.

Abbaye de bénédictins

L'abbaye de Murbach est située en Alsace, au fond de la vallée vosgienne de Guebwiller après la commune de Buhl, où une bifurcation mène vers le vallon de Murbach. Depuis ce site sont visibles les deux hautes tours de grès, vestiges d'une célèbre abbaye romane.

Ancienne collégiale Saint-Thiebault

La première mention de l'église remonte à 1287, elle est édifiée suite au transfert des reliques d'un saint mort en 1160. La première église semble avoir été démolie pour être reconstruite à partir du 14e siècle. Elle est alors un important lieu de pèlerinage à partir du milieu du 14e siècle jusqu'à la fin du 15e siècle.

Cimetière juif

Une communauté juive existe à Grussenheim depuis 1648, autorisée par le seigneur de Rathsamhausen d'Ehenwihr. D'après des travaux historiques, le cimetière fut créé en 1810, antérieurement les défunts étaient inhumés au cimetière de Mackenheim. Il a été agrandi en 1867, lorsque la commune céda une parcelle, puis une dernière fois en 1896 par l'achat d'une parcelle.

Ancienne collégiale Saint-Thiebault

Première mention de l'église en 1287, édifiée suite au transfert des reliques d'un saint mort en 1160. La première église semble avoir été démolie pour être reconstruite à partir du 14e siècle. Important lieu de pèlerinage du milieu du 14e siècle à la fin du 15e siècle. De 1793 à 1795, l'église devient Temple de la Raison puis de l'Etre Suprême.

Eglise catholique Sainte-Barbe

L'église est construite de 1928 à 1931 par Georges Debus, architecte de la Société des Mines domaniales de potasse d'Alsace, propriétaire de la cité minière Sainte-Barbe, élevée à la même époque. L'architecture en brique rouge de l'église est une réminiscence des sanctuaires médiévaux d'Alsace et des basiliques paléochrétiennes.

synagogue

Un bâtiment faisant partie aujourd'hui d'une maison parait être une ancienne synagogue, au vu de ses caractéristiques architecturales : bâtiment à un seul niveau de grandes fenêtres en plein-cintre et oculus dans le mur sous croupe.

Mairie, Ecole

Mairie école construite en 1860 d'après les plans de l'architecte Laubser, on procède a un agrandissement en 1900 par l'architecte louvât, des transformations sont réalisées en 1950 et 1960, pour ne servir que de mairie.

Puits Théodore

Remise à incendie dont le modèle fonctionna jusqu'en 1929. C'est un bâtiment en brique de plan carré présentant des façades latérales aveugles. La façade nord-est est percée de deux portes surmontées d'une baie semi-circulaire divisée par deux montants.

Mine Théodore

Découvert en 1904, le bassin d'extraction de la célèbre potasse d'Alsace fertilisante (sylvinite Kcl, NaCl ou chlorure de potassium), permit à la France pendant l'entre-deux-guerres d'occuper la place de deuxième producteur mondial.

Chevalement du puits Théodore

Le chevalement métallique du puits Théodore a été construit en 1958 par B.B.T. (Barbier-Benard-Turenne), en remplacement du chevalement initial qui datait de 1912. Le modèle proposé, dit " batte de hockey ", est apparu dans la Ruhr en 1928 (puits Robert Müser, à Bochum).

chapelle de l'Oelberg

Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'chapelle de l'Oelberg' à rouffach (haut rhin 68250). La chapelle s'élève à la limite de la commune avec Westhalten, à côté d'un mont des oliviers. Chapelle à un vaisseau, avec une abside demi-circulaire.

Auberge Aux Trois Rois

A l'origine l'édifice n'était peut-être pas une auberge, celle-ci est citée de 1729 à 1789 comme lieu de réunion des ménétriers. Le bâtiment remonte certainement au 15e siècle, en raison de la présence d'un pan de bois archaïque datable de cette époque, sur une partie du mur-pignon et sur le gouttereau.

Auberge Au Soleil

L'auberge Au Soleil était la plus grande auberge de la ville et elle accueillit les réunions des ménétriers à partir de 1781. L'édifice actuel comprend plusieurs bâtiments d'époques différentes : la date la plus ancienne, 1546, se trouve sur la porte du cellier situé dans la partie gauche du bâtiment sur rue.