Diocèse de Gap

 
Potentissime (643 vers 650)
Il se trouva au concile qui se réunit le 25 octobre 644, suivant la plupart des auteurs, dans la basilique de Saint-Vincent à Chalon-sur-Saône, et l'histoire ne nous a plus rien appris de lui. Le nom de ses successeurs, pendant un espace de plus de 80 ans, n'est point parvenu jusqu'à nous.

Symphorien (725-739)
Selon Chorier, cet évêque était frère de Valachin qui fut archevêque d'Embrun et de la famille du marquis de Suze. Nous regardons l'assertion de cet historien comme fort hypothétique, mais on ne peut douter qu'il ne fut d'une naissance illustre car le patrice Abbon, son neveu, avait d'immenses domaines dans les provinces de Suze, de Maurienne, ...

Donnadieu (en 791)
Il ne nous est connu que par sa présence au concile tenu le 27 juin 791 à Narbonne contre l'hérésie de Félix d'Urgel. Il est probable qu'il y eut entre Symphorien et lui au moins un évêque dont le nom ne nous est pas parvenu, de même que celui de ses successeurs pendant près d'un siècle.

Biricon (876-880) et Hugues (vers l'an 900)
Il se trouva au. concile qui fut tenu du 21 juin au 16 juillet 876 à Ponthion, au diocèse de Châlons-sur-Marne, près de Vitry et le 15 octobre 879 à la fameuse assemblée de Mantaille près de Vienne en Dauphiné, qui donna le titre de roi de Provence à Boson, duc de la Bourgogne cis-juranne, beau-frère de Charles le Chauve, au détriment des enfants du roi Louis le Bègue.

Valaton (601-643)
La vie de saint Arey nous apprend que Valaton était archidiacre de Gap et que saint Grégoire, en lui accordant le privilège de porter la dalmatique, lui prédit qu'il serait le successeur de ce prélat sur le siège de cette ville.

Saint Arey ou Arige (579-604)
Arey, en latin Aregius et Aridius, naquit à Chalon-sur-Saône vers l'an 535 d'une noble famille gallo-romaine. Dès l'âge de deux ans, il fut offert à Dieu devant l'autel de la cathédrale de Châlon par Apocrasius son père et par Simpronia sa mère. Les Bollandistes prétendent que ses parents s'étant ensuite retirés en Auvergne, saint Didier, évêque de Clermont, le reçut avec joie et l'éleva soigneusement dans les lettres et dans la piété.