Eglise Saint-André

Besse-en-Chandesse (aujourd'hui Besse-et-saint-Anastaise), est bâti en amphithéâtre, sur le penchant d'une colline basaltique, dont la Couze baigne la base. On y trouve un source minérale froide (carbonatée, ferrugineuse) de la Villetour. L'église Saint André est romane avec bas côtés du style ogival (colonnes décorées de sculptures naïves), le clocher est de forme octogonale (source : Guide du voyageur en France par Richard).

Histoire et description

L'église de Besse est sous le vocable de Saint-André. Elle appartient à l'architecture romane, qui fleurit en France et surtout en Auvergne du Xe siècle jusqu'à la fin du XIIe siècle. C'est seulement vers l'an 1000 que ce nouveau style prit une forme déterminée, ce qui lui a valu le nom d'époque romane, et il nous a laissé des monuments qui, selon M. Vaudoyer, « sont l'expression la plus noble, la plus simple et la plus sévère du temple chrétien ». Le roman procède de l'art latin et byzantin, mais, en examinant les chapiteaux, en scrutant leurs contours et leurs dessins, on s'aperçoit aussi de traces de l'art assyrien et persan.

C'est trois ans après l'an 1000, que l'on avait considéré comme devant être la fin du monde, dit le moine Raoul Glaber, que les églises furient renouvelées dans presque tout l'univers et surtout dans l'Italie et dans les Gaules, quoique la plupart fussent encore eu assez bon état pour ne point exiger de réparations.

De cette époque de terreurs et d'angoisses, le roman est resté ténébreux et craintif. Il y a de la peur dans ces caves, massives, la crainte d'un Jéhova terrible et inflexible. Il indique l'état des âmes affaissées par l'humilité et la frayeur, sous les voûtes écrasées des basiliques, devant l'immense Majesté dont elles osent à peine chanter le louanges. Ce sont des psaumes de pénitence, des larmes de dolents murmures, qu'agenouillés, la tête baissée, le fidèles exhalent d'une voix plaintive sous ces arches basses pesant sur de lourds piliers. C'est l'image lapidifiée de la contrition et de la peur, mais c'est aussi la figure de la paix de l'âme, le calme dans la foi. Venu de l'Orient, il en apporte la mystique. Les voûtes obscures et les lourdes colonnes de ces églises nous donnent l'impression d'une croyance solide, d'une patience virile, d'une piété robuste comme les murs.

Le christianisme a découvert le style roman dans la basilique romaine et se l'est approprié en le perfectionnant. C'est un converti, un païen fait moine.

L'église de Besse date de la fin de l'époque romane. Une sculpture, représentant un guerrier, coiffé du casque à nasale, qu'on peut voir sur un chapiteau du mur nord de l'église, permet de fixer la date de construction. Ce casque n'apparut en effet qu'a la fin du XIIe siècle et on en trouve de fréquentes répétitions dans les monuments de sculpture et de peinture des XIIIe et XIVe siècles. Comme la plupart des églises de ce style, la basilique de Besse est orientée, conformément aux Constitutions des Constitutions du pape Clément.

Extérieurement, elle n'offre rien de remarquable. Au sommet des contreforts, dans les tympans, sont gravées les marques des maîtres de l'oeuvre : des équerres et des compas.

Au-dessus de la petite coupole, placée entre les nefs et le choeur, s'élève une tour octogonale, percée de huit ouvertures en formes d'arcades à plein cintre, et sur montée d'un clocher moderne du plus disgracieux effet. Il y a une quarantaine d'années que cet immense eteiguoir a remplacé un lanternon octogone, datant des première années de ce siècle.

Le clocher primitif, reconstruit ou réparé en 1753, fut démoli en 1793.

On pénètre dans l'église par une unique porte, s'ouvrant au sud. Cette porte est précédée d'un porche, auquel on accède par un escalier circulaire, datant de quelque années seulement.

Dans la façade ouest, on aperçoit les traces d'une autre entrée, qui a été bouchée à une époque inconnue, probablement a cause des inconvénients de cette exposition. Les vents d'ouest très fréquents sévissent en effet avec une violence inouïe pendant les mois d'hiver.

De chaque côté de la porte, à l'intérieur, sont placés deux énormes bénitiers en lave grise, à peu près informes et sans aucune ornementation.

Ce qui frappe d'abord le visiteur, en pénétrant dans la basilique, c'est le peu d'élévation des voûtes. Cependant, si l'on remarque que le fût seul des colonnes s'élève au dessus du dallage, la base disparaissant presque entièrement, on est amené à croire que, dans le principe, l'élévation dut être plus grande de toute la hauteur de ces bases, de cinquante centimètres au moins, et que l'église a du être remblayée à une époque ignorée, probablement lorsqu'on a refait le dallage.

L'église est à trois nefs, séparées des vaisseaux latéraux par deux rangs de colonnes. Ces nefs sont du pur style roman, et datent de la construction du monument.

Les chapiteaux des piliers sont ornés de sculptures d'une exécution grossière et d'une grande naïveté. Quelques-uns représentent des scènes, empruntées aux allégories inventées par les premiers artistes chrétiens et sont d'une facture enfantine et malhabile. Nous en citerons seulement deux : La mort de l'ivrogne, le cadavre est étendu, un tonneau au-dessous de lui, tandis que deux diables emportent son âme, et la mort du Juste, dont l'âme est reçu par deux anges. D'autres chapiteaux, imités de l'art corinthien, se composent de feuilles d'acanthe frisées et d'un faible relief.

Un affreux badigeon, dont on a cru de bon goût de recouvrir sculptures, piliers et voûtes, produit le plu mauvais effet. L'aspect intérieur devait être bien différent quant existaient les peintures primitives.

Entre les colonnes des nefs, des bancs en planches peine dégrossies, contenant trois à six places, contribuent pour une bonne part à l'impression défavorable du visiteur, au premier coup d'oeil d'ensemb1e qu'il jette dans l'église. Ces bancs sont une source importante de revenus, que la fabrique perçoit sur la vanité des paroissiens. L'aspect intérieur de l'édifice, sinon le trésor des marguilliers, gagnerait beaucoup en beauté à la disparition de ces places privilégiées.

Entre la nef et le choeur, au-dessus de l'inter-transept, et soutenant la tour du clocher, se trouve une petite coupole, dont la base présente une octogone à quatre grands et quatre petits côtés, d'où s'élève une calotte octogonale irrégulière comme sa base et aux angles arrondis. De chaque côté de la coupole, les collatéraux viennent la soutenir de leur berceau en quart de cercle, formant de vrais arcs-boutants, qui prennent naissance sur les arcs bandés, dans le prolongement des murs latéraux. La coupole n'est pas apparente à l'extérieur, ne formant pas dôme.

Le choeur fut construit ou reconstruit au XVIe siècle. Cayssard rapporte que ce fut avec des fonds, provenant de l'excédent du produit des quêtes recueillies pour l'édification de la chapelle de Vassivière, de 1550 à 1555, que fut bâti le choeur de l'église de Besse : « La libéralité fut si grande qu'elle servit encore a bastir en même temps le choeur de l'église de Besse. » Ce choeur, du plus mauvais gothique, est séparé du transept par une grille en fer au milieu de laquelle s'ouvre une porte, et des deux bas-côtés par des boiseries assez intéressantes du XVIe siècle,

C'est en 1737 que les communalistes firent enlever le tapisseries qui, auparavant, fermaient le sanctuaire « et l'ont clos avec des grilles en fer, afin que les fidèle fussent en état de voir hors du choeur les cérémonies du sanctuaire, et empêcher les laïques d'entrer dans le sanctuaire pendant les offices et déranger les prêtres ».

Tout autour du choeur, deux rangs de stalles, en bois de chêne avec moulures. La cloison ou perclose, qui sépare les stalles, est ornée de colonnettes, supportant les accoudoirs. Sous les miséricordes, sont grossièrement sculptés des personnages, représentant différents corps de métiers. Ces stalles étaient occupées par les prêtres communalistes.

A gauche et à droite de l'entrée du choeur, faisant face à l'autel, deux stalles fermées, encadrées de colonnettes, dominent les autres. « C'est la, dit M. Jaloustre, qu'aux jours de grandes fêtes et lors des cérémonies publiques, les consuls trônaient orgueilleux et fiers, revêtus de leur robe et couverts de leur chaperon. » Une clause du traité intervenu entre les communalistes, et le curé Montaigne, en 1749, me laisse quelques doutes a cet égard. Il est dit en effet que : « Le curé Montaigne occupera dans le choeur de l'église la seconde estalle haute, qui est main droite, en entrant dans le choeur par la principalle porte qui fait face à la nèfle de l'église, et la premiére eslalle du même côté sera remplie par le baile de la communauté, et celle du collé gauche Par l'ex-baile du même corps ».

D'un autre côté, en 1739, une contestation s'était élevé entre les communalistes et les consuls pour la place du premier de ces magistrats dans le choeur de l'église Le subdélégué Godivel écrit à ce sujet à l'Intendant :

« que la contestation semble terminée par la conduite de consuls actuels, qui se sont faits un devoir de la céder au célébrant pour recevoir l'encensement pendant le Magnificat. C'est ce que les prêtres demandaient, et on doit d'autant moins le leur refuser que le patron même d'une église ne peut exiger aucuns droits honorifiques par préférence aux prêtres qui font 1'office. L'usage de la Cathédrale est telle qu'on vient de 1'introduire ici, et on assure que Votre Grandeur même y cède sa place en pareil cas ; cette affaire ne pourrait donc tourner qu'à la honte et a la confusion de ceux qui l'avaient entreprise. »

Le grand autel en marbre, placé au fond du sanctuaire, n'offre aucun intérêt.

Un ambon ou jubé, appelé aussi pulpitum, et qu'à Besse on désignait sous le nom de tribune, existait autrefois dans l'église. On sait que l'ambon servait à la lecture publique de l'épître, de 1'évangile et des livres saints. Ce jubé était placé devant la porte principale du choeur. Cette tribune existait encore en 1738. Le 20 avril, les consuls réunirent « le corps de ville » sur la place du Marché-au—Blé. Le châtelain Besseyre, ainsi qu'un grand nombre d'habitants, dénommés au Délibératoire, rédigé par le notaire Rivet, assistaient à 1'asseuib1ée.

Les consuls représentèrent « que M. Antoine-André Messe, prêtre de l'église de Saint-Andre de cette ville, leur avait dit que certains particuliers avaient la dévotion de faire construire la tribune ou jubé de ladite église paroissiale en pierre de taille, et aux deux cottés de la grande porte du choeur y faire faire deux autels, et que les pieuses personnes demandaient pour toute récompense d'avoir leurs tombeaux au—dessous des dits autels et marchepied. Et pour leur donner plus de facilité pour ladite construction, ils demandaient l'agrément de prendre des pierres dans la masure de l'ancienne maison de ville »

L'assemblée fut d'avis d'autoriser M. Messe « à faire reconstruire la tribune ou jubé qui menace une ruine totale, le bois en étant entièrement pourri », et à faire édifier les deux autels. A cet effet, elle permit aux prêtres de prendre toutes les pierres nécessaires « dans la masure de la maison de ville », et aux personnes qui faisaient les frais de ces travaux, d'avoir « leurs tombeaux au-dessous des autels et des marchepieds des dites chapelles ». Je ne sais si ces projets furent exécutés, mais il n'en subsiste aucune trace.

La voûte du choeur et les piliers qui la soutiennent sont ornés de peintures polychromes, exécutées a une époque très récente. Un soleil et les armes réunies des barons de Latour et des Valois sont sculptés sur les deux clefs de voûte.

L'église est éclairée par un oculus, percé au haut du pignon ouest et par une série de fenêtres latérales, ouvrant sur les bas-côtés dans les chapelles adossées. Elles sont à plein cintre, placées haut dans les murs gouttereaux, une à chaque travée. Quelques unes de ces fenêtres sont garnies de vitraux modernes, exécutés à Clermont. Huit chapelles latérales sont adossées à l'église, quatre de chaque côté. Leur construction remonte à des époques différentes. Les deux plus anciennes sont celles qui se trouvent près du choeur, à droite et à gauche. Elles datent du XVIe siècle. Quoique postérieures, les trois chapelles inférieures du sud sont du même siècle.

Les trois chapelles inférieures du côté nord ne remontent qu'au XVIIIe siècle. Pour celles-ci, des documents authentiques nous fixent d'une façon précise sur leur origine Le 15 juin 1738, une assemblée, composée non seulement du corps de ville mais encore des principaux habitants de la paroisse de Besse-en-Chandèze, se tint sur la place du Marché-au-Blé. (...)

L'Assemblée considérant « que la dite église paroissial est petite pour contenir tous les paroissiens et que y ayant quatre chapelles à côté de la nèfle de la dite Eglise à l'aspect du midy et que n'en ayant de l'autre côté qu'une, ça la rendait diforme, en ce qu'il paraissait en entrant un mur, qui obscurcissait beaucoup l'église et que puisqu'il y avait quatre chapelles du côté du midy, il en fallait pour la cymétrie autres quatre du côté de septentrion, tant pour l'augmentation que pour la décoration de la dite Eglise », accepta les propositions et les conditions, formulées par la famille Godivel.

Cette chapelle reçut plus tard le nom de Chapelle du Sacré Coeur. Ce détail nous est révélé par le testament olographe de demoiselle Catherine Godivel, déposé au nombre des minutes du notaire Morin, en décembre 1783. Cette demoiselle, une des fondatrices, y dit : « Je veux et entans qu'après mon décès mon corps soit enterré dans les tombeaux de la chapelle du Sacré-Coeur-de-Jésus, que nous avons fait construire et entretenir ».

Le banc, qui se trouve dans cette chapelle, est resté la propriété de cette famille jusqu'à la mort de son dernier représentant, Paul Godivel, décédé en 1876. La famille Julhiard, alliée des Godivel, en jouit depuis cette époque.

Par la même délibération du 15 juin 1738, Jean Admirat et Pierre Admirat, frères, marchands, et Marie Admirat, femme de Charles Godivel, bailli de Murols et Valbeleix, furent autorisés, aux mêmes conditions, à faire construire une chapelle au nord « vis-à-vis celle qui est dédiée à l'honneur de St—Hubert », et d'y avoir un banc et leur tombeau de famille. C'est ce banc qui est occupé aujourd'hui par la famille Aubergier.

Les communalistes, Antoine Charret et Antoine Ribeyre, bailes de la confrérie de Saint-Blaise, demandèrent l'autorisation d'employer la somme de 200 livres, que possédai cette association, à la construction de la quatrième chapelle inférieure du nord. Cette demande reçut un accueil favorable, et, la somme étant insuffisante, l'Assemblé décida que le supplément du prix serait payé par la marguillerie.

Cette chapelle est encore aujourd'hui dédiée à St-Blaise. Chaque année, une messe y est célébrée, où l'officiant bénit pain et sel, présentés par les cultivateurs et destinés à préserver de maladies les animaux qui le mangent.

La chapelle de 1'est, qui s'ouvre derrière le maître-autel, est consacrée a la Vierge. C'est la que la statue de Vassivière est exposée pendant son séjour à Besse. La construction de cette chapelle ne date que de la fin du XVIIIe siècle.

L'autel roman, qui s'y trouve, est orné de trois bas-reliefs représentant l'Annonciation, la Naissance du Christ et la naissance des Mages. Il y a été placé, il à une trentaine d'années, en même temps qu'ont été exécutées les peintures murales.

Une chapelle bien plus ancienne, mais disparue depuis longtemps, était celle de la confrérie du Saint-Rosaire. Elle était bâtie dans le cimetière, presque adossée au rempart, et défendue par une tour, qui s'élevait encore en 1801, alors que la chapelle ne présentait plus que de ruines. Ce qui en restait fut enlevé pour agrandir le cimetière.

Sa construction devait remonter à une époque trés reculée, car le 21 mai 1626, les consuls « remonstrent que la tour de la chapelle du cimetière est toute en ruine, le couvert tombant en entier, tellement qu'il est besoin de pourvoir a la dite réparation pour empêcher la ruine de la voûte de la dite chapelle ».

En 1889, lorsqu'on procéda au déblaiement de l'ancien cimetière, on retrouva les fondations du mur d'enceinte et une petite crypte, au-dessus de laquelle s'élevait la chapelle du Rosaire. Cette crypte était remplie d'ossements. Deux pierres, ornées de sculptures, qui semblent avoir fait partie des côtés de la porte du petit sanctuaire, ont été retirées du sol, où elles étaient enfouies. Elles ont été conservées et placées sur le terre-plein ménagé autour de l'église.

La coutume pour les familles des riches bourgeois de Besse d'avoir leurs tombeaux dans l'église était ancienne. En 1721, lors de la peste, qui décimait les populations, les consuls, pour éviter tout danger d'insalubrité, défendirent aux habitants de faire enterrer leurs parents « dans les tombeaux de l'église et de la chapelle du Rosaire », et aux sacristains, préposés à l'ouverture des tombeaux, « de les laisser ouvrir sous peine d'amende et de prison ». Trois ans après, cette prohibition subsistait encore, et, malgré les réclamations des propriétaires, les prêtres s'opposaient à toute ouverture des caveaux funèbres.

La réclamation fut portée devant l'Assemblée du corps de ville le 20 janvier 1724. La délibération qui en résultat porte : « Comme la maladie a cessé dans toutes ces provinces et qu'il n'y a nul danger de contagion, messieurs les prêtres de cette ville, se prévalant de cette deffence verbale, n'auraient voulu depuis que la maladie a cessé et qu'il en a été fait des actions de grâce, de ce que Dieu seul a voulu préserver de la contagion, laisser faire ouverture d'aucuns tombeaux dans l'église de Besse, sans doute pour priver chacun des habitants d'être inhumé dans les tombeaux, qui peuvent leur appartenir dans la dite église, et qu'ils ont fait à leurs frais et dépens, lorsque le pavé de la dite église fut fait tout à neuf ».

L'Assemblée autorisa les propriétaires à faire inhumer dans les caveaux leurs parents et amis, comme ils le faisaient auparavant. De plus, elle enjoignit aux sacristains d'ouvrir ces tombeaux à la première réquisition qui leur serait faite. En cas de refus, les propriétaires pouvaient faire procéder à cette ouverture par qui bon leur semblerait et « le cas échéant, le corps consulaire nommerait d'autres sacristains et les autres seraient privés de leurs droits ».

la cloche

La cloche sert de guide au voyageur égaré au milieu des neiges. M. Bouillet, membre de l'Institut des Provinces, inspecteur divisionnaire de la Société française d'archéologie, à Clermont-Ferrand, nous dit que, dans les montagnes de l'Auvergne, il est d'usage de sonner les cloches de cinq à six heures du soir, jusqu'à onze heures ou minuit, lorsque la campagne est couverte de neige, poussée et agitée par le vent. C'est ce qu'on appelle l'Ecyre.

Nous avons appris du R. P. Pierre Marquis, prieur du monastère du Grand-Saint-Bernard, que, à une distance de quarante minutes du couvent, il existe une cantine possédant une cloche que l'on sonne, dans le but de secourir et de ramener, dans le sentier, le voyageur attardé. Cette cloche lui rend l'espérance et le courage qui l'abandonnaient, et lui fait chasser le perfide sommeil qui l'engourdissait au moment du danger.

Avant 1793, Besse-en-Chandesse possédait une cloche du poids de 30000 livres. Cette cloche, qui était dans une des tours de l'église, était, en hiver, mise en branle à chaque demi-heure, pour guider les voyageurs qui traversaient ces contrées montagneuses. Dans le canton de Saint-Beat, en hiver, à dix heures du soir, on sonne les cloches pour les voyageurs attardés, et, pendant l'été, à la même heure, pour les pasteurs égarés par les brouillards qui règnent dans ces montagnes. C'est ce qu'on appelle le Rondement.

Dans ces mêmes contrées, ainsi que dans celles du Puy-de-Dôme, en hiver, on sonne l'Angélus à huit heures

Source : Les cloches du Pays de Bray par Dieudonné Dergny 1863.

photo pour Eglise Saint-André

Localisation et informations générales

  • identifiant unique de la notice : 102236
  • item : Eglise Saint-André
  • Localisation :
    • Auvergne
    • Puy-de-Dôme
    • Besse-et-Saint-Anastaise
  • Code INSEE commune : 63038
  • Code postal de la commune : 63610
  • Ordre dans la liste : 4
  • Nom commun de la construction :
    • La dénomination principale pour cette construction est : église
  • Etat :
    • L'état actuel de cette construction ne nous est pas connue.

Dates et époques

  • Périodes de construction :
    • Nous n'avons aucune informlation sur les périodes de constructions de cet édifice.
  • Date de protection : 1886/07/12 : classé MH
  • Date de versement : 1993/08/26

Construction, architecture et style

  • Materiaux:
    • non communiqué
  • Couverture :
    • non communiqué
  • Materiaux (de couverture) :
    • non communiqué
  • Autre a propos de la couverture :
    • non communiqué
  • Etages :
    • non communiqué
  • Escaliers :
    • non communiqué
  • Décoration de l'édifice :
    • Le décor est composé de : 'sculpture'
  • Ornementation :
    • non communiqué
  • Typologie :
    • non communiqué
  • Plan :
    • non communiqué

Monument et histoire du lieu

  • Eléments protégés MH (Monument Historique) :
    • Notre base de données ne comprend aucun élément particulier qui fasse l'objet d'une protection.
  • Parties constituantes :
    • non communiqué
  • Parties constituantes étudiées :
    • non communiqué
  • Utilisation successives :
    • non communiqué

Autre

  • Divers :
    • Autre Information : 1992
  • Photo : 1b42f54ffb45fbdacce2956e2e419b5d.jpg
  • Détails : Eglise : classement par arrêté du 12 juillet 1886
  • Référence Mérimée : PA00091894

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien

photo : pierre bastien