dordogne

Histoire

Le territoire de l'ancien Périgord fut autrefois habité par la tribu gauloise des Pétrocoriens, avant l'époque de l'invasion romaine. Après la défaite de Vercingétorix, le pays des Pétrocoriens fit partie de la Gaule celtique. Pendant une période de trois siècles, la domination étrangère ne provoqua qu'une seule révolte qui fut comprimée, puis le christianisme apparut dans les Gaules, l'empire romain s'amoindrit, et au IVe siècle, sous Valentinien, la contrée pétrocorienne fut comprise dans la seconde Aquitaine dont Bordeaux devint la métropole. Cent ans plus tard, les Visigoths obtenaient de l'empereur Honorius le droit de l'occuper, et ils furent les maîtres absolus de ce pays jusqu'à la bataille de Vouillé, qui constitua la France de Clovis.

Sous les faibles successeurs du roi mérovingien, le nouvel empire se démembra.

Mais Charlemagne parut au IXe siècle, chassa les Sarrasins qui dévastaient la contrée, favorisa plus spécialement le Périgord, y fonda des prieurés, et se montra prodigue envers lui de bons témoignages d'amitié.

Tant que le grand empereur vécut, le Périgord resta sous son pouvoir ; mais, après lui, les comtes qui l'administraient se déclarèrent indépendants vers le commencement du Xe siècle.

L'un d'eux, Taillefer, devint comte héréditaire de ce pays, qui passa à son fils cadet, et arriva vers 975 à la maison de la Marche, dont le représentant épousa la dernière héritière des Taillefer. Ce fut ce seigneur, Boson Ier, qui imposa à ses enfants le surnom de Talleyrand, famille qui, pendant quatre siècles, gouverna la contrée.

A l'époque de l'invasion anglaise, le Périgord lutta vainement pour s'y soustraire ; il fut conquis, rendu, repris successivement par les rois de France et d'Angleterre ; puis, vendu et revendu, il arriva entre les mains de Jean de Bretagne, duc de Penthièvre, dont la nièce épousa le sire d'Albret, grand-père d'Henri IV, qui réunit définitivement ce territoire à la couronne, lors de son avènement au trône.

Pendant les troubles religieux, ce pays fut éprouvé avec une violence sans pareille, pillé et incendié, surtout quand la maison d'Albret se fut jetée avec enthousiasme dans la réforme.

Ces passions apaisées, le Périgord jouit d'une tranquillité qui ne se démentit plus.

Au remaniement général de la France en 1790, le département de la Dordogne fut formé avec l'ancien Périgord, et quelques parties de l'Angoumois et du Limousin.

Géographie

La Dordogne, 3e département français par sa superficie, fait partie de la région Aquitaine. C'est également avec 45 % de son territoire boisé, le 3e département forestier de France.

Elle est limitrophe des départements de la Haute-Vienne, de la Corrèze, du Lot, de Lot-et-Garonne, de la Gironde, de la Charente-Maritime et de la Charente.

  • Longitude : entre 0°3' ouest et 1°25' est.
  • Latitude : entre 44°35' et 45°43' nord

Château de Bouniagues

La Bâtisse est datée du XVe siècle (environ 1489). De plan rectangulaire, elle comprend des fenêtres Renaissance à meneaux. La tour polygonale attenante au château sur la façade sud, rappelle la vocation défensive de l'édifice.

Ancienne église Sainte-Marie

L'église Sainte Marie a fait l'objet de profondes transformations. L'architecte Jean Nouvel a transformé l'ancienne église Sainte-Marie de Sarlat en marché couvert. on a coutume de lui attribuer le fait d'avoir redonné vie à ce lieu de culte construit au XIVe siècle (en 1365).

Château

Château connu comme l'un des plus beaux de la Guyenne, et qui, par la grandeur et la solidité de ses ouvrages, méritait le nom qu'on lui avait donné. Il a été détruit de fond en comble pendant la révolution, lorsqu'un proconsul résidait à Bergerac ; on n'a respecté que ses belles écuries.

Eglise Saint-Pierre de Carsac

La façade de l'église de Carsac peut être attribuée au XIIe siècle ; le porche, à cinq archivoltes et à claveaux réguliers, est soutenu par des colonnettes dont les chapiteaux sont à peu près détruits. Le pignon est divisé par une corniche dont les modillons ont presque tous disparu. Le temps m'a manqué pour étudier les autres parties extérieures. A l'intérieur, la nef, refaite au XVIe siècle, porte sa date inscrite sur la clef de voûte la plus rapprochée de l'entrée.

Ruines du château de Gurcon

Sur le sommet d'un haut mamelon ovoïde, qui s'élève au milieu d'une vaste plaine est bâti le château de Gurçon. Pour rendre l'abord des murailles encore plus difficile, on a, au moyen de terres enlevées, raidi la pente de la côte près du sommet, en sorte qu'on n'a pas eu besoin de creuser des fossés.

Eglise Saint-Jacques

Saint-jacques, chapelle située à Bergerac. Capella Sancti Jacobi, 1136 (donation à Saint-Florent de Saumur par Urbain III). Saint Jeammes, 1430. Saint Jasme, 1448 (archives de Bergerac). Elle dépendait du prieuré de Saint-Martin de Bergerac et fut donnée avec lui à Saint-Florent de Saumur. Chœur réaménagé, avec un retable moderne et une belle statue de saint Jacques pèlerin.

Eglise

Le château de Michel de Montaigne s'élevait à peu de distance de l'église. A sa mort, en 1592, sa veuve, Françoise de La Chassagne, fit placer son coeur dans la chapelle de l'église et porter son corps à Bordeaux, dans l'église des Feuillants. L'église romane se composait d'une nef suivie d'un carré de transept sous coupole et d'un choeur en cul de four.

Eglise

Saint-Méard-de-Gurçon, canton de Villefranche-de-Longchapt. S. Medardus de abbatia, archives de Velines, 1382. Prieuré conventuel dont dépendaient les églises de Ponchat et de Montazeau. Collation de l'abbaye d'Uzerche, à laquelle il fut donné en 1422.

Eglise

Edifice se rattachant au type roman du Périgord. La façade est percée d'un large portail en voussure et est décorée d'arcatures aveugles. L'abside est voûtée en cul de four, le choeur et la nef en berceau plein cintre. Au centre de l'édifice s'élève un petit clocher carré au-dessus d'une travée voûtée d'une coupole sur pendentifs de forme elliptique.

Eglise Saint-Pierre-ès-Liens

Eglise romane présentant une abside allongée, décorée de sept arcades sur colonnes engagées dont les archivoltes et le bandeau qui les surmonte, sont décorés de billettes et de pointes de diamant. La tour carrée du clocher s'élève au centre de l'édifice. La travée qu'elle surmonte est voûtée par une coupole ovale sur pendentifs.

Château de Sirey

Le château est en partie du XVe siècle et possède une grosse tour ronde (non couverte), ainsi qu'une autre, celle-ci postérieure et coiffée en poivrière (angles opposés). A l'un des angles on peut observer une tourelle ronde en encorbellement du XVIe siècle (échauguette), ainsi qu'une tourelle carrée en porte à faux. La porte est renaissance et encadrée de piliers plats, elle est surmontée d'une large coquille.

Ruines du château de Rocanadel

Cet antique repaire noble relevait au 14e siècle de Domme. Selon une tradition, des souterrains le relieraient au château de Milhac, dans le Lot. Les vestiges présentent des remparts en ruine épaulés par une tour ronde de défense. Corps de logis avec tour carrée centrale du 16e siècle et grosse tour d'angle ronde à corbeaux du 15e. Porte d'entrée et cheminées Renaissance.

Ancienne Cathédrale Saint-Sacerdos

Sarlat est située entre la Dordogne et la Vezere, à trois quarts de lieu de la première vers le midi, et à trois lieues de l'autre vers le nord. Elle a présidial, et senechaussée du ressort du parlement de Bourdeaux, et élection de la généralité et du ressort de la cour des aydes de la même ville.

Château de Monbazillac

Ce château se présente sous la forme d'un mélange architectural comprenant des systèmes défensifs médiévaux et d'élégantes structures de la Renaissance. Renommé pour le vignoble prestigieux qui porte son nom, la vue qui s'offre depuis les terrasses du parc constitue un panorama extraordinaire sur la vallée de la Dordogne.