Ancien moulin de Touvoie à Rochecorbon

Ancien moulin de Touvoie à Rochecorbon
Crédit photo : tfusalba (Ancien moulin de Touvoie, rochecorbon)

bâtiment classé.

Informations structurelles

Ancien moulin de Touvoie, Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Ancien moulin de Touvoie' à rochecorbon (indre et loire 37210). rochecorbon, indre et loire

Localisation et informations générales

  • identifiant unique de la notice : 64685
  • item : Ancien moulin de Touvoie
  • Localisation :
    • Centre
    • Indre-et-Loire
    • Rochecorbon
  • Code INSEE commune : 37203
  • Code postal de la commune : 37210
  • Ordre dans la liste : 1
  • Nom commun de la construction :
    • La dénomination principale pour cette construction est : moulin
  • Etat :
    • L'état actuel de cette construction ne nous est pas connue.

Dates et époques

  • Périodes de construction : 2 différentes époques marquent l'histoire du lieu.
    • 16e siècle
    • 2e quart 16e siècle
  • Année : 1535
  • Date de protection : 1952/05/27 : inscrit MH
  • Date de versement : 1993/09/14

Construction, architecture et style

  • Materiaux:
    • NC.
  • Couverture :
    • NC.
  • Materiaux (de couverture) :
    • NC.
  • Autre a propos de la couverture :
    • NC.
  • Etages :
    • NC.
  • Escaliers :
    • NC.
  • Décoration de l'édifice :
    • NC.
  • Ornementation :
    • NC.
  • Typologie :
    • NC.
  • Plan :
    • NC.

Monument et histoire du lieu

  • Eléments protégés MH (Monument Historique) :5 éléments font l'objet d'une protection dans cette construction :
    • élévation
    • toiture
    • grange
    • fontaine
    • BATIMENT
  • Parties constituantes :
    • NC.
  • Parties constituantes étudiées :
    • NC.
  • Utilisation successives :
    • NC.

Autre

  • Divers :
    • Autre Information : propriété d'une personne privée 1992
  • Détail :
    • Les façades et les toitures des bâtiments d' habitation et de la grange
    • la fontaine sise dans le jardin : inscription par arrêté du 27 mai 1952
  • Référence Mérimée : PA00098047

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Description par tfusalba :

Le moulin de Touvoie est un ancien logis seigneurial des XII et XVI° siècle, construit sur un site gallo-romain. Il a été transformé en moulin à la fin du XVI°, sans doute parce que le moulin originel, construit en bois, a été détruit. On a alors décidé de transporter le moulin à l'intérieur du bâtiment principal pour ne pas avoir à le reconstruire. Au début du XX° sièlce, les propriétaires redonnèrent à la demeure son aspect initial d'avant 1685.

Son parc abrite la célèbre source de Jouvence, que Saint-Martin fit jaillir, et qui donne, selon la légende, la jeunesse éternelle. Louis XI, Diane de Poitiers, Gabrielle d'Estrées (favorite d'Henri IV) et Jeanne d'Arc vinrent y boire. On y trouve également un if vieux de plus de 300 ans, un martinet de forge unique du XI° siècle et d'autres éléments remarquables.

Enfin, Jean Cocteau y tourna "la Belle et la Bête" en 1945, avec Jean Marais.

La propriétaire, Mme Maupas, est la veuve de Philippe Maupas, médecin chercheur, inventeur du vaccin contre l'Hépatite B.

Il est classé à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1952. Une association visant à le restaurer et à y développer des actions culturelles est en cours de création.

 

tfusalba propose pour l'histoire de ce monument :

A l'époque gallo-romaine, une grande villa se dressait déjà à l'emplacement du moulin. Le moulin fut rattaché à l'Abbaye de Marmoutier, où moines et habitants de Rochecorbon venaient moudre le grain pour faire leur pain. On raconte que c'est saint Martin qui y fit jaillir une source qui apportait la jeunesse à quiconque la buvait. Les vertus de cette eau magique se transmirent au fil des siècles. Au XIX° siècle, on imagina transformer le moulin en lieu de cure thermale. Il y a quelques années, les religieuses de l'abbaye de Marmoutier venaient encore puiser l'eau à la source. Les façades et les toitures des bâtiments d'habitation et de la grange, la fontaine sise dans le jardin sont inscrits aux monuments historiques par arrêté du 27 mai 1952

Le moulin de Touvoie est constitué de deux bâtiments accolés. Le plus petit, situé près de la route et orienté Nord-Sud, est aussi le plus ancien. Sur la façade Sud, une tour octogonale est implantée à la jonction des deux constructions. La flèche de la tour ainsi que la girouette ont été refaites. L’avant dernier propriétaire fit quant à lui supprimer la partie de la charpente qui reliait le haut de la tour au deuxième grenier. Toujours sur la façade Sud, deux ferrures identiques sont installées. Elles représentent un animal fabuleux, orné de cornes, tel le Minotaure de la mythologie. Leur anneau ciselé servait à attacher les chevaux. Le plus grand bâtiment possède à son angle Est une corniche en pierre de taille qui ressemble à un modèle utilisé au XVIIème siècle. Toutefois, la simplicité de l’élément sculpté peut laisser penser qu’elle est antérieure à cette date. Touvoie aurait donc été un précurseur architectural en Touraine.

Le bief, encore présent, amenait l’eau de la Bédoire à hauteur de l’étage par un conduit de bois posé sur pilotis qui la dirigeait sur les godets de la roue, installée dans l’actuelle salle à manger du logis, côté pignon Nord-Est. Cette pièce servait également de logement au meunier qui pouvait surveiller le débit jour et nuit. On trouve trace de ce moulin aménagé dans un logis sous Louis XIII. Le canal d’amenée, par son orientation, utilisait la force de la pesanteur pour accroître la vitesse de l’eau et augmenter la puissance exercée sur la roue, l’eau s’engouffrant dans les augets en prenant une vitesse supérieure à l’écoulement du ruisseau. L’eau était ensuite évacuée sous la maison et rejoignait le ruisseau en contre-bas, près de la fontaine de Jouvence.

 L’origine du nom de Touvoie est source de plusieurs interprétations :

Toute voye (toutes voies) aurait pu indiquer une obligation de passage faite aux marcheurs d’emprunter le chemin qui menait vers l’abbaye de Marmoutier, la reliant à la grange de Meslay, pour ensuite traverser la Loire par bateau.

 Mais Tou(te)voie peut aussi être interprété comme taut ou tolt voie « celui qui barre la route, fait obstacle », taut  ou tolt étant la 3ème personne de l’ancien verbe tolir (du latin Tollere), Tolir la voie signifiant « barrer la route à quelqu’un ».

 Quoiqu’il en soit, le moulin de Touvoie est situé sur un ancien axe principal qui permettait jadis de rejoindre les bords de la Loire en suivant la vallée de la Bédoire, protégée en toutes saisons de la météo et des vues.

 Les différents propriétaires

A l’origine, Touvoie était un logis seigneurial, transformé en moulin à eau sans doute après la disparition du moulin qui devait se trouver à proximité. Les premiers écrits attestant de son existence remontent en 1225, date à laquelle Jehan de Faye, archevêque de Tours, constate la donation du « Molendinus de Tavoie » à l’église par Geoffroy de Parilly.

Puis, un acte du 15 juillet 1390 concerne le Clos du moulin de Touvoie. A partir de cette époque, les propriétaires n’y habitent plus et le donnent en location à des meuniers.

Le 07 avril 1685, Dame Perrine Gaultier, veuve de Claude de Rasilly, chevalier, seigneur de Beaumont et Velors, Amiral des armées du Roi, « donne à ferme » le moulin de Touvoie et ses droits de banalité sur plusieurs paroisses, au Duc de Luynes.

Au début du XVIII° siècle, le moulin est la propriété de Mme Marie Bigor, veuve d’André Thomas Coudreau, écuyer et conseiller du Roi, prévôt général de Touraine et du Loudunois. Le 22 août 1737, la dame s’engage à payer une rente à l’église à cause de la chapelle Sainte- Catherine.

Le 25 août 1743, André Thomas de Gébert, seigneur de Noyant, grand prévôt des Haut et Bas Poitou, fait l’acquisition du moulin après la mort du meunier.

Il est reçu en héritage par Louise Magdeleine de Gébert et son mari Antoine Félix Dabsac et, le 23 mai 1743, loué à Jacques Olivier Flosseau. Puis, Madame, Dabsac, veuve, vend le moulin qui est acheté le 8 Nivôse de l’An V (28 décembre 1796) par Gatien Aubert qui l’avait en location depuis 1786.

Le 154 Thermidor an XI ( 3 août 1803), Jean Gangneux est déclaré adjudicataire par jugement du tribunal.

Le 30 avril 1824, Alexandre Gay en devient propriétaire.

Le 05 juin 1859, Jean Gangneux et Marie Perruchot le rachètent, après la mort d’Alexandre Gay.

En 1929, M. et Mme Lecour – Lorenzi en deviennent les propriétaires. Ils opèrent alors une restauration profonde des bâtiments et des jardins.

En septembre 1945, le tournage de « La Belle et la Bête », film de Jean Cocteau, a lieu dans les jardins du moulin.

En 1960, un projet de lotissement est avorté. Il aurait défiguré l’ensemble du domaine.

Enfin, en 1972, M. et Mme Maupas l’acquièrent. Mme Maupas y réside toujours.

 Une restauration exceptionnelle.

Le moulin de Touvoie a bénéficié d’une restauration de qualité, effectuée par les différents propriétaires des lieux. C’est Eugène Devernois, architecte à Tours, supervisa la restauration au siècle dernier. Voilà ce qu’il disait du moulin :

« Ce que l’on appelle encore aujourd’hui sous cette appellation est l’exemple certainement très rare, d’un logis seigneurial détourné de bonne heure de sa destination primitive pour une vocation artisanale qu’il conservera jusqu’à nos jours, avant de redevenir actuellement ce qu’il fut à l’origine : une agréable résidence !

Il apparaît en effet indéniable que l’immeuble n’avait pas été construit pour être un moulin. Il fallut aménager artificiellement au Nord un bief pour amener l’eau du ruisseau sur le flanc du coteau. De là, utilisant une déclivité naturelle qu’elle enjambait, une canalisation en bois pénétrait par une fenêtre dans l’extrémité orientale du logis où furent installées la roue et les meules. L’eau ressortait sous la maison au Sud, formant un ruisselet. 

D’anciennes cartes postales montrent que tout caractère architectural avait pratiquement disparu. La nécessité de disposer de vastes greniers avait conduit à diviser le comble en deux niveaux à la construction ce qui permettait facilement la haute charpente en carène de navire inversée. Pour atteindre la partie supérieure, l’escalier à vis de bois et noyau creusé d’une main courante fut prolongé de quelques degrés, conduisant à un passage dont le toit était à la hauteur du faite et de l’extrémité de la flèche.

Ce que nous voyons donc maintenant est le résultat d’une profonde et habile restauration moderne des deux corps de logis perpendiculaires effectuée après 1929. 

Les baies du premier étage ont toutes retrouvé leurs meneaux et celle du centre, plus étroite, sa traverse de pierre. Le rez-de-chaussée qui avait été complètement dénaturé a été entièrement restructuré dans le même style.

Il en a été de même, au Nord, où le mur goutterot a seul gardé sa lucarne à gâble aigu. La tour polygonale, ceinturée aux deux tiers de sa hauteur par un cordon, a retrouvé toute son élégance (…). Le double grenier n’a pas moins été conservé et rendu accessible de l’intérieur par une échelle de meunier. L’écoulement des eaux entre les deux bâtiments se fait à chaque extrémité par une gargouille en forme d’animal, l’une d’elles étant accolée à la face occidentale de la tour. Au levant, l’axe du pignon à rondelis est flanqué d’un mince contrefort à ressaut, tandis qu’un autre plus court et plus massif, amorti en glacis, épaule l’angle sud-est. »

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Source: base Mérimée et contribution des internautes.

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