loiret

Histoire

Le territoire, occupé aujourd'hui par le département du Loiret, fut habité longtemps avant l'invasion des Romains dans les Gaules, au N. par les Carnutes, et à l'Est parles Senones, dans le pays qui est devenu le Gâtinais. Ces peuplades luttèrent avec une grande énergie contre les armées de César, et le conquérant dut s'emparer de leur ville principale, Genabum, aujourd'hui Orléans. La ville fut incendiée, et les Carnutes se soumirent avec le reste de la Gaule ; plus tard, l'empereur Aurélien favorisa Genabum qui prit le nom d'Aurelianum ; sous Dioclétien, ce pays fut compris dans la quatrième Lyonnaise.

Vers la fin du IIIe siècle, saint Albin vint prêcher le christianisme dans cette province, et c'est à peu près vers cette époque que la ville d'Orléans eut son premier évêque. Mais avant de subir la domination des Francs, elle dut supporter les désastreuses invasions des Barbares, Vandales, Alains, Huns ; ces derniers furent repoussés vers le milieu du Ve siècle. En 486, la victoire de Soissons remportée sur le général romain, Syagrius, livra aux Francs la partie de la Gaule comprise jusqu' à la Seine, et le mariage de Clovis avec Clotilde, nièce du roi des Bourguignons, étendit sa domination jusqu'à la Loire. Après sa mort et celle de son fils Clodomir, qui était roi d'Orléans, Clotaire devint seul possesseur de tout le domaine royal, et, après lui, en 561, le territoire d'Orléans passa entre les mains du roi de Bourgogne, Gontran. Ce fut alors une désastreuse époque de guerre entre les rois francs et de lutte entre Frédégonde et Brunehaut ; le pays d'Orléans souffrit beaucoup pendant ces dissensions intestines, et il ne recouvra sa tranquillité que sous Charlemagne dont l'administration fut juste et régulatrice.

Vers 861, le comté d'Orléans et le Gâtinais furent compris dans le duché de France, attribué par Charles-le-Chauve à ce Robert-le-Fort, l'aïeul de Hugues-Capet, qui, cent-vingt-six ans plus tard, devait occuper le trône de France. Le nouveau comte lutta vaillamment contre les pirates normands qui ravageaient le territoire depuis plusieurs années, et qui avaient pillé sa capitale en 856. Autour de lui se groupèrent les seigneurs du Gâtinais, de Gien, de Beaugency, de Pithiviers, de Courtenay ; lorsqu' Hugues Capet fut déclaré roi de France, il incorpora à la couronne tout le comté d'Orléans qui faisait partie de son héritage. Pendant les siècles qui suivirent, il y eut bien quelques révoltes partielles des seigneurs qui voulaient se soustraire à l'autorité royale, mais ils furent réduits peu à peu, et le grand élan des croisades entraîna les plus récalcitrants en Terre-Sainte ; à la fin du XIIe siècle, les terres de Montargis et de Gien furent réunies au domaine du roi par Philippe-le-Bel.

Au milieu du XIVe siècle, le comté fut érigé en duché par Philippe de Valois, en faveur de son second fils Philippe ; triste époque pour l'Orléanais, qui fut dévasté pendant la guerre de Cent ans, puis pillé par les bandes navarraises et anglaises, et ravagé par le prince de Galles ; au commencement du règne de Charles VI, le prince Philippe étant mort sans enfants, l'Orléanais fut donné en apanage à Louis, frère du roi ; la folie de Charles VI livra le royaume à tous les désastres, et, à sa mort, son fils Charles VII, dépouillé de son domaine, n'était plus appelé dérisoirement que le roi de Bourges ; les Anglais avaient mis le siège devant Orléans, en 1428, quand Jeanne d'Arc apparut, délivra la ville, et reprit peu à peu les autres villes de l'Orléanais.

Pendant le règne de Louis XI, le pays eut part aux faveurs du roi ; son fils Louis XII, l'un des descendants du prince Louis et l'héritier de l'Orléanais, le réunit de nouveau à la couronne en arrivant au trône, en 1498. La province fut tranquille, et son administration se régularisa sous Louis XII, François 1er et Henri II ; mais les guerres de religion du XVIe siècle la troublèrent de nouveau ; la réforme y fit un grand nombre de prosélytes ; le prince de Condé s'empara d'Orléans ; le duc de Guise vint assiéger la ville, mais il fut tué sous ses murs par Poltrot de Méré, et Orléans ne se rendit à Charles IX qu'en 1563, lors de la pacification d'Amboise ; quelque temps après, les protestants se soulevèrent de nouveau et ne furent arrêtas que par la Saint-Barthélemy qui ensanglanta les principales villes de l'Orléanais ; après la soumission de Paris à Henri IV, la province se rendit définitivement. Gaston, fils du roi et frère de Louis XIII, reçut en apanage l'Orléanais, qui devint l'un des foyers les plus actifs des agitations de la Fronde ; après lui, Philippe, frère de Louis XIV et père du régent, posséda le duché qui resta dans cette maison jusqu'à la Révolution.

Au remaniement territorial de la France, en 1790, le département du Loiret fut formé avec une partie des anciennes provinces du Berry et de l'Orléanais.

Géographie

Le département du Loiret appartient, avec le Loir-et-Cher et l'Eure-et-Loir, à l'ancienne province historique de l'Orléanais. Il est aujourd'hui un des départements de la région Centre.

Il est limitrophe des départements de l'Essonne, de Seine-et-Marne, de l'Yonne, de la Nièvre, du Cher, de Loir-et-Cher et d'Eure-et-Loir.

Il comprend quatre aires urbaines : Gien, Montargis, Orléans et Pithiviers.

Pont-canal sur la Loire (également sur commune de Saint-Firmin-sur-Loire)

La modernisation du canal de Briare fut rendue indispensable par la création du canal latéral à la Loire, achevé en 1838, qui relança la navigation dans la vallée de la Loire. Outre la mise au gabarit Freycinet et l'amélioration de l'alimentation en eau, le passage en Loire, aménagé au début du 19e siècle par une double digue submersible à la hauteur de Châtillon-sur-Loire, fut remplacé par un passage direct entre les deux canaux grâce au pont-canal.

Eglise Saint-Aignan

Cet édifice n'a pas l'avantage de l'unité architecturale, comme l'église d'Ouzouer ; mais il n'en est pas moins digne d'étude. C'est un composé de tous les styles, depuis le roman jusqu'à la renaissance. Un visiteur a voulu voir dans cette variété un caprice d'architecte ; nous ne pouvons pas partager son opinion. Il est évident que l'église de Bonny a subi des destructions et des reconstructions.

Hôtel Brachet, dit aussi hôtel de la Vieille Intendance

Le plus remarquable est l'hôtel située me de la Bretonnerie, et maintenant divisé en deux maisons portant les n°s 28 et 30. On le nomme la Vieille-Intendance, parce qu'il a servi longtemps aux intendants de la province. Il fut bâti en 1430, par François Brachet, intendant de la reine Isabelle d'Arragon, veuve de Louis d'Anjou, roi de Jérusalem.

Eglise abbatiale Saint-Benoît

L'église actuelle de Saint-Benoît est désignée dans l'histoire sous le nom de basilique ou de grande église de Sainte-Marie. Cette désignation la distinguait des autres églises ou chapelles élevées, soit dans l'intérieur, soit près des murs du monastère. C'était l'église conventuelle proprement dite, celle dans laquelle se célébraient les grands offices, et dans laquelle les simples fidèles étaient autorisés à entrer.

Château lieu dit la Queuvre

Château édifié au 2e quart du 16e siècle pour Aignan de Saint-Mesmin ; propriété des Phelypeaux de la Vrillère de 1700 à 1725, une taque de cheminée porte les armes de Louis ; vestiges des fossés ; colombier 16e siècle englobé dans la ferme ; daté par travaux historiques.

Le château de Sully

Le château de Sully-sur-Loire, élevé sur le bord de la Loire, est entouré de fossés toujours alimentés par le fleuve. Il appartient encore a la famille du grand Sully, qui, après la mort de Henri IV, l'habita et y fit faire quelques travaux, entre autres le percement, a tous les étages, de fenêtres donnant sur l'extérieur.

Château de Mez-le-Maréchal

Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Château de Mez-le-Maréchal' à dordives (loiret 45680). Cette forteresse, construite en petit appareil fort bien conservé, entourée de larges fossés garnis du côté du sud de leur contrescarpe, munie d'une bonne muraille avec quatre tours placées aux quatre coins, et d'un donjon de forme ronde, n'est abordable que du côté du nord.

Eglise Paroissiale Saint Pierre

Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Eglise Paroissiale Saint Pierre' à ouvrouer les champs (loiret 45150). Eglise antérieure au XVIIe dotée d'une tour clocher édifiée en 1601 portant la date, le choeur est édifié en 1630, il est remaniée par la suite au XIXe, on peut observer des fausses voûtes.