Eglise Saint-Roch à Paris 1er arrondissement

Quoique l’origine de cette église ne se perde pas dans la nuit des temps, quoique sa construction n’ait rien de commun avec les vénérables et majestueuses basiliques qui attestent la sublimité de l’art chrétien, cependant son histoire offre diverses particularités qui ne seront peut-être pas sans intérêt pour nos lecteurs.

Il ne faut remonter qu’au 16e siècle pour retrouver l’humble berceau de l’église de Saint-Roch. Sur l’emplacement qu’elle occupe aujourd’hui, s’élevait, à cette époque, une grande maison accompagnée de jardins, qu’on appelait l’hôtel Gaillon, et qui avait donné son nom au quartier où elle était située. Non loin de cet hôtel, une petite chapelle, érigée en l'honneur de sainte Suzanne, s’ouvrait à la piété des fidèles. Quelle était son origine ? par qui avait-elle été fondée ? c’est ce qu’on ignore absolument ; mais, soit qu’elle eût eu pour fondateur le propriétaire de l’hôtel Gaillon, soit simplement en raison du voisinage de cette maison, cette chapelle est désignée dans tous les actes sous le nom de chapelle de Gaillon ou de Sainte-Suzanne de Gaillon, et, plus tard, lorsqu’il fut proposé de l‘acquérir pour la construction de l’église, elle ne fut cédée par le titulaire qu’à la charge de construire dans la nouvelle église, et le plus près possible du grand autel, un autel dit de la chapelle du Sainte-Suzanne-de-Gaillon.

En 1521, un marchand de bétail, nommé Jean Dinocheau, et Jeanne de Laval, sa femme, firent bâtir auprès de la chapelle de Sainte-Suzanne un autre monument religieux du même genre, qui fut appelé la chapelle des Cinq-Plaies. Cette nouvelle chapelle était située à l’endroit où l’on a construit depuis le portail et les marches de l‘église actuelle.

Environ un demi-siècle après la fondation de la chapelle des Cinq-Plaies, la population du quartier Gaillon, qui était compris dans la circonscription de la paroisse de Saint-Germain-l’Auxerrois, s’étant considérablement augmentée et se plaignant du trop grand éloignement de l’église paroissiale, pour remédier à cet inconvénient, on forma le dessein d’édifier une église succursale, et l’on jeta les yeux à cet effet sur la chapelle des Cinq-Plaies. Les habitants éprouvèrent en cette circonstance la pieuse générosité d’Étienne Dinochean, fourrier ordinaire du roi et neveu du fondateur. Cet homme, au lieu de s’opposer au plan projeté, ainsi qu’il en aurait en le droit, fit avec empressement des sacrifices pour en favoriser l’exécution. Non-seulement il renonça aux droits qu’il pouvait avoir sur cette chapelle, mais encore il céda, par acte du 43 décembre 1577, un grand jardin et une place qui en dépendait. Le 15 octobre de l’année suivante, on lit aussi l’acquisition de la chapelle de Gaillon, dite de Sainte-Suzanne, avec ses dépendances, ainsi qu’on l'a dit plus haut, et ce fut, dit un historien, sur ces divers terrains qu’on construisit la succursale, dans des proportions beaucoup plus petites et avec bien moins de magnificence que le monument qui existe à présent.

Un fait bien digne de l’admiration des âmes pieuses, un fait qui se renouvelait fréquemment dans les âges chrétiens qui précédèrent le prétendu siècle de la philosophie, un fait enfin que notre époque d’égoïsme regarderait presque comme fabuleux, c’est que toutes les acquisitions de terrain, toutes les dépenses relatives à la construction de l‘église, furent faites au nom et aux frais des habitants du quartier.

L’époque où fut achevée la construction de cette première église n’est pas connue d’une manière bien précise ; les anciens historiens de Paris ne sont pas d’accord sur ce point, d’ailleurs peu important, puisqu’il ne s’agit entre eux que d’une différence de deux ou trois années. Mais ce qui est positif, c’est que l’autorisation donnée par l’official pour l’érection de cette succursale est du 15 août 1578.

Cette nouvelle église fut consacrée sous l’invocation de saint Roch, du nom d’un hôpital destiné aux malades affligés d’écrouelles ; le fondateur de cet hôpital, Jacques Moyen ou Moyen, Espagnol de naissance, avait commencé à l’établir dans cet endroit ; mais ayant été obligé de céder l’emplacement aux paroissiens, il transporta son établissement de charité dans le faubourg Saint-Jacques.

Ce ne fut qu’en 1633 que l’église Saint-Roch prit rang parmi les églises paroissiales ; elle dut son érection à François de Gondi, alors archevêque de Paris. Jusque-là elle était restée sous la dépendance de Saint-Germain-l’Auxerrois, et, suivant l’usage observé dans la hiérarchie ecclésiastique, c’était le curé de cette dernière église qui nommait le desservant de l’église de Saint-Roch.

Bientôt, par suite de l'augmentation considérable et toujours croissante de ses paroissiens, la nouvelle église paroissiale se trouva trop petite pour que l’on pût y célébrer commodément le service divin. Cet état de choses nécessite de notables changements, qui ne se firent pas longtemps attendre. Les marguilliers de Saint-Roch reçurent des pouvoirs pour acheter la totalité du terrain qui dépendait de l’hôtel Gaillon ; et, dès 1653, on mit la main à l’œuvre pour asseoir les fondations de l’édifice que nous voyons actuellement.

Jacques Le Mercier, alors premier architecte du roi, celui à qui l’on doit l’église de l’Annonciade à Tours, fut chargé de faire les dessins et plans de la nouvelle église, et ce fut sous sa direction que furent commencés les travaux.

Louis XIV voulut en poser lui-même la première pierre, dans laquelle furent placées deux médailles offrant, l’une le portrait de ce prince, l’autre celui de la reine Anne d'Autriche ; toutes les deux portaient au revers l’image de saint Roch. Les noms des fondateurs et la date de la fondation étaient indiqués par une inscription gravée sur cette pierre.

Cette église est, connue le savent toutes les personnes qui ont vu Paris, le premier monument que l’on rencontre, en sortant du jardin des Tuileries par la porte du nord pour entrer dans la rue Saint-Honoré. Au lieu d’être tourné au levant, suivant l’antique usage, le chevet de Saint-Roch est exposé au nord. La situation du terrain ne permit pas de faire autrement. Cet édifice demeura longtemps inachevé, n’ayant pour voûte qu’un simple plafond de bois. Les travaux furent quittés et repris plusieurs fois, pendant le cours du dix-septième siècle ; enfin, grâce aux libéralités du roi et aux dons généreux de plusieurs riches paroissiens, le siècle dernier vit achever la construction de cette église. On dit que l’Ecossais Law, l’auteur du trop fameux système qui ruina tant de fortunes et naturalisa l’agiotage en France, donna 100,000 livres pour contribuer à l’achèvement de Saint-Roch.

Cette construction fut entièrement terminée par le grand portail qui donne sur la rue Saint-Honoré, et qui fut élevé par Jules-Robert de Cotte, intendant général des bâtiments du roi, et directeur-général de la monnaie et des médailles, d’après les dessins de Robert de Cotte, premier architecte de Louis XIV et de Louis XV. Ce fut le premier mars 1736 qu’eut lieu la pose solennelle de la première pierre.

portail de l’église Saint-Roch.

Nous emprunterons à l’auteur du Tableau historique et pittoresque de Paris une description du portail et de l’intérieur de l’église Saint-Roch.

« Le portail, dit-il, assez purement exécuté, a eu beaucoup de réputation, et semble avoir servi de modèle à la plupart de ceux qui ont été élevés depuis, quoiqu’il ne soit lui-même qu’une imitation du style peu sévère de Mansard : c’est une décoration en bas-relief, composée de deux Ordres dorique et corinthien, où il règne une certaine harmonie, mais dans laquelle on chercherait vainement cet effet imposant des péristyles, dont les colonnes isolées non-seulement présentent un utile abri, mais n’ont pas besoin, comme ces surfaces monotones, de cette multiplicité de ressauts et de profils, au moyen desquels on essaie d’offrir à l’œil quelques faibles projections d’ombres, et de rompre leur fatigante uniformité.

» On a suppléé, par des groupes et des ornements très soigneusement finis, à ce manque d’effet ; et les connaisseurs ont pu distinguer dans ces travaux le passage du style usité au siècle de Louis XIV, à celui dont la maigreur et l’affectation ont ensuite caractérisé les productions du règne de Louis XV. Les figures sculptées par Claude Francin, de l‘Académie royale de sculpture, représentaient en deux groupes quatre pères de l’Eglise avec les attributs qui leur conviennent ; les armes du roi, qui remplissaient le fronton, et la croix qui le surmontait, étaient de la main du même sculpteur. Les ornements ont été exécutés par Louis de Montceau, de l’Académie des Maîtres. Le style de ces divers morceaux était tel, que si l’on n’y trouvait pas toute la dépravation qui, dans les arts d’imitation, fut le caractère du siècle dernier, on y reconnaissait du moins les premières traces du mauvais goût qui l’a si rapidement amenée.

» Ce portail a quatorze toises de largeur sur treize toises trois pouces d’élévation, depuis le pilier du perron jusqu’à la pointe du fronton. Une heureuse disposition du terrain a obligé d’y placer un grand nombre de marches, ce qui produit un bon effet et annonce dignement un édifice consacré à la religion.

» La distribution intérieure de l’église Saint-Roch offre des singularités qu’on ne rencontre dans aucun autre monument du même genre a Paris. Elle est composée d'une nef et de trois chapelles, qui se suivent dans l’alignement du portail, et se prolongent ainsi, en ligne droite, jusqu’à l’extrémité de l’édifice. Les bas-côtés de sa nef, également prolongés derrière la première chapelle consacrée à la Vierge, tournent ensuite autour de la seconde, qui est celle de la Communion. La troisième, qu’on nomme chapelle du Calvaire, est une espèce de rotonde coupée, que l’on a ajoutée depuis à l’église, et qui se rattache à ces constructions. il résulte de cette disposition et de la forme du maître-autel, construit à la romaine et placé au rond-point du chœur, que, du portail de l’église, l’œil traversant la nef et l’arcade, au bas de laquelle cet autel est posé, plonge dans la profondeur immense de cette enfilade de chapelles qui, toutes les trois, sont éclairées par une lumière différente et dégradée à dessein, ce qui produit un effet presque théâtral.

» La nef de cette église, composée d’arcades-d’une assez belle proportion, est décorée d’un ordre de pilastres doriques, couronné d’un entablement denticulaire, lequel se trouve aussi répété dans le pourtour de la croisée. Les deux chapelles qui la suivent offrent un ordre de pilastres corinthiens de la même manière ; et le long des bas-côtés on a établi un assez grand nombre de petites chapelles, dont les autels sont placés de manière qu’on peut les apercevoir de la nef, à travers les percées des arcades.

» Cette église était très riche et peut être trop riche en peintures et en sculptures : les archivoltes des arcades sont encore chargées de trophées et de figures ; la même profusion d’ornements se fait remarquer dans les croisées, et malheureusement toutes ces décorations, faites dans une époque de décadence, sont du plus mauvais goût. »

A cette description critique qui nous a semblé pleine de justesse et de convenance, qu'il nous soit permis d’ajouter quelques remarqnes destinées à la compléter, du moins en ce qui concerne l’architecture.

Suivant nous, le portail de Saint-Roch a le défaut capital d’être composé de deux rangs de colonnes superposées ; disposition en quelque sorte barbare, surtout à l’entrée d’un temple chrétien. Les architectes de cette époque ne reconnaissaient pas de plus parfait modèle à imiter que le portail de Saint-Gervais, cette brillante monstruosité qu’avait enfantée Jacques Debrosse, sous l’inspiration du génie païen.

Quant à l’intérieur de l’église, la nef, le chœur, les trois grandes chapelles placées en arrière du rond-point, les deux situées sous la croisée, les deux autres qui sont adossées aux piliers de l’entrée du chœur ; enfin les dix-huit autres petites chapelles qui l’entourent comme d’une ceinture jusqu’au rond point ; tout cela est bizarrement distribué, de telle sorte qu‘il serait impossible d'en concevoir une idée exacte, sans avoir un plan sous les yeux. De plus l’architecture, qui n’a pour ornement que des pilastres de l’ordre dorique, est généralement fort pauvre.

La chapelle de la Vierge et celle de la Communion furent bâties en 1709, au moyen d’une loterie que le roi avait accordée à la fabrique de l’église Saint-Roch.

La coupole de la chapelle de la Vierge, de forme circulaire et située derrière le chœur, offre une Assomption, peinte à fresque par Pierre. C'est un ouvrage fort médiocre, bien qu’il ait été loué avec l’emphase la plus ridicule.

Dans la chapelle de la Communion, on voyait une Annonciation en marbre blanc, par Falconnet, ainsi que les statues de Jésus-Christ tenant sa croix, et de Saint-Roch, par Michel Anguier. Au-dessus on avait pratiqué une gloire céleste, dont les rayons, mêlés de nuages et de Chérubins, partaient d’un transparent lumineux ; d’où résultait une sorte d’illusion qui, dans un lieu consacré à la prière, rappelait un peu trop, ainsi qu’on l’a dit, les très profanes gloires de l'Opéra.

La chapelle du Calvaire est située à la suite, sur la ligne des chapelles dont nous venons de parler, et à l’extrémité de l’édifice ; on y entre par des portes basses et étroites. L’intérieur est faiblement éclairé par une ouverture qu’on ne voit point. Elle est ornée de plusieurs groupes de figures composant des scènes intéressantes. Une vaste niche présente le sommet du calvaire, où l’on voit Jésus crucifié et Madeleine éplorée au pied de la croix. Le premier plan est occupé par les soldats préposés à la garde du tombeau ; près d’eux sont des troncs d’arbres, des plantes parmi lesquelles rampe un serpent ; au bas de cette espèce de montagne est un autel en marbre bleu turquin, en forme de tombeau antique, orné de deux urnes ; au milieu s’élève le tabernacle composé d’une colonne tronquée et autour duquel sont groupés les instruments de la Passion. Les figures du calvaire sont dues au ciseau de Michel Anguier ; mais toute cette composition sépulchrale et poétique avait été conçue par l’habile sculpteur Falconnet.

La sculpture et la peinture avaient entassé dans Saint-Roch beaucoup d’autres ornements. Aux deux côtés de l’autel de la Vierge étaient deux statues en bronze doré, de huit pieds de proportion, représentant David et Isaïe. Plusieurs autres chapelles avaient été décorées en marbre par les Coustou. Les diverses parties de l’église étaient parsemées de tableaux, et, quoique la plupart de ces toiles eussent été exécutées par d’habiles maîtres, tels que Jouvenet, Lemoine, le Lorrain, Coypel, Vien, Doyen, Cette profusion, il faut le dire, était une choquante anomalie dans un édifice consacré au culte du Dieu de l’Evangile. Nous aimons à citer à ce sujet quelques réflexions d’un juge très compétent, réflexions qui peuvent également s’appliquer à la décoration intérieure de quelques-unes de nos églises modernes, qu’il n’est pas nécessaire de désigner.

« Les églises, dit ce critique, ne doivent pas devenir des musées. Combien donc est bizarre la manie de les encombrer de tableaux accrochés aux murailles, appendus aux colonnes ou perchés sur leurs chapiteaux, pour tronquer une arcade et cacher toute la perspective qui se déploie derrière. Il n’y a point d’architecture possible avec cette ridicule fantaisie, qui s’en vient rompre toutes les lignes, altérer toutes les formes, et donner au lieu saint l’aspect d’un bazar. Les artistes qui ont construit des églises gothiques les couvraient aussi de peintures, il est vrai ; mais ces peintures faisaient corps avec l’édifice : c’était la paroi même qui servait de champ aux tableaux ; dès lors, point de ces saillies disgracieuses formées par des cadres de toutes dimensions, diversement inclinés, et qui paraissent danser hors de mesure. C’est donc, osons le dire, une libéralité maladroite que celle qui dote les églises de tableaux qui ne sont point faits pour la place qu’ils doivent occuper. C’est tout au plus, on le sait, si le peintre à qui l’on commande un sujet s’informe de la dimension que doit avoir sa toile, si elle doit être de forme parallélogrammatique ou se terminer par une ogive formée par telle ou telle courbe. Mais, à coup sûr, il n’ira pas sur les lieux consulter la couleur générale de l’édifice, se rendre compte de la valeur du jour auquel son tableau sera exposé ; il ne s’informera peut-être pas même si l’église est éclairée par des fenêtres garnies de verres blancs ou par des verrières coloriées. Et que lui importe, en effet, pourvu que le tableau brille au salon, qu’il devienne ensuite ce qu’il pourra dans l’église ignorée des voyageurs, à laquelle il est destiné, et où il n’attirera aucune commande à l’artiste ? Aussi a-t-on vu, on le croirait à peine, que le tableau une fois arrivé, en n’a pu le mettre en place faute d’espace, ou qu’il s’est trouvé annihilé complètement par des accidents de position dont l‘auteur ne s’était nullement douté. Il ne reste plus à celui-ci d’autre chance, pour l’emploi de son œuvre, qu’une nouvelle spoliation des églises et le transport des objets d’art qu’elles possèdent dans quelques musées particulier.

« Il serait temps, dit plus loin le même auteur, il serait temps, pour le clergé et pour l’administration. de revenir franchement à la peinture appliquée sur le nu des murs, soit à fresque, soit par les nouveaux procédés qu’on a imaginés pour y fixer l’huile. On se rapprocherait ainsi davantage du type primitif, et tous les inconvénients qu’on vient de signaler disparaîtraient ; c'est seulement alors qu’on aurait de la peinture monumentale. »

Ces réflexions sont loin d’être ici un hors-d’œuvre, précisément parce que les peintures de l’église Saint-Roch ne sont point du genre monumental. Au reste, on chercherait vainement aujourd’hui dans cette église la plupart des toiles qui couvraient anciennement ses murs. En mettant la main dessus, pour nous servir de l’expression brutalement pittoresque de l’un de nos honorables, la révolution avait cette fois donné, sans le savoir. une preuve de bon goût.

Mais, depuis cette époque de funeste mémoire, on a rendu a cette église quelques-uns des tableaux qui lui avaient été enlevés, entre autres la Guérison des Ardents par Doyen, et saint Denis prêchant la foi en France, par Vien. Parmi les tableaux modernes qui ont été donnés à l’église Saint-Roch par la ville de Paris, on distingue : la Résurrection de la fille de Jaïre, peinte en 1847 par Delorme, et un Saint Sébastien, peint, à la même époque, par Bellai. On voit le premier dans la chapelle de la Vierge, et le second est placé à côté de la chapelle de la Communion. Plusieurs nouveaux bas-reliefs ornent également quelques-unes des chapelles ; ils représentent des sujets tirés de la vie de N. S. Jésus-Christ, et font honneur au talent de M. Desenne, qui a exécuté aussi, pour la chapelle du Calvaire, un groupe du Christ au tombeau, dont l’exécution mérite des éloges.

Une des curiosités artistiques qui attirent le plus les regards, c'est la chaire à prêcher, ouvrage remarquable par sa magnificence. Les quatre Vertus cardinales soutiennent cette espèce de tribune, qui offre sur les panneaux les vertus théologales. Au-dessus s’étend un rideau représentant le voile de l’erreur, qu’un génie céleste s’efforce d'arracher. Toutes ces figures sont dorées ; leur éclat est rehaussé par la blancheur du voile et de toutes les parties lisses. En face de cette chaire est un beau tableau de Jésus-Christ expirant sur la croix.

Nous terminerons là ce détail sommaire des décorations anciennes et nouvelles de l’église Saint-Roch. Il convient de dire aussi quelques mots des sépultures, ces témoignages presque toujours vaniteux du néant des grandeurs mondaines.

Des personnages célèbres à divers titres avaient été inhumés dans l’église Saint-Roch :

  1. Pierre Corneille, l'un des plus beaux génies poétiques de son siècle et de la France, mort en 1684.
  2. André Le Nôtre, intendant et architecte des jardins de Louis XIV, mort en 1700. Il sut embellir, par son art, Versailles, Trianon, et fit à Saint-Germain cette belle terrasse qu’on voit toujours avec une admiration nouvelle. On lui doit encore les jardins de Clagny, de Chantilly, de Saint-Cloud, de Meudon, de Sceaux, et le parterre du Tibre à Fontainebleau, Son tombeau était surmonté de son buste par Coysevox.
  3. Antoinette du Ligier de la Garde, marquise Deshoulières, connue par ses Idylles, morte en 1694, et sa fille Autoine-Thérèse Deshoulières, qui cultiva aussi la poésie, morte en 1718.
  4. Marie-Aune de Bourbon-Conti, fille naturelle de Louis XIV et de la duchesse de La Vallière, morte en 1739.
  5. Claude François Bidal, marquis d’Asfeld, maréchal de France, mort en 1743.
  6. Les deux frères François et Michel Anguier, sculpteurs célèbres, morts, le dernier en 1686, le premier en 1699. Nous rapporterons leur épitaphe, à cause de la pensée pieuse qui la termine :

    Dans sa concavité, ce modeste tombeau
    Tient les os renfermés de l‘un et l'autre frère.
    Il leur était aisé d‘en avoir un plus beau,
    Si de leurs propres mains ils l‘eussent voulu faire ;

    Mais il importe peu de loger noblement
    Ce qu'après le trépas un corps laisse de reste,
    Pourvu : que, de ce corps quittant le logement,
    L‘âme trouve le sien dans le séjour céleste.
  7. François-Séraphin Réguler-Desmarets, membre et semétaire perpétuel de l’Académie Française, mort en 1713. Il est auteur d’une Grammaire française qui n'est pas sans mérite, d’une traduction en vers italiens des odes d’Anacréon, de poésies françaises, latines, italiennes et espagnoles, et de quelques autres ouvrages. On a retenu de lui ce charmant quatrain qu’il adressait à une personne, en lui envoyant une violette :

    Modeste en ma couleur, modeste en mon séjour,
    Franche d‘ambition, je me cache sous l'herbe ;
    Mais. si sur votre front je puis me voir un jour,
    La plus humble des fleurs sera la plus superbe.

    Etant pressé, dans une occasion, de mentir pour un homme puissant, sous peine d’encourir sa disgrâce, Régnier-Desmarets répondit : « J’aime mieux me brouiller avec lui qu’avec moi »
  8. Pierre-Louis Moreau de Maupertuis, habile mathématicien, moins connu par ses ouvrages, tous plus ou moins bizarres, que par ses démêlés avec Voltaire, et par la haute faveur que lui accordait le grand Frédéric de Prusse ; il mourut en 1759. Son monument funéraire se composait d’un génie pleurant auprès d’un médaillon qui renfermait son portrait, et au-dessous duquel étaient groupés un globe et des instruments de mathématique.

Ces monuments et plusieurs autres, tous fort peu remarquables, avaient été déposés, pendant la révolution, au musée des Petits-Augustins. Maintenant ils occupent, la plupart, leur emplacement primitif. De ce nombre, sont le mausolée de Maupertuis et le médaillon du maréchal d’Asfeld, au-dessous duquel on lit une épitaphe composée par Coffin, célèbre recteur de l’Université. Cette église possède, en outre, les mausolèes de Marillac et du peintre Mignard, ainsi que les tombeaux de Philippe de Champagne, de Searron et du chancelier Boucherat ; ces trois derniers appartenaient, dans l’origine, à l’église de Saint-Gervais ; mais, à leur sortie du musée des Petits-Augustins, on les transféra à Saint-Roch.

Les cendres du grand Corneille reposaient dans cette église sans mausolée ; cet illustre poète était mort dans une maison de la rue d'Argenteuil, qui porte aujourd’hui le n° 48. En 1824, le duc d’Orléans, devenu depuis roi des Français, fit sculpter, au dessus d’un des bénitiers de la grande nef, a gauche en entrant, un portrait de cet homme a jamais célèbre, avec cette simple inscription :

Pierre Corneille, ne a Rouen le 6 juin 1606, mort a Paris, rue d’Argenteuil, le 1er septembre 1684, est inhumé dans cette église.

Une institution aussi importante qu’utile, connue sous le nom de communauté de Sainte-Aune, prospérait autrefois dans le voisinage de l’église Saint-Roch, et, pour ainsi dire, sous sa protection. Un homme d’une charité pieuse et éclairée, Nicolas Fromout ou Frémont, grand-audiencier de France, avait fondé cette institution en faveur des filles pauvres de la paroisse, à l'effet de leur procurer, avec une éducation chrétienne, une industrie suffisante pour leur faire gagner honnêtement leur vie. Pour réaliser ce généreux dessein, Nicolas Frémont acheta un emplacement appartenant à la fabrique de Saint-Roch, et quand il y ont fait construire une maison convenable pour l'objet qu'il s’était proposé, il joignit à ce premier bienfait le don d’une rente de quatre cents livres sur l’Hôtel-de-Ville de Paris. Stimulées par cet exemple, plusieurs personnes pieuses voulurent concourir par leurs libéralités au succès de cet établissement.

Ce fut en 1686 que la communauté de Sainte-Anne fut approuvée et confirmée par le roi et par l’archevêque de Paris. Elle était composée de quinze soeurs, qui, animées d’un zèle que la religion peut seule inspirer, enseignaient gratuitement aux filles pauvres de la paroisse la couture, la tapisserie, la dentelle et tous les ouvrages qui conviennent à leur sexe et à leur condition. Cette communauté, établie rue Neuve-Saint-Roch, fut administrée jusqu’au commencement de la révolution, conformément aux intentions de son charitable fondateur. Il y a maintenant dans la même rue une communauté de sœurs de la charité.

J.J. CHAMPAGNAC 1843

Eglise Saint-Roch à Paris 1er arrondissement
Crédit photo : Pascal-Jean Rebillat Photographies (Eglise Saint-Roch, paris 1er arrondissement)

bâtiment classé.

Informations structurelles

Eglise Saint-Roch, Quoique l’origine de cette église ne se perde pas dans la nuit des temps, quoique sa construction n’ait rien de commun avec les vénérables et majestueuses basiliques qui attestent la sublimité de l’art chrétien, cependant son histoire offre diverses particularités qui ne seront peut-être pas sans intérêt pour nos lecteurs. paris 1er arrondissement, paris

Localisation et informations générales

  • identifiant unique de la notice : 120900
  • item : Eglise Saint-Roch
  • Localisation :
    • Ile-de-France
    • Paris 01
  • Adresse : 18 rue Saint-Roch
  • Code INSEE commune : 75101
  • Code postal de la commune : 75001
  • Ordre dans la liste : 51
  • Nom commun de la construction :
    • La dénomination principale pour cette construction est : église
  • Etat :
    • L'état actuel de cette construction ne nous est pas connue.

Dates et époques

  • Périodes de construction :
    • Nous n'avons aucune informlation sur les périodes de constructions de cet édifice.
  • Type d'enregistrement : site inscrit
  • Date de protection : 1914/12/07 : classé MH
  • Date de versement : 1993/06/24

Construction, architecture et style

  • Materiaux:
    • NC.
  • Couverture :
    • NC.
  • Materiaux (de couverture) :
    • NC.
  • Autre a propos de la couverture :
    • NC.
  • Etages :
    • NC.
  • Escaliers :
    • NC.
  • Décoration de l'édifice :
    • NC.
  • Ornementation :
    • NC.
  • Typologie :
    • NC.
  • Plan :
    • NC.

Monument et histoire du lieu

  • Interêt de l'oeuvre : Site inscrit 06 08 1975 (arrêté).
  • Eléments protégés MH (Monument Historique) :
    • Notre base de données ne comprend aucun élément particulier qui fasse l'objet d'une protection.
  • Parties constituantes :
    • NC.
  • Parties constituantes étudiées :
    • NC.
  • Utilisation successives :
    • NC.

Autre

  • Divers :
    • Autre Information : propriété de la commune 1992
  • Détails : Eglise Saint-Roch : classement par arrêté du 7 décembre 1914
  • Référence Mérimée : PA00085798

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Eglise Saint-Roch à Paris 1er arrondissement. par Pascal-Jean Rebillat Photographies
Eglise Saint-Roch, paris 1er arrondissement
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Eglise Saint-Roch, paris 1er arrondissement
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Eglise Saint-Roch, paris 1er arrondissement
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Eglise Saint-Roch, paris 1er arrondissement
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Source: base Mérimée et contribution des internautes.

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