pyrenees orientales

Histoire

Avant l'invasion romaine, le territoire, actuellement occupé par le département des Pyrénées-Orientales, était habité par la tribu gauloise des Sardones, qui remplaçait vraisemblablement une colonie sarde ou tyrienne, fondée sur celte partie des rivages méditerranéens. Les peuples refusèrent de s'allier aux Romains contre Annibal, et laissèrent librement passer ce général carthaginois, quand il descendit sur l'Italie.

Ce fut en l'an de Rome 633, que ce pays fut conquis par les Romains et compris dans la Gaule narbonnaise. Après l'introduction du christianisme dans les Gaules, Elne, l'une de ses principales cités, devint un des sièges épiscopaux de la Septimanie. Les Vandales, les Suèves, les Alains, les Visigoths s'en emparèrent successivement, et ceux-ci le possédaient encore,deux siècles après la victoire de Vouillé, remportée par Clovis en 507. Aux Visigoths succédèrent les Sarrasins, guidés par Zama, en 719; la puissance musulmane s'y établit solidement, mais en 741, les Roussillonnais chassèrent eux-mêmes ces étrangers et acceptèrent la domination de Pépin-le-Bref.

Charlemagne, appréciant la situation de cette province sur la frontière du royaume, y fonda un comté, dont les seigneurs se déclarèrent indépendants sous les faibles héritiers du grand empereur; ce furent des comtes de Barcelone, et pendant trois siècles, leur histoire ne produit aucun fait saillant; les Maures et les Normands dévastèrent le pays, et cette période obscure de troubles et de luttes dura jusqu'au moment où la domination aragonaise, attirée par voie d'héritage en la personne d'Alphonse II, s'établit dans le Roussillon, en 1172.

Ce fut une époque prospère et brillante; les troubadours affluaient à la cour du roi, et chantaient les légendes de ce beau pays. Alphonse mourut en 1196; un de ses successeurs, partageant ses possessions entre deux héritiers, attribua à l'un d'eux, don Jayme, le Roussillon et les îles Baléares. Les troubles recommencèrent; le roi de France, Philippe-le-Hardi, voulut en profiter, envahit le Roussillon, fut vaincu, et le comté se réunit de nouveau à l'Aragon; Pierre IV, aux XVIe siècle, signala son règne par une prudente et sage administration, il répara les désastres dont ce malheureux pays avait été victime, Sous l'un de ses successeurs, Jean II, le Roussillon se révolta; Louis XI fut imprudemment appelé pour le dompter, et en 1475, après mille détours d'une astucieuse politique, il annexa le Roussillon et la Cerdagne à la France. Mais Charles VIII renonça à cette conquête; la province retourna sous la domination espagnole, et Ferdinand et Isabelle, en 1493, vinrent reprendre solennellement possession de Perpignan. Pendant tout le XVIe siècle, le Roussillon fut très-éprouvé par des pestes et des famines. Au XVIIe siècle, il se révolta contre Philippe IV; Richelieu intervint; Louis XIII vint en personne assiéger les places fortes, et en 1659, les droits de la France sur tout le versant septentrional des Pyrénées furent consacrés par le traité de la Bidassoa. Depuis cette époque jusqu'à la Révolution, le Roussillon ne cessa d'être une province française.

Au remaniement territorial, décrété en 1790, le département des Pyrénées-Orientales fut formé de l'ancien Roussillon, de la Cerdagne française, d'une partie du Languedoc et d'une portion de la Cerdagne espagnole.

Redoute de Mailly

Vers la lin du siècle dernier, le maréchal de Mailly. gouverneur de la province, frappé des avantages que Port-Vendres pouvait offrir, obtint de Louis XVI l'autorisation de faire exécuter de grands travaux dont la direction fut confiée à de Wailly.

Eglise Saint-Fructueux

Dépendance de Saint-Michel de Cuxa, l'église est mentionnée dans un privilège pontifical de 950. La construction actuelle ne remonterait qu'à la fin du 11e et au 12e siècle. L'église fut agrandie lors de l'établissement de deux bas-côtés à l'époque moderne. La nef est prolongée par un chevet rectangulaire dont elle est séparée par un arc doubleau.

Eglise de l'Assomption de la Vierge

Toulouges possède une église romane avec un portail à quatre colonnes , dont les chapiteaux représentent des monstres dévorant des hommes; les archivoltes sont rubanées et fleuronnées ; dans ce village se tint, en 1065, un important concile provincial, réuni pour établir les bases des trêves de Dieu rendues indispensables par les luttes perpétuelles des seigneurs du pays.

Église Notre-Dame-de-l'Assomption

L'église présente un chevet d'une conception assez singulière pour la région, avec sa haute demi-coupole polygonale surmontée d'un étage défensif, pouvant dater de la fin du 12e siècle. Cet étage fortifié était desservi par une galerie extérieure reposant sur des corbeaux de pierre quadruples. A l'extérieur, du côté nord, le chevet se reliait à un choeur semblablement appareillé, présentant les mêmes retraites aux mêmes niveaux et s'élevant à la même hauteur.

Ancienne porte fortifiée

L'ouvrage se trouve à l'entrée orientale du vieux village. C'est une porte surmontée d'une tour, formant saillant sur l'ancien rempart dont le tracé est encore apparent. La porte s'ouvre sous un arc brisé, avec clef au sommet. Un mâchicoulis fait suite, en avant de l'arc intérieur brisé. La porte débouche sur une placette dont l'angle côté gauche est occupé par une porte donnant accès à l'escalier du beffroi. La partie haute de la tour, aménagée en terrasse, supporte un clocheton ouvragé, en fer forgé.

Eglise Paroissiale Saint-Jean L'Evangéliste

Elle est dédiée à saint Jean l'Evangéliste. Elle a été construite au tout début du XVIIIe siècle, pour remplacer un édifice roman mentionné en 1130, dont la nef est conservée à l'intérieur du château. Le mobilier est composé essentiellement d'oeuvres du XVIIe et du XVIIIe siècles : la plus intéressantes est peut-être le retable de saint Jean, dont les peintures ont été exécutées par Honoré Rigau, le grand-père de Hyacinthe Rigaud.

Château Fort

Une maison forte seigneuriale est mentionnée dans le village. Elle est appelée encore aujourd'hui « le château » : il s'agit d'une grosse bâtisse contiguë à l'église. La base de ses murs, en gros appareil équarri est semble-t-il médiévale. Une description assez détaillée du château est donnée dans l'acte de vente de celui-ci, faite par le seigneur de Peyrestortes à son fils.

Ouvrage d'Entrée

Le plan du village au XIXe siècle fait apparaître les vestiges du regroupement de maisons autour de l'église, surtout au nord-ouest, délimité par une rue enveloppante. Contre le mur est de l'église s'élève le « château », qui est installé au coeur de la cellera. Une enceinte plus large, dont il subsiste quelques éléments défensifs, en particulier une porte fortifiée, est conservée en partie vers le sud

Porte fortifiée

Alphonse permit donc a l'abbé Robert de construire des fortifications dans la paroisse de St-Martin de Fourques (août 1188) ; ce dernier se hâta d'élever le château de Fourques et d'entourer le village de remparts et de fossés.

Eglise Paroissiale Saint Vincent

Claira, (Locus de Clairano ?) était autrefois une place forte, démantelée par ordre du prince de Condé, qui s'en rendit maître en 1641. Première nef romane divisée au 19e siècle en chapelles ; deuxième nef et clocher du 14e siècle.

Pont sur le Tech

La distance de la clef de voûte au niveau des eaux ordinaires est de 29 mètres. Comme tout monument dont la date est inconnue, ce pont a exercé la sagacité des antiquaires : les uns, avec H. Jaubert de Passa, prétendent qu'il fut bâti par les Visigoths ; les autres en retardent la construction jusqu'à l'époque des rois de Majorque ; quant au peuple, il tranche la difficulté en affirmant que le diable l'a jeté en une seule nuit sur le Tech.

Domaine du château d'Aubiry

Le château d'Aubiry est construit vers 1900 par l'architecte danois Viggo Dorph Petersen pour l'industriel Jean Bardou, inventeur du papier à cigarettes JOB. Il présente un décor intérieur très abondant, en particulier Art Nouveau. Un parc à l'anglaise comporte des pavillons, un bassin de natation, des terrasses et des serres.

Eglise Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte

Une charte du 4 des ides de juillet, an 1036, mentionne pour la dernière fois le vicomte Guillaume Adalbert. (Gall. Christ., Instrum. Eccles. Carcassonensis.) Son nom ligure au bas de ce document, par lequel le comte d'Ampurias Hugues et son épouse la comtesse Guisla, accompagnés de leurs fils Ponce et Raymond, restituent à l'abbaye de La Grasse, moyennant le don de deux chevaux, l'église de Saint-Cyr de Canohes en Roussillon, qu'ils avaient usurpée.

Ruines de l'ancien château

Canet est un castrum regroupé autour d'un château seigneurial, alors que le cas le plus courant en Roussillon est celui des castra à point de départ ecclésial. Le castellum date du premier âge féodal et la chapelle Saint-Martin, mentionnée dès 1075, est dite église paroissiale en 1163.

Eglise

La structure de l'église de Brouilla semble impliquer l'existence de deux campagnes. Les contreforts intérieurs, munis d'impostes à retours, sont plaqués contre les murs et dans un appareil différent, sans que l'arc triomphal, démuni de ressauts, leur offre une réplique. Aucun bandeau intérieur ne relie les impostes entre elles, au long des murs, car cela couperait les arcs des absidioles et les fenêtres latérales.

Eglise

L'église est tout ce qui reste de l'abbaye bénédictine. Elle paraît avoir été élevée entre 1110 et 1120 par l'abbé Pons Arnaux. Son plan est celui d'une croix latine terminée par une abside, flanquée de deux absidioles s'ouvrant sur le transept.

Eglise

L'église Saint Saturnin de Montesquieu des Albères a été consacrée le 10 juin 1123 par Pierre évêque d’Elne. C'est un bel exemple de style roman à nef unique et à plein cintre, quoique la voûte affecte déjà un style ogival à peine sensible. Deux chapelles latérales postérieures aux XIIIe et XIVe siècles forment le transept de la croix.

Eglise

L'église de Saint-Féliu-d'Amont fut longtemps desservie par des religieux de la congrégation de Saint-Ruf, Sous la direction d'un prieur. Les fastes de la communauté ne vont pas, à ma connaissance, plus haut que les premières années du XIIIe siècle, mais l'origine est plus ancienne.

Ancien Château de la Roca d'Anyer

Le village de Nyer (Anyer) apparaît au XIe siècle. Dans un premier temps sous la forme du château fort de Ça Rocha (château de la Roca d'Anyer), vraissemblablement bâti à partir d'une précédente construction des wisigoths. Il comprend alors une chapelle castrale (Saint-Jacques).