Tour médiévale à La queue en brie

Tour médiévale à La queue en brie
Crédit photo : Jacques Noel (Tour médiévale, la queue en brie)

bâtiment classé.

Informations structurelles

Tour médiévale, Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Tour médiévale' à la queue en brie (val de marne 94510). la queue en brie, val de marne

Localisation et informations générales

  • identifiant unique de la notice : 151290
  • item : Tour médiévale
  • Localisation :
    • Ile-de-France
    • Val-de-Marne
    • La Queue-en-Brie
  • Adresse :
    • place de la Tour
    • rue Jean-Jaurès
  • Code INSEE commune : 94060
  • Code postal de la commune : 94510
  • Ordre dans la liste : 20
  • Nom commun de la construction : 2 dénomiations sont utilisées pour définir cette construction :
    • fort
    • édifice fortifié
  • Etat :
    • Etat courrant du monument : vestiges (suceptible à changement)

Dates et époques

  • Périodes de construction :
    • La construction date principalement de la période : moyen âge
  • Date de protection : 2001/05/15 : inscrit MH
  • Date de versement : 2002/11/28

Construction, architecture et style

  • Materiaux:
    • NC.
  • Couverture :
    • NC.
  • Materiaux (de couverture) :
    • NC.
  • Autre a propos de la couverture :
    • NC.
  • Etages :
    • NC.
  • Escaliers :
    • NC.
  • Décoration de l'édifice :
    • NC.
  • Ornementation :
    • NC.
  • Typologie :
    • NC.
  • Plan :
    • NC.

Monument et histoire du lieu

  • Eléments protégés MH (Monument Historique) :3 éléments font l'objet d'une protection dans cette construction :
    • tour
    • site archéologique
    • ARC
  • Parties constituantes :
    • NC.
  • Parties constituantes étudiées :
    • NC.
  • Utilisation successives :
    • NC.

Autre

  • Divers : 2 informations diverses sont disponibles :
    • propriété de la commune
    • propriété privée ( 2001
  • Détail :
    • Les vestiges de la grosse tour sis 9, place de la Tour, ainsi que le sol de la parcelle sur laquelle elle est située (cad. AM 62)
    • le sol des parcelles suivantes attenantes à la grosse tour : le sol de la place de la Tour (cad. non cadastré, domaine public)
    • le sol des parcelles AM 52, 53, 63 à 68, 70, 87 à 89 : inscription par arrêté du 15 mai 2001
  • Référence Mérimée : PA94000014

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Contributions des internautes

Photo de Jacques Noel est l'image principale de cette notice.

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Jacques Noel propose pour l'histoire de ce monument :

Construite vers1130.

Selon certains auteurs, Constance, fille de Louis le Gros aurait été à l'origine de la construction de la tour, pour d'autres elle serait due à Harcherus de Cauda.

Ce donjon, très important, était formé de murs de plusieurs mètres d'épaisseur renfermant dans leurs flancs un labyrinthe sans fin d'escaliers et de cellules. Cette épaisse maçonnerie se développait sur une projection octogonale autour d'une cour centrale. Sur cette sombre cour s'ouvraient les croisées, au dehors étaient d'étroites meurtrières à l'abri des armes de trait et au dessus une ceinture de mâchicoulis. Au dessous étaient les caves, les prisons, les magasins, puis l'entrée d'un souterrain.

L'intérieur du fort offrait une surface ovale un peu allongée du sud au nord enveloppant le puits. Son diamètre pouvait être de treize à quatorze mètres, et sa longueur de vingt-deux à vingt-trois mètres. L'élévation totale devait être de trente-quatre à trente-cinq mètres (environ cent pieds), 

Ce donjon était flanqué à l'extérieur de six tours demi-rondes, liées au corps principal, et toute la construction était en petit appareil, de moellon noyé dans la chaux.

Des chemins de ronde et des cénacles existaient dans les demi-tours. Un large égout, ou machicoulis primitif, se trouvait dans  sa partie nord-ouest (on ne sait si ce machicoulis construit avec soin, en pierre de taille, était destiné à la défense de la tour ou pour servir de conduit aux immondices) ainsi que des chenaux laissés à dessein à chaque étage dans l'épaisseur des murs. Ces chenaux avaient vingt-cinq centimètres carrés environ, avec des trous plus petits également carrés, espèce de boulins communiquant avec l'intérieur et avec l'extérieur de la tour, à des distances très rapprochées.

Les cénacles intérieurs du donjon principal n'ont jamais été voûtés si ce n'est au sommet de l'édifice, qui était couronné par un mur en parapet à archières et à mâchicoulis

Les planchers devaient reposer sur des sablières, pour être abîmés au besoin, et l'on communiquait d'étage en étage soit par des escaliers, soit par des trappes, à l'aide d'échelles qu'on retirait après soi.

Il existait ainsi trois planchers formant trois étages, sans compter le rez-de-chaussée; à chacun de ses étages se trouvaient de vastes cheminées dont le large conduit dépassait la voûte et le parapet du sommet. Le rez-de-chaussée n'avait point de cheminée, et un puits s'y trouvait une grande salle, des chambres, des communications vers des étables et des prisons. Chaque étage était percé de meurtrières et d'archières.

On sait également que cette tour comprenait un colombier et qu'un des niveaux était appelé étage de l'horloge.

Ce donjon faisait partie du château bâti sur la place actuelle du village. Il y communiquait par une arcade, et par des souterrains qui régnaient sous le château et étaient au niveau du rez-de-chaussée du donjon. Ces souterrains, consolidés par des arceaux en pierre, de distance en distance, étaient forts étroits.

En 1430  les Anglais  assiègent  la forteresse de la Queue en Brie.

Si après leur victoire, les Anglais ruinèrent de fond en comble le château, il n'en fut pas de même du donjon; car il paraît avoir été occupé après cette époque.

Il est très probable que ce donjon a subsisté, sinon en son entier, du moins consolidé et restauré de manière à servir de lieu de défense jusqu'au temps des guerres de religion (1563). Ce serait à cette époque seulement que  les protestants s'en emparèrent et le ruinèrent. 

En 1577, Catherine de Reilhac et Antoine de Bréhant possèdent “la moitié d’une grosse tour à présent en ruine que l’on dit le vieux chastel.”

En 1830, sur proposition de M. Trois Valets une partie de la Tour qui menace de s’écrouler est démolie. Les matériaux sont employés à l’empierrement des chemins de la commune.

Le 11/7/1866 Les ruines de la tour s’écroulent.

Le donjon, du château de la Queue a été mis par la tradition au nombre des tours dites de ganne, possédées dit-on par un baron cruel et redoutable. Il aurait bâti, il y a 700 ans, sept tours pour sept frères qui, révoltés contre le roi de France, périrent dans un combat.Les sept tours auraient été celles de Montgé, Montmirail, Montépilloy, la Queue en Brie, Brie Comte Robert, Montaimé et Montlhéry, sur laquelle M.A. Duchâlais a publié un mémoire archéologique et historique très complet et fort intéressant.Selon certains auteurs, cette tour aurait été une des tours de ganne édifiées à l'époque de Louis le Gros.

Références

C.F. Vergnaud Romagnesi

Manuscrit de François Maximilien Boulinier (1899) Instituteur à le Queue en Brie (Arch. Dep. du Val de Marne (Creteil)  B 283 (42/A/2)) d'après une étude de l'abbé Contant sur sa paroisse - 1890

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Source: base Mérimée et contribution des internautes.

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