Château de Carheil (ancien) à Plesse

Château de Carheil (ancien) à Plesse
(Château de Carheil (ancien), plesse)

bâtiment classé.

Informations structurelles

Château de Carheil (ancien), Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Château de Carheil (ancien)' à plesse (loire atlantique 44630). plesse, loire atlantique

Localisation et informations générales

  • identifiant unique de la notice : 70980
  • item : Château de Carheil (ancien)
  • Localisation :
    • Pays de la Loire
    • Loire-Atlantique
    • Plessé
  • Code INSEE commune : 44128
  • Code postal de la commune : 44630
  • Ordre dans la liste : 2
  • Nom commun de la construction :
    • La dénomination principale pour cette construction est : château
  • Etat :
    • L'état actuel de cette construction ne nous est pas connue.

Dates et époques

  • Périodes de construction : 2 différentes époques marquent l'histoire du lieu.
    • 19e siècle
    • 2e quart 19e siècle
  • Années :
    • 1845
    • 1846
  • Date de protection : 1980/12/31 : classé MH
  • Date de versement : 1993/11/22

Construction, architecture et style

  • Materiaux:
    • NC.
  • Couverture :
    • NC.
  • Materiaux (de couverture) :
    • NC.
  • Autre a propos de la couverture :
    • NC.
  • Etages :
    • NC.
  • Escaliers :
    • NC.
  • Décoration de l'édifice :
    • NC.
  • Ornementation :
    • NC.
  • Typologie :
    • NC.
  • Plan :
    • NC.

Monument et histoire du lieu

  • Eléments protégés MH (Monument Historique) :2 éléments font l'objet d'une protection dans cette construction :
    • chapelle
    • décor intérieur
  • Parties constituantes :
    • NC.
  • Parties constituantes étudiées :
    • NC.
  • Utilisation successives :
    • NC.

Autre

  • Divers :
    • Autre Information : propriété d'une société privée 1992
  • Photo : 4a6513d910d75b0ae887331f2102045d.jpg
  • Détails : La chapelle en totalité y compris le décor intérieur (cad. M 1023) : classement par arrêté du 31 décembre 1980
  • Référence Mérimée : PA00108768

Personnes impliquées dans la construction

Contenu correspondant

Découvrez une sélection de pages qui pourrait compléter votre lecture.

Contributions des internautes

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Envoyer un mail à l'auteur de cette photo pour plus d'information
Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
axelis2 propose pour l'histoire de ce monument :

le prince de Joinville achète Carheil, et ses dépendances. Trente ans plus tard, les trois gendres de Guillet de la Brosse : Arnous-Rivière, Levesque du Rostu et La Rochefoucauld étaient fixés à Fresnay, l'Epinay et Pont-Forêt. Le château de Carheil devient la propriété des comtes de La Motte et Armand, titulaires également de Bogdelin. En effet, Carheil avait été acquis d'abord par Pauline de Guaita, épouse de Robert de Mesmy, puis ensuite par Charles Gourlez, baron de La Motte. Charles de la Motte mourut à Carheil, en 1885, laissant toute une postérité, dont Maurice, châtelain du Bogdelin.


Note : La guerre qui vient de se terminer a causé des ruines innombrables sur le sol de notre Département et, ici-même, dans notre ville, la vue ne peut s'accoutumer devant tant de destructions. Mais si nos cités urbaines ont souffert de la cruauté des hommes, nos campagnes ont aussi payé un lourd tribut aux combats qui se sont déroulés pour la libération de notre patrie. Nous sommes au mois d'août 1944, l'Allemand ne veut pas abandonner le sol qu'il occupe depuis quatre longues années, et espérant toujours un retour en masse de ses forces, il s'accroche à notre zone côtière.

Au cours de l'automne et de l'hiver, le front se stabilise à quelques vingtaines de kilomètres de Nantes et le château de Carheil se trouve placé entre les avant-postes français et allemands, dans cette zone de terrain qui n'est à personne. Les patrouilles des deux partis le visitent et le pillent ; on raconte même, que faisant trêve devant le Dieu Bacchus, les adversaires vont à tour de rôle s'emparer des bonnes bouteilles enfermées dans les caves du château.

Le fait certain est que le vin fut pris aussi bien par les Français que par les Allemands. Mais au début de janvier 1945, le 9, si nos renseignements sont exacts, le feu fut mis au château, anéantissant une bibliothèque magnifique, des meubles de grande valeur, des tapisseries de Haute Lice, des tableaux de Maîtres et un buste du célèbre sculpteur Houdon. Cette perte est irréparable, la rampe d'escalier, dite de Coislin, les boiseries, tout a été détruit par le feu. Les caves renfermaient des vins de Bordeaux, de Bourgogne et tous les crus français et étrangers. Maintenant à l'endroit où s'élevait ce beau château on ne voit plus que des ruines chancelantes fréquentées par les corneilles et les renards. Pendant plusieurs mois les escarmouches devaient se poursuivre autour de Carheil. Près de la ligne de Plessé fut tué le lieutenant Charbonneau, des F.F.I. de la Loire-Inférieure.

Le château de Carheil consistait en un grand château de style Louis XIII, composé d'un grand corps de logis, flanqué de deux pavillons doubles. Il fut construit de 1659 à 1668, par Pierre Poirier, entrepreneur à Redon, sur les plans de l'architecte Corbineau. Le château fut remanié en 1840 par le prince de Joinville et enduit d'un crépissage imitant des rangées de briques. Ce fut lui aussi qui construisit la chapelle actuelle, échappée par miracle à l'incendie, mais portant cependant les traces des balles.

Les vitraux, dessinés par Ingres, représentent les membres de la famille d'Orléans. L'ancienne chapelle se trouvait à l'extrémité du jardin potager, et a été convertie en orangerie. Carheil a donné son nom à une antique famille féodale, encore représentée de nos jours.

Tandis que le Duc de Bretagne, Alain-le-Grand, tenait sa cour à Plessé, au castellum Sei, ses guerriers fondèrent des petites places fortes qui s'appelèrent Carheil, Larivière, l'Epinay. En 919, 920 et 921, les invasions normandes ruinèrent le territoiae du castellum Sei, et ensuite la guerre de Cent Ans vint y apporter de nouveaux ravages.

Ce n'est qu'au début du XVème siècle que nous trouvons pour la première fois mention de Carheil : Jeanne de Carheil, fille du seigneur du lieu, épouse en 1407, le chevalier Guillaume Giffart, d'une maison chevaleresque de Bretagne.

Le seigneur de Carheil avait droit de juridiction, Haute, moyenne et basse justice, gibet patibulaire à trois piliers, bancs et accoudoirs dans le choeur de l'église de Plessé, prééminence, chapelle, litre seigneuriale et pierre tombale. Il était le premier seigneur prééminencier après celui de Fresnay. Il avait droit aussi de soule et de quintaine.

Par lettres enregistrées au Parlement de Bretagne, en date du 14 juillet 1659, le roi de France érigea la terre de Carheil en « Vicomté » sous le nom de Carheil, en faveur de Pierre du Cambout de Coislin. La haute justice de Carheil s'exerçait au bourg de Guenrouet et comprenait en presque totalité cette paroisse, elle s'étendait aussi sur Plessé, Bouvron et Quilly. Le roi donna au seigneur de Carheil le droit de tenir deux foires, l'une le jour de Saint Justin à Guenrouet, l'autre le Lundi de la Pentecôte au village de Larré.

Les seigneurs du lieu étaient aussi patrons et fondateurs de la chapelle de Larré, où ils aimaient à se faire enterrer. Le 12 mai 1619, Michel de Carheil fonde deux messes par semaine, l'une le mardi, en la chapelle de Carheil, l'autre le vendredi, en celle de Larré, sous l'invocation de Saint Roch et Saint Justin.

Les premiers seigneurs de Carheil appartiennent à la maison du même nom et cinq générations s'y succèdent. Michel de Carheil, marié à Jacquette de Kerveno eut une fille unique qui épousa le 3 juillet 1619 Jérôme du Cambout de Coislin, chevalier de l'ordre du roi, gouverneur des châteaux de Rhuys et de Suscinio, fils de Louis, chevalier des ordres du roi, gouverneur des Iles d'Oléron et de Gilette du Puy du Fou.

Jérôme de Cambout de Coislin, appartenait à une branche cadette de cette maison de Coislin, titre marquis et duc de Coislin, qui s'éteignit en 1733 en la personne de Henri-Charles, duc de Coislin, évêque de Metz, membre de l'Académie Française. Héritier de la bibliothèque du chancelier Séguier, il la légua à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

L'hôtel de Coislin, situé à Paris place de la Concorde, abrite en 1946 le ministère des Affaires Etrangères. Ce fut en faveur de son fils René que la terre de Carheil fut érigée en vicomté. Celui-ci épousa à Vigneux, le 29 juin 1649. Jeanne Raoul de la Guiborgère, fille de Jacques, maire de Nantes, puis évêque de La Rochelle, après la mort de sa femme Jeanne Charette de Montbert. Ce fut le père de la mariée qui célébra lui-même le mariage. Leur fils Jacques du Cambout de Coislin, vicomte de Carheil, marquis du Cambout, colonel du Régiment de Dragons de Bretagne, brigadier de dragons en 1693, suivit Catinat en Savoie et en Piémont et fut tué à la bataille de Carpi le 10 juillet 1701.

Son coeur, enfermé dans une boîte de plomb, fut apporté dans l'église de Guenrouet et placé dans un tombeau de forme pyramidale, démoli au début de la Révolution, en 1790. Charles-Georges-René, marquis du Cambout de Coislin, colonel des grenadiers de France en 1751, fut maréchal des camps et armées du roi. Il épousa Marie-Adélaïde de Mailly Rubempé, et fit exécuter la rampe en fer forgé du grand escalier de Carheil, à ses armes et à celles de sa femme, avec les attributs de ses insignes de maréchal de camp. Ce chef-d'oeuvre de ferronnerie a disparu lors de l'incendie du château de Carheil en janvier 1945.

Pierre-François du Cambout de Coislin, comte de Carheil, marquis de Coislin, baron de Keraveon, fut député de la noblesse de Bretagne aux Etats Généraux en 1788. Il émigra en 1791 et mourut au château de Carheil le 22 avril 1817. Il épousa à Nantes en 1766 Charlotte Charette de Briord, fille de Joseph et de Anne-Louise Portier de Lantimo, dont sont nés : Pierre-Louis du Cambout, marquis de Coislin, comte de Carheil, émigré en 1791, qui fit la campagne à l'armée des Princes, et sous la restauration fut député de la Loire-Inférieure, maréchal de camp et pair de France. Il prit une part active aux soulèvements de 1815 et de 1832. Il possédait une meute réputée en Bretagne, avec son beau-frère le comte du Botdéru.

On raconte qu'un loup levé en forêt du Gavre, fut pris près de Versailles ; lorsque la nuit survenait, chasseurs et animal de chasse se reposaient pour recommencer le lendemain. Sophie du Cambout de Coislin épousa le comte du Botdéru, maréchal de France et pair de France, elle habitait le château de Keraveon et on la surnommait « l'Amazone Morbihannaise » ; elle prit une part importante eux événements de 1815 et de 1832. Agathe du Cambout de Coislin épousa le 26 septembre 1801 César de Soussay de la Guichardière. Celui-ci fit la campagne d'Espagne en 1823 et commanda l'attaque du Trocadéro, dont le palais de Chaillot actuel rappelle le souvenir.

Il fut créé vicomte de Soussay par lettres du roi en date du 6 septembre 1828, avec érection de la terre de la Guichardière en majorat. Pierre-Adolphe du Cambout, marquis de Coislin, comte de Carheil, né le 24 janvier 1805, fut le dernier de sa famille. Il coopéra au soulèvement de la Duchesse de Berry en 1832 et le château de Carheil abrita l'état-major clandestin des légitimistes Bretons.

Condamné à mort en 1832, il profita de l'amnistie qui survint quelques années plus tard, et s'engagea, bien qu'âgé de 65 ans, en 1870, dans la Légion des Volontaires de l'Ouest. Il combattit à Loigny et au Mans et fut décoré de la médaille militaire et chevalier de la Légion d'Honneur, pour faits de guerre. De son mariage avec Elisabeth Savary de Lancosme, qu'il avait épousée en 1828, il eut deux filles, la comtesse de Valon d'Ambrugeac et la marquise de Nieul, dont la petite-fille était Madame la comtesse de La Ruelle.

Complètement ruiné à la suite des événements de 1832, le château de Carheil fut vendu au Prince de Joinville, fils de Louis-Philippe Ier, roi des Français, tandis que la marquise de Coislin, comtesse de Carheil, se retirait dans le manoir voisin de Buhel. Louis-Philippe avait délégué son fils le Prince de Joinville afin de répandre en Bretagne les idées de la branche d'Orléans et contrebattre les tenants légitimistes de la monarchie des Bourbons. En même temps que Carheil, le prince de Joinville achetait la forêt de Paimpont. Il créa une meute et un équipage de chasse et essaya en vain de rallier à la cause des d'Orléans, la noblesse de cette contrée de la Bretagne, toute dévouée à Henri V.

Le ralliement ne devait s'opérer qu'après la mort du comte de Chambord. On doit au prince de Joinville le rajeunissement de la façade du château, qu'il fit enduire d'un revêtement imitant les briques, des améliorations intérieures et la construction de la chapelle, dont les vitraux, tirés des cartons d'Ingres, représentent les membres de la famille d'Orléans.

Mais la révolution de 1848 vint chasser Louis-Philippe et sa famille, hors de France, et le château de Carheil fut vendu au comte Gourlez de la Motte. La famille de la Motte fit d'importantes réparations intérieures au château de Carheil et surtout procéda au défrichement des bois et des terres incultes. On lui doit la construction d'un grand nombre de métairies ; le château de Bogdelin, en Guenrouet, fut bâti par le comte de la Motte et devint un partage de Carheil.

En, 1923, Mme la comtesse de la Motte, née Anne de Montaigu, vendit la terre de Carheil à des marchands de biens et le château fut acheté par le comte Jacques Armand et sa femme, née Levesque du Rostu. Le comte Jacques Armand exécuta des transformations importantes à Carheil, à l'intérieur du château et à l'extérieur. Il créa un château d'eau, éolienne en ciment et en fer, que les Allemands firent sauter en 1945. Il agrémenta le parc avec des statues, provenant de Maubreuil, en Carquefou, et surtout meubla le château avec un mobilier d'une très grande valeur.

Mais la guerre survenue et devant l'incertitude de notre époque, le comte Jacques Armand revendit Carheil en 1943 à M. Lefièvre-Binet, mais garda la jouissance du château jusqu'à la fin des hostilités. Cependant la cruauté des hommes devait faire disparaître cette belle demeure. Le château renfermant tant de richesses exaspérait-il les idées égalitaires de notre époque ?

Toujours est-il qu'au début de janvier 1945 il fut complètement anéanti par le feu, au cours des événements de guerre. En relevant l'histoire de cette demeure, nous sommes frappés devant la fatalité qui semble y être attachée, ruine des Coislin, exil du prince de Joinville et pour terminer, l'incendie du château (Le Marquis De Goué - 1946).


informations prisent sur l'histoire du patrimoine de Plessé

Note du webmaster PdF.com: voir www.infobretagne.com pour le détail de cette citation d'Axelis2.

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Description par axelis2 :

Ce qu'il reste de l'emplacement du chateau, photo prise a l'ocasion d'une journée du patrimoine.

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Description par axelis2 :

l'esplanade où s'élevait le château

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
axelis2 propose pour l'histoire de ce monument :

Pour la petite histoire du château, il est dit par les anciens de la commune que le château de Carheil n'aurait pas été détruit par les allemand durant la dernière guerre, mais serait le résulta d'une soirée un peu trop arrosée par les maquisards dans le château et que le feu aurait pris sur les tentures du salon.

Il faut savoir aussi qu'au début de la gueurre les sous-terrains du château cachaient les archives de la commune.

Le sous-terrain traversait le canal pour sortir sur la commune de Guérouet

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Description par axelis2 :

ancienne vue prise de l'esplanade " René DU CAMBOUT "

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Description par axelis2 :

vue actuelle de l'allée principale dite "La Grande Allée" pour se prolonger sur "l'allée de La Colonne"

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Description par axelis2 :

vue sur l'esplanade de face où siégeait le château on remarque les deux étangs de chaque coté de l'allée qui sont toujours existant

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Description par axelis2 :

vue sur un des étangs

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Description par axelis2 :

Dépendances du château rénovées, accueillant au 1er étage le logement du gardien du domaine.

Dans les années 1970/1980 le RDC abritait une crêperie dont les cuisines se trouvaient sur l'aile gauche.

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Description par axelis2 :

Actuellement le RDC ainsi que l'aile droite sont agencés en salle de réception.

axelis2 propose pour l'histoire de ce monument :

Quelques extrait du journal inédit de Louis Bizeul (1785 1861) relatant la vie des différents propriétaires du château.

Le 23 mai 1815, la division de l'Armée royaliste, commandée par le comte de Coislin du château de Carheil-en-Plessé, est entrée à Blain, et le drapeau tricolore a été arraché et mis en pièces.

Carheil, en Plessé, passe des Coislin, au Prince de Joinville, frère du duc d'Aumale, détenteur de Châteaubriant avec les l'or ts.

la journée du 11 octobre 1842 du prince de Joinville au château.

.11  octobre, le prince de Joinville est arrivé à neuf heures du matin au château de Carheil; il était en compagnie de M. de La Haie-Jousselin du château du « Fond des Bois », en Derval.  Le prince est monté sur la jument de mon fils Sévère et il a parcouru le parc avec nous, en écoutant toutes nos descriptions.  Puis il est parti seul, au galop, en direction de Saint-Gildas des-Bois; il voulait découvrir les environs.  Il est revenu pour midi et demi à Carheil, nous avons déjeuné, et il est reparti pour Nantes à 15 heures.

La marquise douairière est allée se reposer au château de Quéhillac en Bouvron, où elle se trouve plus tranquille qu'à Carheil, car les pourparlers de cette vente lui font deuil; elle avait tout fait pour garder ce domaine. 16 octobre, une lettre du marquis de Coislin nous apprend la vente définitive de Carheil moyennant un million cinq cent mille francs.
Le chagrin de Madame sa mère est grand; c'était une Charette qui n'abandonnait ses biens et leurs privilèges qu'à regrets.  Une bonne partie des meubles a été cédée au Prince de Joinville; le reste sera vendu aux enchères ou transporté au manoir de Buhel, en Plessé.  J'ai réussi à fournir un beau salon Louis XVI avec fauteuils, à mon ami Camille Mellinet pour 800 francs.

30 octobre, Messieurs Chardon et Baudot, inspecteurs de la Forêt du Gâvre, sont venus prendre possession de la terre de Carheil au nom du Prince de Joinville qui sera désormais voisin de son frère le duc d'Aumale, propriétaire des forêts qui entourent Châteaubriant.  Je rassemble tous les titres de Carheil et j'irai les porter à Paris prochainement.
Madame de Coislin toujours triste vient de partir à La Desnerie, chez ses amis les de Sesmaisons.

15 novembre, Lefranc, architecte de Paris est arrivé à Carheil; il dressera le plan des modifications ordonnées par le prince de Joinville; la chapelle sera réparée; une translation des restes des Coislin est prévue, les corps des deux enfeus s'en iront au cimetière de Plessé.

Le prince de Joinville est le 3°fils de Louis Philippe

Note du webmaster PdF.com : pour plus d'information consultez bizeul.

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Description par axelis2 :

vue du derrière de l'aile droite

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Description par axelis2 :

prince de Joinville

Château de Carheil (ancien) à Plesse. par axelis2
Château de Carheil (ancien), plesse
Description par axelis2 :

marquise de Coislin


Source: base Mérimée et contribution des internautes.

Les images proposées par les contributeurs du site le sont à la seule condition qu'ils soient les propriétaires du cliché. En cas de constat d'usurpation des droits d'auteur, merci de nous contacter.

Participez au complément de la base patrimoine

partager Vous disposez de photos anciennes ou récentes de ce monument, vous connaissez ce monument et souhaitez partager vos photos, connaissances, anecdotes le concernant, cliquez ici.

Le but affiché du site est de conserver la mémoire collective du patrimoine les interventions des utilisateurs sont offertes à la communauté.