Diocèse de Gap

La France pontificale (Gallia Christiana) Diocèse de Gap, par Honoré Jean P. Fisquet 1864.

La France pontificale (Gallia Christiana) Diocèse de Gap, par Honoré Jean P. Fisquet 1864.

 
Robert (1236-1252)
Il appartenait à l'Ordre de Saint-Dominique et reçut, en 1236, la consécration épiscopale. Il est mentionné dans le testament d'André, dauphin de Viennois, fait le 4 mars 1237. Ce prince lui recommande, ainsi qu'à d'autres archevêques et évêques, sa femme Béatrix de Montferrat, Guigues son fils et ses vassaux

Guillaume IV d'Esclapon (1217-1235)
Issu d'une noble et ancienne famille de Provence qui n'est pas encore éteinte, et qui, de nos jours, a donné un vénérable prélat à l'Église de Verdun ; il était, depuis 1212, abbé de Lérins, qu'il gouvernait avec sagesse, lorsque son mérite le fit tirer du cloître pour ceindre la mitre épiscopale.

Hugues (1214-1217)
Les archives de l'Église de Gap et celles de la chartreuse de Durbon mentionnent ce prélat sous la date de 1215, mais il était sur le siège dès l'année précédente, puisqu'il approuva une donation faite aux religieuses de Berthaud, par Rimbaud d'Aurésia, et les trois frères Rostaing d'Agoult, Guiraud de Simiane et Rimbaud d'Agoult, de toutes les seigneuries et de tous les droits qui avaient appartenu à Guillaume Hugon dans le lieu et mandement de Ventavon.

Grégoire II (1212-1214)
Ce ne peut être que par une erreur de copiste que le nom de Grégoire au lieu de Guillaume se trouve avec ceux de Guillaume de Bénévent, archevêque d'Embrun, et de Pierre de Saint-Paul, évêque d'Apt, sur un acte conservé dans les archives d'Aix, et portant la date de 1210. Grégoire ne dut être élu à l'évêché qu'en 1212 au plus tôt, et n'occupa que fort peu de temps le siége.

Guillaume III de Gibelin (1205-1212)
Un acte qui existait aux archives de la chartreuse de Durbon, du temps d'Artus de Lionne constate qu'en 1205, Guillaume de Gibelin, prieur de ce couvent, fut élevé au siège épiscopal de Gap. Cet acte est une donation que fit Azon de Bénévent, à la chartreuse, de tout ce qu'il possédait à Valserres.

Guillaume II (1180-1203)
Né à Gap même, il était depuis 1172 abbé de Saint-Denys, en France, quand il fut élevé au siège épiscopal de sa ville natale il parait avoir conservé le gouvernement de ce monastère jusqu'au 10 mai 1186, époque où, quoique gouvernant avec autant de zèle que de sagesse, il déplut à Philippe-Auguste, et où Hugues Foucaud prit en main le sceptre abbatial.

Grégoire Ier (1157-1180)
Le successeur de Raimond prit possession du troue épiscopal en 1157, et, cette même année, il donna au couvent de Durbon la chapellenie de Saint-Julien-en-Beauchêne, donation qu'approuvèrent et ratifièrent Guillaume de Champsaur, archevêque d'Embrun, le doyen et le chapitre de Gap, et que confirma également une bulle du pape Alexandre III, le 7 décembre 1169.

Raimond Ier (1150-1157)
Ce prélat ne nous est connu que par une charte du monastère de Durbon en 1150, et par une autre charte en vertu de laquelle il confirme, en 1156, une donation faite par Raimond de Montbrun à Bertrand, prieur de cette même chartreuse. Il mourut cette même année, ou au plus tard en 1157.

Guillaume Ier (1130-1149)
Sacré évêque de Gap en 1130, Guillaume gouverna cette Église pendant près de vingt ans; il confirma durant son épiscopat un grand nombre de donations faites aux Chartreux de Durbon; et assista entre autres, en 1144, à la donation qu'Isoard, comte de Die, fit à ce couvent.

Pierre de Graffinel (1122-1129)
Il succéda à Léger l'année même de la mort de ce dernier, ainsi que le constatent divers actes de la chartreuse de Durbon. En 1123, il consentit à l'établissement des Pères de Saint-Antoine dans la ville de Gap, et les affranchit de la dime.

Léger II (1105-1122)
L'acte de la fondation de la chartreuse de Durbon constate qu'il monta en 1105 sur le siège de Gap. Léger, par acte de l'an 1115, donna à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille les églises de Trescléoux. Ce fut pendant la célébration d'un synode diocésain, le 17 novembre 1116, onzième année de son épiscopat, qu'il favorisa l'établissement de la chartreuse de Durbon, sur un terrain d'une étendue immense auprès d'Aspres-sur-Buëch, dans le diocèse de Gap qui fait aujourd'hui partie de la paroisse de Saint-Julien-en-Beauchêne.

Armand (1092-1105)
Les plus anciens Bréviaires de Gap nous apprennent qu'Armand appartenait à un ordre religieux et que la vie édifiante qu'il menait le fit élire au siège épiscopal de Gap. Il ne changea pas ses habitudes du cloître et tint toujours une conduite conforme à sa première profession.

Isoard (1088-1091)
Il siégeait en 1090, et pendant son court épiscopat, il se montra le bienfaiteur de l'abbaye de Cluny et de Notre-Dame d'Avignon.

Othon ou Eudes Ier (1086-1087)
Othon vécut peu de temps après avoir été sacré évoque de Gap, et l'on ne connaît aucun acte de lui.

Rodolphe II ou Raoul (1084-1086)
Ce prélat mentionné par Chorier, et sur l'épiscopat duquel on n'a point de renseignements, dut prendre possession du siège de Gap en 1085 il donna au prieuré de Domène près de Grenoble, un mas qui était situé dans le Vaunavais (Vallis Navensis). C'est tout ce qu'on sait de cet évêque qui siégea deux ans à peine.

Léger Ier (1075-1084)
Il fut élevé au siège épiscopal en 1075. Grégoire VII, qui l'avait connu lorsque sous le nom d'Hildebrand, il était légat du Saint Siège en France, et qui avait pour lui la plus grande estime, le chargea de procéder, en 1079, avec Hugues de Die, à l'élection d'un archevêque d'Arles, destiné à succéder à Aicard de Marseille, excommunié pour s'être laissé entraîner dans le parti de l'empereur Henri IV, contre l'Eglise romaine.

Saint Arnoux ou Arnoul (1063-1074)
Né à Vendôme, alors du diocèse de Chartres, aujourd'hui du diocèse de Blois, de parents illustres, il reçut sur les fonts de baptême le nom d'Arnoux (Arnulphus). Il consacra sa jeunesse à l'étude des belles-lettres. Tout lui promettait à lui-même des succès, la gloire, les honneurs. Mais Dieu s'était réservé à lui seul cette âme d'élite, il l'avait fait naître dans le voisinage du célèbre monastère de la Sainte-Trinité, fondé à Vendôme en 1042, par Geoffroi Martel comte d'Anjou, et Agnès son épouse.

Ripert (vers 1050-1063)
Un tel pasteur ne pouvait prendre grand soin de son troupeau, et Ripert ne se faisait nulle conscience de se livrer à ses inclinations vicieuses. Quelques auteurs ont cru que ce prélat avait été non-seulement réprimandé, mais aussi déposé pour crime de simonie dans le concile de Lyon, présidé par le célèbre Hildebrand, légat du Saint-Siège, tenu en 1055, et où Hugues, archevêque d'Embrun, fut déposé pour ce même crime.

Raoul ou Rodolphe (vers 1045-1050)
Il siégeait avant le 1er janvier 1049, car on trouve sa signature apposée au bas d'un acte de vente de quelques biens, par un ecclésiastique nommé Pons en faveur de saint Odilon abbé de Cluny pour l'église de Saint-André.

Féraud II (vers 1035-1045)
Il est certain que Féraud était le nom du successeur d'Astorge, aussi n'hésitons-nous pas à suivre l'exemple de M. Gautier dans son Précis de l'histoire de la ville de Gap qui le distingue bien d'un autre prélat de même nom, mort en 1027.

Astorge II (1027-vers 1035)
Ce prélat, qui succéda en 1027 à Féraud Ier, fut témoin de la donation que fit le même Guillaume-Bertrand Ier, de la terre de Saint-Denys, près de Chorges, au prieuré de Saint-Michel-de-la-Cluse, qui, plus tard, devint une dépendance de l'abbaye de Boscaudon au diocèse d'Embrun.

Féraud Ier ou Géraud (vers 980-1027)
En 1010, il consacra et dota de ses propres deniers l'église de Saint-André-les-Gap, qu'en 1024, il rendit dépendante de l'abbaye de Cluny, après avoir peu auparavant reçu ainsi que quelques autres évêques, du pape Benoît VIII, l'invitation de faire restituer à ce célèbre monastère les biens dont quelques seigneurs s'étaient injustement emparés.

Astorge Ier (vers 960 à 980)
Honoré Bouche dit qu'il fut le successeur de Caste, et place son épiscopat vers l'an 966.

Caste (vers 950-960)
Fils d'Emon et d'Indulgarde, il était originaire de la ville d'Apt, et possédait avant son épiscopat un bénéfice dans cette Eglise.

Valésius ou Vellesius (vers 539-560)
Sa présence est constatée au quatrième concile d'Orléans tenu en 541, où les évêques de toutes les Gaules s'y rendirent, excepté ceux des deux provinces Germaines, des deux Belgiques et ceux du royaume de Clotaire, parce que ce prince n'était pas en parfaite amitié avec les autres rois, ses parents.

Saint Démétrius (siècle incertain)
Nous ne connaissons point à quelle époque précise l’Évangile fut annoncé dans la cité de Gap et les auteurs ont varié à cet égard depuis la fin du 1er siècle jusqu'à la fin du IIIe. On est plus certain du nom de l'apôtre de Gap. Ce fut saint Démétrius, qui, suivant la tradition, était grec de nation, comme son nom l'indique, et qui vivait, dit-on, en l'an 86 de l'ère chrétienne.

Saint Constantin (vers 430 vers 456)
L'église de Gap avait eu à souffrir de cruelles persécutions des empereurs et, plus tard, des troubles causés par les Ariens. Le désordre fut général et la désolation profonde. La tradition interrompue ne jette sur ces temps-là que de faibles et rares lueurs ; nous ignorons aujourd'hui si le siège de Gap demeura vacant depuis saint Territe, martyr, jusqu'à saint Constantin, ou si, dans ce long intervalle, il fut occupé par des évêques dont les noms ne sont pas parvenus jusqu'à nous.

Saint Tigris, Remedius, Érédius, Territe
Saint Tigris ou Tigide, saint Remedius, saint Érédius et saint Territe honorés le 3 février, martyrs du IIIe au Ve siècle. Suivant Artus de Lionne, évêque de Gap, de 1637 à 1661 et qui, selon Chorier, est le premier qui ait travaillé à l'histoire de ses prédécesseurs, sur les titres conservés dans les archives de son évêché, s'exprime ainsi, au sujet des quatre prélats ...

Saint Constance ou Constant (vers 515-535))
Constant que l'on a confondu à tort avec Constantin, l'un de ses prédécesseurs souscrivit aux actes du concile d'Epaone réuni du 6 au 15 septembre 517, par saint Avit, métropolitain de Vienne, du temps de Sigismond roi des Bourguignons, auquel les Gapençais obéissaient alors.

Sagittaire (vers 560-585)
Sagittaire était frère de Salonius, archevêque d'Embrun ; il avait été élevé avec lui par saint Nicet, évêque de Lyon ; mais ni l'un ni l'autre ne ressemblèrent à cet illustre prélat qui les avait ordonnés diacres trompé par un masque de vertu dont l'hypocrisie ne se pare que trop souvent pour parvenir aux honneurs de l'Eglise. Le masque tomba dès qu'ils eurent été promus à l'épiscopat.