gard

Histoire

Si l'on en croit la légende, le territoire qui forme aujourd'hui le département du Gard fut occupé par la peuplade celtique des Arécomiques. On croit même que douze siècles avant J. C., les Phéniciens y avaient établi des comptoirs importants. Les Arécomiques partagèrent bientôt avec les Massaliotes leur amitié pour les Romains, si bien qu'ils tentèrent de s'opposer à Annibal dans sa marche vers Rome, et qu'ils furent vaincus en 218 par ce chef célèbre.

Quand les Romains apparurent dans les Gaules, les Arécomiques se soumirent à leur domination et leur demeurèrent toujours fidèles, et lorsque Marius vainquit les Cimbres et les Teutons qui avaient ravagé leur territoire, ils lui vouèrent une franche amitié. Ce pays fut alors compris dans la Narbonnaise première et prospéra pendant la période romaine, ainsi que l'attestent les magnifiques antiquités que l'on admire aujourd'hui, après dix-huit siècles.

Au commencement du Ve siècle, les Barbares recommencèrent leurs invasions ; pendant 350 ans, les Vandales, les Visigoths, les Sarrasins se disputèrent ce pays jusqu'au moment où Nîmes fut donné à Pépin-le-Bref, qui en forma un comté. Après Charlemagne, les comtes de Nîmes se firent indépendants et héréditaires ; mais ils eurent à lutter contre les pirates normands et les Hongrois, qui désolèrent affreusement leur territoire. Enfin, après plusieurs siècles d'alternatives diverses, la contrée arriva entre les mains de saint Louis, qui la réunit définitivement à la couronne. Elle fut alors divisée en plusieurs fiefs, comtés, vicomtés, duchés, mais elle ne cessa d'appartenir au roi de France.

Après les guerres féodales, les dissensions religieuses éprouvèrent cruellement ce pays. Des partis fanatiques d'Albigeois, de catholiques, de protestants, en parcoururent tour à tour les campagnes et les dévastèrent. La Réforme fit d'immenses progrès dans cette province ; les premières assemblées de protestants se tinrent à Nîmes ; ils luttèrent vigoureusement, et, en 1567, ils étaient maîtres de la ville dans laquelle se commirent d'épouvantables atrocités, puis ils l'entourèrent de fortifications. Parut alors l'édit de Nantes qui régularisa l'existence politique des protestants. Nîmes devint très-prospère sous l'influence de l'industrie, des sciences et des arts. Mais quand Louis XIV révoqua l'édit de Nantes, une lutte acharnée recommença entre les catholiques et les protestants ; les troupes du roi procédèrent par d'horribles cruautés ; beaucoup de huguenots s'enfuirent dans les Cévennes et dans les montagnes de la Lozère, et alors eut lieu cette terrible boucherie appelée guerre des Camisards, qui ensanglanta le pays. Depuis cette époque, la contrée jouit d'un repos assez complet jusqu'au moment où la Révolution réveilla les passions religieuses.

Au remaniement territorial de la France, en 1790, le département du Gard fut formé avec une partie du Bas-Languedoc.

Géographie

Le Gard fait partie de la région Languedoc-Roussillon. Il est limitrophe des départements des Bouches-du-Rhône, de l'Ardèche, du Vaucluse, de l'Hérault,de l' Aveyron et de la Lozère. Son point culminant est le mont Aigoual dans les Cévennes à 1567 m d'altitude.

Grand Temple

Le Temple du culte réformé peut fixer un instant l'attention. Sa façade est en pierres de taille, d'un calcaire gris veiné de blanc. Unie et sans pilastres, elle est couronnée par un fronton triangulaire, qui n'est pas assez saillant. Son péristyle, d'un bon genre d'ailleurs, présente deux espèces de pierres, ce qui le dépare beaucoup : l'une pareille à celle du reste de la façade forme ses quatre colonnes ; l'autre blanchâtre et point veinée constitue le fronton.

Fontaine couverte

De nombreuses fontaines jalonneront votre promenade à Anduze, telle la fontaine pagode de style oriental, à proximité de la place couverte qui sert au marché l'hivert. Avant 1715, il n'existait qu'une seule fontaine, celle de la place Saint-Étienne.

Tour de l'Horloge (reste des anciens remparts)

Tour de l'Horloge, située dans la partie basse et à l'angle méridional de la ville, du côté du Gardon. Cette tour fut, sans doute, une fortification. Mais, était-ce la seule qui existât à cette époque, ou bien en avait-on élevé d'autres auparavant ? C'est ce qu'il nous est impossible de décider.

Ancienne chapelle des Pénitents

Chapelle bâtie entre 1647 et 1657, à nef unique. L'intérêt réside dans le programme sculpté de la façade et les éléments subsistants du décor intérieur. La façade est influencée par le goût italien diffusé à partir d'Avignon, avec un mur pignon masqué par une maçonnerie horizontale couronnée d'une balustrade reconstruite au 19e siècle, mais reproduisant sans doute un dispositif d'origine.

Eglise Saint-Pierre (ancienne)

Cette église est le seul reste de l'important prieuré clunision Saint-Pierre. Elle a été reconstruite entre 1779 et 1784 avec les matériaux du bâtiment préexistant et laisse apparaître certains éléments qui permettent de reconstituer l'édifice du 12e siècle. Celui-ci devait présenter une nef unique voûtée en berceau brisé, interrompu par des arcs doubleaux, eux-mêmes soutenus par des piédroits formant piliers et des chapelles voûtées en berceaux transversaux qui servent de contreforts au berceau central.

Ancien collège dit casernes Thoiras

Potection : Façades et toitures, ainsi que le porche d'entrée principal et le grand escalier de l'ancien collège, à savoir le corps de bâtiment sur la rue Pasteur ainsi que l'aile en retour vers le sud (à l'exception des ajouts récents) (cad. CB 200, 210) : inscription par arrêté du 16 septembre 1994.

château

Patrimoine classé ou inscrit dit 'château' à senechas (gard 30450). Château du Péras, en partie médiéval : corps de logis 17ème, tourelles d’angle à toit conique, tour d’entrée carrée 13ème.

Église

L'église est connue depuis 1156, date à laquelle une bulle du pape Adrien IV précisait que cette paroisse était un bénéfice dépendant de l'Abbaye de Cendras. En 1214, une « confrérie de prêtres » vint s'installer dans le hameau de l'église pour ramener les égarés à la foi catholique qui avaient embrassé l'hérésie « Albigeoise ».

Eglise

Parmi les monuments religieux et historiques de la Gaule méridionale des environs d'Arles, il est impossible de ne pas mentionner l'église de la célèbre abbaye de Saint-Gilles, ville dont le nom dans l'antiquité fut Rhoda Rhodiorum

Amphithéatre ou Arènes

Appelé dans le pays les Arènes, l'amphithéâtre de Nîmes a été construit sous les empereurs romains pour les spectacles publics. C'est dans ces sortes d'édifices que la grandeur et la magnificence du peuple-roi paraissaient avec le plus d'éclat.

verrerie de Rochebelle

Verrerie créée en 1788 par l'abbé Bérard, en liaison avec P.F. de Tubeuf, adjudicataire des mines de Rochebelle, avec un four, deux ateliers de verre ordinaire et un de cristal. Reprise par de Tubeyl qui ajoute un second four en 1801 et un troisième en 1809 (en remplacement du premier) . Dirigée par Boutin puis Cazat et Cie.

Palais épiscopal (ancien)

l'évêché d'Alès fut créé le 17 mai 1694 par une bulle du pape Innocent XII, dans le but de donner aux Cévennes une organisation ecclésiastique plus présente et plus efficace après les guerres de religions et l'importante implantation de l’Église Réformée dans la région, qui allait connaître aussitôt la sanglante épopée camisarde.