Symphorien (725-739)

Selon Chorier, cet évêque était frère de Valachin qui fut archevêque d'Embrun et de la famille du marquis de Suze. Nous regardons l'assertion de cet historien comme fort hypothétique, mais on ne peut douter qu'il ne fut d'une naissance illustre car le patrice Abbon, son neveu, avait d'immenses domaines dans les provinces de Suze, de Maurienne, de la Tarentaise, de Lyon de Vienne de Grenoble, de Die de Màcon d'Arles, de Marseille, de Toulon, de Gap, etc.

Symphorien siégeait en 725 et 730 ; mais il était déjà mort à l'époque où Abbon fit son testament en 739, acte par lequel il donna à l'église de Notre-Dame de Gap des propriétés foncières situées en divers endroits, ainsi que les colons et les serfs qui y étaient attachés, plus quelques biens qu'il possédait aux environs de Gap, le tout pour le salut de son âme et pour se conformer aux volontés de Symphorien son oncle. On trouve ce testament dans l'ouvrage intitulé Monumenta historix patriœ édita jussu régis Caroli Alberti, 1836. Chartarum, tom. I, p. 15.

Le patrice Abbon avait fondé peu auparavant le couvent des religieuses de la Novalaise à peu de distance de Suze, du côté du Mont-Cénis ; nous apprenons par son témoignage que Symphorien avait été chassé du siége de Gap par des hommes mal intentionnés, a malis hominibus ejectum fuisse.

La France pontificale (Gallia Christiana) Diocèse de Gap, par Honoré Jean P. Fisquet 1864.