Monuments et patrimoine Hauts de seine

Histoire

Le sol de l'actuel département a fourni nombre de gisements paléolithiques, en particulier celui de Levallois, et l'époque galloromaine a laissé de nombreuses traces. Certaines villas galloromaines ont donné naissance à des villages, peu à peu organisés au point de vue religieux et même administratif, à côté des fiefs et propriétés des seigneurs.

Les souverains eux-mêmes, de Dagobert à Napoléon, ont très souvent résidé sur ce territoire. Parmi les événements politiques de l'Ancien Régime, on peut citer l'assassinat d'Henri III à Saint-Cloud, la cour littéraire et politique de la duchesse du Maine à Sceaux, les séjours du cardinal Fleury à Issy.

A la veille de la Révolution, le territoire se présente comme une juxtaposition de villages, de propriétés résidentielles et de cultures : céréales, légumes et surtout vigne. Notons encore des manufactures de céramique, des carrières, des moulins, des blanchisseries.

A la Révolution, les habitants exprimèrent des doléances souvent justes, s'élevant essentiellement contre privilèges et abus. La République fit fabriquer ses ballons militaires à Meudon; Bonaparte conquit le pouvoir à l'Orangerie de Saint-Cloud et médita à Malmaison les grands projets du règne.

Après la double et dure invasion ennemie de 1814-1815, la Restauration installa un régime paternaliste et la Monarchie de Juillet, qui fit revenir au port de Courbevoie les cendres de Napoléon, commença à modifier le visage de la région, par la création des chemins de fer. Ceux-ci favorisèrent le développement industriel et, en conséquence, la croissance des quartiers ouvriers. La population augmenta à un rythme rapide : certaines communes doublèrent de population entre le début et la fin du Second Empire.

La guerre de 1870 et la Commune éprouvèrent beaucoup la région, les châteaux de Saint-Cloud, Meudon et Issy disparurent. Le mouvement d'industrialisation et d'urbanisation incohérent s'accentua à la fin du siècle, pour aboutir à une véritable anarchie, dont les pouvoirs publics commencèrent à prendre conscience un peu avant la guerre mondiale.

Après celle-ci, la crise du logement développa encore une cons-truction mal gouvernée et c'est seulement vers 1955-60 que de sérieux efforts furent entrepris pour équiper et amenager ce vaste territoire urbain, dans le sens d'une meilleure utilisation du sol, de la préservation et de la mise en valeur du paysage comme des monuments, de l'amélioration des conditions de vie et de travail de ceux qui y habitent.

L'Etat, la région, le département, les communes, maintenant réciproquement autonomes, s'efforcent d'y concourir.

Géographie et nature

C'est certainement le département de France à la forme la plus étrange, croissant qui entoure tout l'ouest de Paris et dont les pointes atteignent la plaine Saint-Denis au nord et l'autoroute A6 au sud.

Sa caractéristique géographique principale est la présence d'un grand fleuve qui y décrit deux méandres très accentués, provoqués par la présence de deux massifs de collines : un plateau calcaire au sud, culminant au Plessis-Robinson, et, au centre, une sorte de falaise s'étendant de Sèvres à Asnières et dont la hauteur la plus visible est le Mont-Valérien. Au nord et au sud, des plaines alluviales, dont les villages ont formé les villes actuelles, réunies les unes aux autres.

Le sud du département est formé d'un plateau calcaire d'où, pendant des siècles, a été extraite la pierre à bâtir : les carrières de Châtillon, de Bagneux, de Clamart ont donné naissance à la plupart des monuments de Paris, et il en reste encore de nombreux souterrains. Ce plateau est entaillé, à l'est, par la vallée de la Bièvre, qui, par endroits, forme la limite départementale.

On peut distinguer quatre secteurs géographiques : les com-munes de la rive droite, dépendant encore étroitement de Paris, surtout résidentielles et d'emploi tertiaire; la boucle de Gennevil-liers, encore industrielle, mais en pleine mutation (quartier de la Défense); le centre, vallonné et verdoyant; le sud, très urbanisé et industrialisé à la limite de Paris et qui au fur et à mesure que l'on s'en éloigne, offre une occupation urbaine moins dense. Bien que le paysage ait été presque partout recouvert par le manteau des constructions, la nature n'a pas encore perdu ses droits dans les Hauts-de-Seine.

D'abord par la présence du fleuve qui y dessine un long parcours sinueux, semé d'îles. Le Conseil général a fait ces dernières années de gros efforts pour assainir la Seine, nettoyer les rives et réhabiliter les îles, en particulier l'île Saint-Germain.

La nature s'y manifeste encore par les nombreux espaces verts du département, qui comprennent des forêts et bois naturels (Meudon, Ville d'Avray, Saint-Cucupha), des parcs classiques, ¦uvres de Le Nôtre ou de ses disciples (Saint-Cloud, Sceaux, Meudon), des parcs romantiques ou pittoresques (Malmaison, La Vallée-aux-Loups, Jardins Kahn, parc Henri Sellier) et des jardins modernes, que le Conseil général a fait surgir à Nanterre, à Villeneuve-la-Garenne, à Colombes, au Mont-Valérien, tandis qu'il aménageait les anciens haras de Jardy en lieu de détente et de sport.

Les Arts

Avec le simple département des Hauts-de-Seine, on composerait un manuel d'histoire de l'art. En architecture, on part de l'art roman (clocher de Châtenay-Malabry) pour arriver aux églises gothiques, inspirées de NotreDame de Paris (Bagneux) et flamboyantes (Puteaux).

La Renaissance est présente à l'orangerie de Meudon, puis le 17ème siècle s'annonce à la façade de l'église de Rueil ou à la maison d'Armande Béjart à Meudon.

L'époque des châteaux nous a laissé, malgré les destructions, l'ancien château de Vanves (lycée Michelet), celui d'Asnières, le pavillon de Lulli à Sèvres, l'orangerie et le pavillon de l'Aurore à Sceaux, avec d'admirables parcs, sans oublier la belle caserne des Suisses de Rueil.

La fin du siècle affirme son goût de la recherche à Neuilly, à Courbevoie, à Ville d'Avray. Le Premier Empire nous a laissé les souvenirs des deux ennemis : le décor de Malmaison pour Napoléon et le parc de la Vallée-aux-Loups pour Chateaubriand. Mais c'est peut-être l'architecture moderne qui a écrit dans le département des pages capitales, depuis la maison d'Hennebique à Bourg-la-Reine et l'école de plein air de Suresnes.

Depuis un demi-siècle, créateurs et techniciens construisent sur ce sol des églises, des écoles, des hôpitaux, des résidences, des bibliothèques et surtout le gigantesque quartier qui, symbole de notre époque, s'élève autour du rond-point de la Défense. Côté peinture, dès le 18ème siècle, des artistes (Fragonard, Hubert Robert) ont été inspirés par notre paysage, mais il a pris toute sa résonnance avec Corot, enfant de Ville-d'Avray, suivi de Troyon, Paul Huet, Lépine.

Et l'on arrive à la gloire de l'Impressionnisme, qui a fait des bords de Seine une région illustre de l'art de tous les temps. Manet qui passa ses derniers étés à Bellevue et à Rueil, Monet, Renoir, Caillebotte, Berthe Morisot, Sisley ont peint indifféremment les deux rives du fleuve, suivis de Seurat, qui a immortalisé la Grande-Jatte et de Van Gogh, séduit par le pont d'Asnières.

Plus près de nous, Utrillo a peint les Guinguettes de Robinson et le dernier grand paysagiste des Hauts-de-Seine a été Dunoyer de Segonzac, qui, cinquante ans durant, a rayonné, pinceau en main, autour de sa maison de Chaville. Le dernier, avons-nous dit, car l'époque n'est plus guère aux paysagistes. Mais cela peut revenir.

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publié le : 2012-10-01 14:44:46
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