eure

Histoire

Avant l'invasion romaine dans les Gaules, le territoire qui forme le département de l'Eure, était occupé par les Eburovices et les Velocasses, vaillantes peuplades qui luttèrent longtemps contre César pour l'indépendance nationale. Sous Auguste, leur pays fut compris dans la Lyonnaise, et dans la seconde Lyonnaise sous Dioclétien. A la fin du IVe siècle, le christianisme s'y introduisit avec les prédications de saint Taurin. Ce fut quelque temps après, à la fin du Ve siècle, que la contrée passa sous la domination de Clovis ; elle fit alors partie de la Neustrie, et pendant la dynastie mérovingienne, elle demeura au pouvoir des divers successeurs de Clovis. Les monastères s'y fondèrent de tous côtés, et autour d'eux se créèrent des villes qui devinrent rapidement prospères.

Jusqu'au VIIIe siècle, les évêques administrèrent paisiblement ce pays ; mais, au IXe, sa tranquillité fut troublée par les incursions dévastatrices des pirates normands. En 854, Charles le Chauve fit élever une citadelle à Pont-de-l'Arche et barrer la Seine, mais il ne put empêcher les Normands de reparaître vingt-deux ans plus tard, avec le célèbre Rollon à leur tête, de battre les troupes royales et de s'emparer d'Évreux. On en vint alors aux transactions, et le roi abandonna, par le traité de Saint-Pierre-sur-Epte, toute la partie de la Neustrie située au Nord de la Seine.

Rollon se convertit au christianisme et administra avec sagesse ses nouveaux États, rebâtissant les villes, enrichissant les monastères.

Son fils et son petit-fils lui succédèrent, et c'est sous ce dernier que le roi Louis IV joignit le Vexin aux États normands ; mais en 989, ce nouveau royaume finit par être érigé en comté d'Évreux, en faveur de Robert de Normandie, fils de Richard Ier. Son fils prit part à la conquête de l'Angleterre, et, en échange de possessions nouvelles, il céda à Guillaume-le-Conquérant la ville d'Évreux et le château de Dangu dans le Vexin. Les rois d'Angleterre et les évêques d'Évreux luttèrent pour la possession du comté jusqu'à la fin du XIIe siècle, où Philippe-Auguste s'en empara.

En 1200, le comté tout entier fut réuni à la couronne de France ; il en fut détaché un siècle après, et confisqué par Charles V, 69 ans plus tard. Pendant le triste règne de Charles VI, les Anglais reprirent ce pays déjà si éprouvé ; il fut reconquis par Charles VII en 1424, et revint encore aux Anglais qui en furent définitivement chassés en 1441. Pendant les guerres de la réforme, il s'engagea dans la ligue contre les protestants ; mais Évreux dut se rendre au maréchal de Biron, et Henri IV, en 1590, ayant gagné la bataille d'Ivry sur le duc de Mayenne, peu à peu le pays se soumit tout entier. A part les soulèvements de la Fronde, il demeura tranquille jusqu'à la révolution, et se montra alors chaud partisan des nouvelles idées ; mais à la mort des Girondins, il se tourna contre la Montagne et se rallia à l'armée fédéraliste.

En 1790, lors de la nouvelle division de la France, l'Eure forma l'un des cinq départements de la Normandie.

Géographie

L'Eure fait partie de la région Haute-Normandie. Elle est limitrophe des départements de la Seine-Maritime, de l'Oise, du Val-d'Oise, des Yvelines, d'Eure-et-Loir, de l'Orne et du Calvados.

Villes notables : Évreux, Vernon, Louviers, Bernay, Les Andelys, Pont-Audemer, Gisors, Gaillon, Aubevoye, Verneuil-sur-Avre, Val-de-Reuil.

103 communes, sur les 675 que compte le département, ont un nom commençant par Saint ou Sainte. 98% des communes (à l'exception de 14 sur 675) font partie d'une intercommunalité.

Château de Canteloup

Le château actuel a été construit vers 1610 par Jacques Hallé qui avait acheté le fief de Canteloup en 1608. Jacques Hallé était juriste et magistrat, mais aussi homme politique et poète. Château restauré après un incendie au début du 1er quart du 20e siècle

château des Singes

Site classé en 1953, aussi parfois appelé « château des Singes » allusion aux «singeries » formant décors sur les boiseries, mais aussi « Château la Folie » (Château de la Folie), probablement une allusion aux décorations rococo très en vogue au XVIIIe siècle. C'est une ancienne maison de repos en ruine et peut être laissée en l'état par son propriétaire.

Domaine de Saint Aubin

Le nom du domaine de Saint Aubin apparaît au 12ème siècle pour la 1ère fois dans une charte de Robert II de Beaumont comte de Leicester, listant ses propriétés anglo-normandes. En 1261 le château et ses terres sont attribués par Saint Louis à l’abbaye de Saint Taurin. Mathieu de St Aubin, seigneur du lieu le transmit à Raoul des Essarts et par successions à la famille Loys le Comte jusqu’en 1469.

Eglise Paroissiale Sainte-Colombe

L'église de Porte-Joie est un édifice du XVIe siècle, ne présentant aucun intérêt architectural. Cependant Porte-Joie a eu deux églises successivement; la première, dédiée a Sainte-Cécile, fut donnée en 1006 par Richard à l'abbaye de Fécamp : «... In villa Rologivilla... ecclesiam Sanctae Ceciliae. » Cette donation fut confirmée par Richard II

Manoir lieu dit Port-Pinché

Ce fief, rangé jusqu'en 1573 dans la sergenterie du Vaudreuil, fut à partir de cette époque mis au nombre des tenues nobles de la sergenterie de Vauvray. C'était un fief de haubert en chief et en membres (aveu de 1419), situé en la paroisse de Portejoie et qui consistait en manoir, maisons, masures, basse justice (aveu de 1419), colombier, jardins, gords, terres labourables, prés, grains, deniers, chapons, gelines, œufs, oiseaux, champarts, moultes, tornées, franchises de forêt, court et usage, rentes et reliefs (aveu de 1412).

Eglise de Saint Aubin-sur-Risle

Le nom de cette paroisse est cité pour la première fois dans une charte de la seconde moitié du XIIe siècle, par laquelle Henri II, roi d'Angleterre, confirma la donation que Vauquelin de Mancelles et sa soeur avaient faite aux moines du Bec, du patronage de l'église d'Ajou, des dîmes de la paroisse, de la seigneurie et de 20 acres de terre près de l'église.

Manoir lieu dit le Plessis

Ce logis est construit en 1590, date portée sur une cheminée ; parties agricoles 18e siècle. Le nom de cette vaste commune (Hispania, Épagne, Espagne, Espaingnes, Espaignes), ne doit pas remonter au-delà de la période Normande, et il lui fut sans doute donné pour consacrer le souvenir des fréquentes relations des premiers Normands avec l'Espagne.

Moulin à Blé

Moulin à blé fin 2e quart 19e siècle, en activité jusqu'en 1900 environ vanne motrice en bois, coursier ; roue à aubes courbés en bois, moyeu en métal, couronne en bois, bras en bois.

Moulin 36 rue Roger Poullain

on peut observer un moulin situé au bord du ruisseau de Montigny, au lieu-dit Les Balangeants, on ne sait à quelle époque remonte la date de sa construction. Le moulin initial est aujourd'hui englobé dans un bâtiment d'habitation construit au XXe siècle.