Eglise Saint-Pierre à Joyeuse

En voyant Joyeuse ainsi établie au sommet d'une éminence qui domine non-seulement le riche et verdoyant bassin qui s'étend au-dessous d'elle, mais l'horizon tout entier, je me disais que les villes des pays de montagnes (et notre département mérite plus qu'aucun autre d'être rangé dans cette catégorie) ressemblent aux chèvres et aux chamois qui se perchent sur les pentes les plus escarpées et les moins commodes. Cette façon d'être, qui tout d'abord parait insolite et bizarre, se motive et s'explique le plus naturellement du monde, pour peu que Ton veuille comprendre que dans les contrées où la montagne est la règle générale et la plaine l'exception, l'homme éprouve plus que partout ailleurs le besoin d'exposer sa demeure sur un point élevé, qui lui permette d'embrasser d'un seul coup d'œil les détails d'un horizon plus étendu, plus varié et nécessairement plus attrayant que celui qu'il trouverait au pied de la colline, dans le fond étroit du vallon.

La ville de Joyeuse, s'il faut toutefois s'en rapporter au témoignage de la légende, rattache son origine et son nom à l'épée de Charlemagne, la Joyeuse, qui partage dans les chansons de gestes, la célébrité de la Durandal, l'épée du héros de Roncevaux , le paladin Roland. Suivant elle, Charlemagne, après être arrivé, chassant devant lui l'ennemi qu'il avait vaincu, au sommet de la colline occupée en entier aujourd'hui par les maisons de la ville de Joyeuse, enfonça sa bonne épée dans la terre et fit construire à cette place même un château-fort auquel il donna, en souvenir de cet événement, le nom de son arme favorite.

Malheureusement les vraisemblances se réunissent pour contredire cette auguste et glorieuse origine. Charlemagne, l'empereur conquérant, le vainqueur de Wittikind et des Saxons, qui posa sur son front, où brillait déjà le bandeau impérial, la couronne de fer des rois de Lombardie, est venu, il est vrai, dans le midi de la France; mais a-til laissé des traces matérielles de son passage qui fut nécessairement très-rapide ?... 11 y aurait dans d'autres localités des reflets de son passage, et dans les environs rien n'en a gardé le souvenir. Il me parait plus raisonnable et plus rationnel d'admettre que les agréments enchanteurs du paysage, la facilité des abords, la proximité d'une rivière, la Beaume, animant et fertilisant la contrée, la position centrale et l'élévation du plateau où est située la ville, peut-être même le caractère et les mœurs des habitants (quoi qu'en dise le dicton populaire, Joyeuse sans joie, qui est plutôt, je me plais à le croire, un jeu de mot spirituel et caustique qu'une dure vérité), tontes ces raisons, dis-jc, ont pu contribuer à faire décerner à cette ville l'épithète adjonctive de Joymse, épithète qui est devenue son nom. Dans ce cas là, l'orgueil local aurait seul greffé la légende carlovingienne sur l'analogie qui existe entre le nom de Joyeuse, nom de la ville, et celui de la célèbre épée de l'illustre fils de Pepin-Ie-Bref.

Les commencements de Joyeuse appartiennent à la période féodale. Déjà, dans les premières années du XIIIe siècle, cette cité avait acquis de l'importance. Une charte datée des ides de l'année 1237 et émanée de l'autorité toute puissante de Bernard d'Anduze est le garant authentique de ce fait. Dans cette charte, de grandes immunités, entre autres l'exemption des droits de leude et de péage, sont accordées aux habitants de Joyeuse. Cette charte, confirmée, en 1261, par Randone Senvierna, veuve de Guy de Châteauneuf, fut étendue encore dans ses immunités, privilèges et exemptions, en 1354, par Randon, seigneur de Joyeuse.

Source : Souvenirs de l'Ardèche Par Ovide de Valgorge en 1846.

L'Eglise

Elle est à l'origine, annexe du prieuré de Rosières donné à l'abbaye de Cluny en 1111.

En 1617, elle devient église collégiale avec l'installation des Oratoriens. La construction d'une nouvelle nef se fera entre 1669 et 1674, elle sera caractérisé par un mélange d'architecture classique et une persistance gothique (visible par les croisées d'ogives par exemple).

Les huit chapelles qui s'ouvrent sur la nef sont également d'inspiration gothique.

La tribune à balustrade reposant sur trois arcades est en revanche d'inspiration purement classique.

Le choeur de style gothique constitue la partie la plus ancienne, avec la chapelle ducale de style flamboyant.

Cet édifice est un des exemples de la persistance des techniques gothiques au 17e siècle.

Source : ministère de la culture.

Eglise Saint-Pierre à Joyeuse
Crédit photo : alain07 (Eglise Saint-Pierre, joyeuse)

bâtiment classé.

Informations structurelles

Eglise Saint-Pierre, Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Eglise Saint-Pierre' à joyeuse (ardeche 07260). L'église de Joyeuse est un des exemples de la persistance des techniques gothiques au 17e siècle. joyeuse, ardeche

Localisation et informations générales

  • identifiant unique de la notice : 7360
  • item : Eglise Saint-Pierre
  • Localisation :
    • Rhône-Alpes
    • Ardèche
    • Joyeuse
  • Lieu dit : le Château
  • Code INSEE commune : 7110
  • Code postal de la commune : 07260
  • Ordre dans la liste : 3
  • Nom commun de la construction :
    • La dénomination principale pour cette construction est : église
  • Etat :
    • L'état actuel de cette construction ne nous est pas connue.

Dates et époques

  • Périodes de construction : 2 différentes époques marquent l'histoire du lieu.
    • 13e siècle
    • 17e siècle
  • Date de protection : 1988/04/19 : inscrit MH
  • Date de versement : 1993/12/03

Construction, architecture et style

  • Materiaux:
    • NC.
  • Couverture :
    • NC.
  • Materiaux (de couverture) :
    • NC.
  • Autre a propos de la couverture :
    • NC.
  • Etages :
    • NC.
  • Escaliers :
    • NC.
  • Décoration de l'édifice :
    • NC.
  • Ornementation :
    • NC.
  • Typologie :
    • NC.
  • Plan :
    • NC.

Monument et histoire du lieu

  • Eléments protégés MH (Monument Historique) :
    • Notre base de données ne comprend aucun élément particulier qui fasse l'objet d'une protection.
  • Parties constituantes :
    • NC.
  • Parties constituantes étudiées :
    • NC.
  • Utilisation successives :
    • NC.

Autre

  • Divers :
    • Autre Information : propriété de la commune 1992
  • Détails : Eglise (cad. AH 262) : inscription par arrêté du 19 avril 1988
  • Référence Mérimée : PA00116715

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