Cathédrale Saint-Pierre de Maguelonne (ancienne) à Villeneuve les maguelone

C'est à Villeneuve-les-Maguelonne que M. Germain fixe la résidence des évêques de Maguelonne après la ruine de cette ville. Au onzième siècle, l'évêque Arnaud entreprit de relever l'ancienne cathédrale; il rétablit et restaura l'église, entoura la ville de Maguelonne de murailles, fit construire des maisons et fonda une nouvelle ville qu'il alla habiter avec ses chanoines en 1037; il soumit son chapitre à la règle de Saint-Augustin et pourvut libéralement à sa subsistance. Il acquit à l'usage des chanoines l'étang de Maguelonne avec sa pêcherie, puis il les dota de terres, à Villeneuve et à Cocon, propres a leur fournir des aliments nécessaires en fruits et en légumes avec un moulin sur la Mosson. Afin de mettre la ville à l'abri des pirateries sarrasines, il ferma l'ancien grau qui, en servant de port à Maguelonne, pouvait donner accès à l'ennemi ; il en ouvrit un autre moins périlleux, conduisant à un nouveau port mieux abrité et relia l'île à la terre ferme au moyen d'un pont. C'est en 1054 environ que, l'église étant terminée, il en fit la dédicace assisté d'un grand nombre d'évêques. Arnaud mourut sans avoir entièrement terminé son entreprise qui fut menée à bonne fin par Godefroi, un de ses successeurs.

Celui-ci termina les bâtiments commencés et compléta la réforme canoniale. Il dota les chanoines, qui étaient au nombre de douze, plus douze prébendiers, avec les revenus d'un grand nombre d'églises dont on trouve les noms dans les chroniques et dont voici la liste : les églises de Montpellier et de Montpelièret, de Villeneuve, de Vic, de Mireval, d'Exindre, de Maurin, de Cocon, de Montels, de Chaulet, de Prunet, de Juvignac, d'Autignac, de Pignan, de Saint-Jean de Vedas, de Saint-Georges d'Orques, de Murviel, de Sautairargnes, de Sauret, de Novigens, de Montauberon, de Saint-Michel et de Saint-Vincent de Sauviac, de Perols, de Saint-Jean de Frejorgues, de Notre-Dame d'Auroux, de Sainte-Agnès de Marou, du Saint-Sépulcre de Salaison, de Saint-Romain de Melgueil, de Saint-Etienne de Ginestet, de Saint-Brès, de Saint-Félix de Substantion, de Castelnau, de Saint-Seriès, de la Vêrune, de Clapiers, de Saint-Jean et de Saint-André de Buèges, etc. Les laïcs eux-mêmes vinrent bientôt enrichir le chapitre.

En 1055, la comtesse Adèle de Melgueil, d'accord avec son fils Raimond et sa belle-fille Béatrix, lui fit donation de la partie de l'étang de Maguelonne située à droite de l'embouchure de la Mosson jusqu'à la plage. En 1083 le comte Pierre de Melgueil engagea aux chanoines, moyennant finance, ses droits sur les navires qui abordaient soit dans l'île, soit sur la côte, et finit par s'en dessaisir complètement en leur faveur. Ce même comte, en 1085, fit hommage de toute sa seigneurie à Saint-Pierre de Rome, en la personne de Grégoire VII, en signe de quoi il s'obligea à payer chaque année une once d'or au Saint-Siège. Pierre de Melgueil se désista en même temps des prétentions de sa famille sur le choix des évêques de Maguelonne et en laissa la nomination au chapitre sous l'autorité du pape.

Urbain II inaugura son pontificat en acceptant au nom du Saint-Siège à la place de Grégoire VII, mort trop tôt pour avoir pu s'acquitter de ce soin, la donation de Pierre de Melgueil, et en confiant à l'évêque de Maguelonne la surveillance spéciale de ce nouveau domaine de l'Eglise. Ce fut là comme le prélude de la prise de possession du comté de Melgueil qui eut lieu plus tard de la part des évêques de Maguelonne. L'évêque Gantier ou Galtier reconstruisit en partie le bâtiment de l'église qui menaçait ruine. Raimond I, son successeur, fit bâtir la salle capitulaire, suivant la vieille chronique éditée par M. Germain en 1853, et creuser la citerne destinée à l'usage commun ; il acheva la tour du Saint-Sépulcre et construisit celle de la Cuisine. C'est à lui que l'on doit l'autel de Saint-Pierre, la chaire épiscopale placée derrière, le bassin qui est dans le cloître, les murs et le portail du cimetière des laïcs, la maison du moulin, celle où l'on enferme les lits,celle des convers, celle qui, près du pont, sert à abriter les chevaux des arrivants ; il enrichit sa cathédrale de livres, de chapes en soie, de tuniques, de dalmatiques, de chasubles, de tapis et d'ornements de divers genres.

Jean de Montlaur doit aussi être considéré comme un des fondateurs de l'église de Maguelonne. Il en fit reconstruire une portion et fournit à une grande partie de la dépense. C'est en 1178 que les travaux dont il prit l'initiative furent terminés.

On peut voir dans l'ouvrage déjà cité de M. Germain (Maguelone sous ses évêques et ses chanoines, p. 70 et suivantes), la description de l'île de Maguelonne au quatorzième siècle et des églises et bâtiments qu'elle renfermait. Aujourd'hui il ne reste plus debout que la cathédrale.

Au commencement du seizième siècle la ville de Maguelonne était presque entièrement dépeuplée. Il n'y avait d'autres habitants que les chanoines de la cathédrale et ceux de la collégiale de la Trinité, qui faisaient même leur résidence à Montpellier où ils avaient leurs maisons. Le pape Paul III, à la demande des chanoines et des habitants de Montpellier, transféra la cathédrale de Saint-Pierre de Maguelonne dans l'église de Saint-Benoît et Saint-Germain de Montpellier, en vertu d'une bulle du 27 mars 1536. Les bénédictins qui desservaient cette dernière église furent unis aux chanoines réguliers et ne firent qu'un chapitre ; leur nombre fut fixé à vingt-quatre.

La cathédrale de Montpellier était une fort belle église, bâtie en pierres de taille ; elle fut détruite par les protestants, en 1561, avec trente-cinq autres églises de la ville. La nouvelle cathédrale doit son existence à la générosité de Louis XIII et du cardinal de Richelieu, qui séjournèrent à Montpellier en 1629. Cette ville, divisée en six quartiers, avait autrefois autant de paroisses ; le nombre en fut réduit à trois : Saint-Pierre dans la cathédrale, Notre-Dame des Tables et Sainte-Aune. On en a érigé depuis une quatrième dans le faubourg, sous l'invocation de S. Denis.

Portail de Maguelonne par du Mège Alexandre (1780-1862)

Portail de Maguelonne par du Mège Alexandre (1780-1862)

Évêques de Maguelonne

  1. Boetius est le premier évêque connu de Maguelonne; il envoya Genesius son archidiacre au concile de Tolède tenu en 589.
  2. Genesius, archidiacre de l'église de Maguelonne, succéda à Boetius ; il assista au concile de Tolède tenu en 597. Il vivait encore en 633.
  3. Gumildus ou Guimildus, successeur de Genesius, prit part à la révolte des comtes Hilderic et Paul contre le roi Wamba, en 672, et prit la fuite lors de l'approche de ce dernier, qui venait punir les révoltés.
  4. Vincent était évêque de Maguelonne en 683 ; il assista au treizième concile de Tolède tenu le 4 novembre de cette année. On ignore s'il était encore évêque de Maguelonne en 737, lorsque Charles Martel fit raser cette ville pour priver les Sarrasins d'un lieu de refuge qui leur permettait de ravager facilement les côtes de la Septimanie. Après la destruction de Maguelonne l'évêque et les chanoines se retirèrent à Substantion, ou, comme le dit M. A. Germain, à Villeneuve-les-Maguelonne.
  5. Jean I assista comme évêque de Maguelonne au concile de Narbonne, tenu en l'année 791.
  6. Ricuin I est omis dans le catalogue de Verdale et de Catel ; il occupa le siège depuis 812 jusqu'en 817.
  7. Argemire succéda à Ricuin; il était évêque en 819, comme le témoigne un diplôme de Louis le Débonnaire de cette année.
  8. Stabilis succéda à Argemire il est cité en 823.
  9. Maldomar est nommé dans un jugement prononcé par le concile de port en 867.
  10. Abbon souscrivit en 875 une charte par laquelle les évêques de la province de Lyon confirmèrent l'abbaye de Tournus dans ses positions ; il assista au deuxième concile de port en 897.
  11. Gontar ou Gontier souscrivit une charte en 906 et assista au concile de Jonquière le 3 mai 909.
  12. Pons nous est connu par plusieurs actes authentiques : il assista au concile d'Ausède, en 937, et fut présent à la congrégation de l'église de Saint-Pons de Thomières et au concile tenu à Narbonne le 27 mars 947.
  13. Ricuin deuxième du nom, que Bernard Guidon appelle Riquinus, assista en 975 à la consécration de l'église de Saint-Geniès, bâtie par S. Fulcrand, évêque de Lodève. Ce prélat reçut pour son église un grand nombre de donations.
  14. Pierre I, fils de Bernard II, comte de Melgueil et de Senegonde, avait succédé à Ricuin dès 988 ; il souscrivit en 1004 l'acte de l'assemblée de Psalmodi pour le rétablissement de cette abbaye. Pierre assista à l'assemblée provinciale tenue à Urgel en 1007 pour l'établissement de la vie canoniale parmi les chanoines de la cathédrale de cette ville ; il fit un voyage à Rome en 1013 ; il vivait encore en 1030.
  15. Arnaud I succéda à Pierre de Melgueil vers l'an 1030 ; il assista au concile de Narbonne convoqué par l'archevêque Guifred, vers l'an 1032, en faveur du monastère du Canigou. C'est cet évêque qui releva la ville et l'église de Maguelonne et y transporta, de Substantion, la résidence de l'évêque et les chanoines ; il se trouva au mois de mai 1035 au concile provincial tenu à Cuxa. Après avoir entièrement réparé la cathédrale de Maguelonne, il en fit la dédicace assisté d'un grand nombre d'évêques. Enfin après avoir établi un cimetière dans les faubourgs et fait construire les églises de Saint-Mathieu, de Saint-Paul et de Saint-Nicolas, il partit pour visiter les lieux saints ; il mourut en 1060 environ, dans son diocèse à Villeneuve, après trente ans d'épiscopat. Son corps fut transporté à Maguelonne le 28 juin et enterré dans la cathédrale.
  16. Bertrand s'empara par la force de l'évêché de Maguelonne qu'il garda depuis 1061 jusqu'au mois d'août 1079 ; il fut suspendu de ses fonctions par le pape, et cependant ne cessa pas de les exercer.
  17. Godefroi fut élu dans les formes canoniques en 1080, et sacré par Dalmace, archevêque de Narbonne, en 1082. C'est à lui que revint le comté de Substantion et de Melgueil donné par le comte Pierre, le 27 avril 1085, au pape Grégoire VII et à l'Eglise romaine. Ce prélat assista en 1090 au concile tenu à Toulouse ; il fit plusieurs donations aux abbayes de la Chaise-Dieu, de Gellone et de Psalmodi, et donna aussi de nombreux domaines à son chapitre qui avait embrassé la vie commune sous la règle de saint Augustin. En 1093, Guillaume, seigneur de Montpellier, délaissa à Godefroi toutes les églises et les dîmes qu'il avait en propre à Montpellier et à Montpelièret et lui prêta serment de fidélité à raison des biens qu'il tenait de lui. A sa prière, Urbain II se transporta à Maguelonne au retour du concile de Clermont, le 28 juin 1096, et y prêcha le lendemain dimanche jour de Saint-Pierre, patron de l'église. Godefroi fut présent en 1101 à l'acte d'union des abbayes de Saint-Chinian et de Saint-Pons de Thomières ; il mourut vers le mois de mai 1104.
  18. Gautier, élève et successeur de Godefroi, était né à Lille en Flandre ; il n'est pas différent de Walter auquel on attribue une collection sur les psaumes ; mais Gantier n'est pas l'auteur de cet ouvrage appelé la Fleur des psaumes ; il ne fit que mettre une préface à cet ouvrage écrit par Letbert, chanoine de Lille et ensuite abbé de Saint-Ruf d'Avignon. Gantier répara l'église de Maguelonne, construisit dortoir et le chapitre ; il enrichit d'ornements la sacristie et en augmenta l'argenterie ; il donna aux chanoines les églises de Saint-Brice et de Lauret. Gantier fut nommé en 1125 par Callixte II, avec plusieurs autres évêques, pour terminer le différend qui subsistait entre Bernard, comte de Substantion et Guillaume VI, seigneur de Montpellier. Il vivait encore en 1129 ; il est marqué dans son épitaphe qu'il fut inhumé dans le même endroit que Godefroi, son prédécesseur et son maître, c'est-à-dire à Maguelonne. Le jour de sa mort est indiqué au 5 décembre dans un nécrologe de Saint-Gilles.
  19. Raimond I, que Gariel prétend avoir été de la maison des seigneurs de Montpellier et doyen de Posquières, était chanoine de Maguelonne lorsque ses confrères l'élurent évêque au mois de juillet ou d'août I129 ; il reçut à l'ordinaire la confirmation et l'inauguration d'Arnaud, métropolitain de Narbonne ; il appela en 1138 des religieux de Cluny auxquels Guillaume de Montpellier avait accordé la permission de bâtir un monastère et il leur donna un terrain sur les bords du Lez, non loin de Sauzet. Il fit un accord au mois de septembre 1140 avec Guillaume VI, seigneur de Montpellier. Ce prélat consacra en 1143 une chapelle que le même seigneur avait fait bâtir dans son palais. Cette chapelle devint depuis une collégiale. Raimond occupa pendant trente ans trois mois et douze jours le siège de Maguelonne ; il mourut sur la fin d'octobre 1158.
  20. Jean II de Montlaur était fils de Guillaume, petit-fils de Pons de Montlaur, neveu de Bernard de Valhauquès qui était parti pour la Terre-Sainte avec Raimond, comte de Toulouse et Guillaume de Montpellier ; il avait été chanoine de la cathédrale. On croit que Raimond s'était démis de son évêché en sa faveur en 1158 ; il se trouva à l'assemblée que Louis le Jeune tint à Beauvais au mois de juillet et se déclara constamment un des plus zélés partisans d'Alexandre III. Il reçut au mois de janvier 1162 l'hommage de Guillaume de Montpellier dans l'église de Saint-Pierre de Maguelonne ; Alexandre III, dans le voyage qu'il fit en France, passa à Maguelonne le 11 avril 1162 ; Jean de Montlaur le reçut avec la plus grande distinction ; le pape consacra le maître-autel de l'église de Saint-Pierre. En 1165, Cécile,vicomtesse de Béziers, érigea à Montpellier un monastère de l'ordre de Clairvaux ; Jean assista au concile de Capestang, tenu en 1166 pour la condamnation des albigeois. Guillaume de Montpellier donna, en 1180, un diplôme pour permettre l'enseignement public de la médecine dans la ville de Montpellier. Jean reçut, au mois d'avril 1184, le serment de fidélité de Guillaume de Montpellier dont il avait été le tuteur pendant sa minorité ; il érigea en 1190 une chapelle sous l'invocation de saint Jean dans l'église cathédrale, il fit son testament et mourut cette même année après trente-deux années d'épiscopat.
  21. Guillaume I Raimond succéda à Jean de Montlaur ; il fit beaucoup de bien à son église et lui fit accorder un grand nombre de privilèges ; il termina toutes les contestations qui s'étaient élevées entre ses prédécesseurs et le chapitre de Maguelonne dont Gui était alors prévôt. Guillaume, seigneur de Montpellier, lui rendit hommage dans l'église de Saint-Nicolas de Maguelonne. Cet évêque fut présent au serment de fidélité prêté par Guillaume, seigneur de Montpellier, à Raimond, comte de Tonlouse et de Melgueil ; il mourut le 27 janvier 1195, après quatre ans quatre mois et douze jours d'épiscopat.
  22. Guillaume II de Fleix, natif de Montpellier, chanoine de Maguelonne, fut élu évêque de cette église le 7 mars 1195. Ce fut pendant son épiscopat qu'lnnocent III, par une bulle du 23 avril 1198, confirma l'ordre régulier des hospitaliers du Saint-Esprit fondé à Montpellier par maître Gui et lui accorda divers privilèges. Cet ordre, dont on a mal à propos indiqué la fondation à l'année 1144, existait seulement depuis l'année 1194. Gui, son fondateur, mourut en 1208 à Rome, où il avait été appelé par le pape. Innocent III décida vers le même temps, en faveur du prélat, un différend qui existait entre lui et le prévôt de Maguelonne pour la nomination de l'archidiacre. Guillaume assista à la consécration de l'église de Sainte-Croix, bâtie par Guillaume de Montpellier et dont Imbert, archevêque d'Arles, fit la dédicace au mois de novembre 1200. En 1202 il approuva la donation faite à l'hôpital du Saint-Esprit d'un jardin et de ses dépendances. Guillaume décéda le 13 décembre 1202, après sept ans neuf mois et six jours d'épiscopat.
  23. Guillaume II d'Autignac, d'une famille noble du diocèse de Lodève, chanoine de Saint-Pierre, fut élu évêque de Maguelonne en 1203 ; il fut sacré par Béranger, archevêque de Narbonne, en 1204. Guillaume de Montpellier lui rendit hommage au mois de juin. Pierre, roi d'Aragon, lui prêta serment de fidélité pour la même seigneurie au mois de janvier 1205. Ce prélat établit à ses frais l'hospice de Saint-Etienne de Briniac en 1213. Le pape, par une bulle datée du 14 avril 1215, disposa du comté de Melgueil en qualité de seigneur suzerain en faveur de Guillaume d'Autignac, évêque de Maguelonne, et de ses succèsseurs auxquels il l'inféoda moyennant une redevance annuelle de vingt marcs d'argent. Guillaume érigea, le jour de la Pentecôte 29 mai 1216, l'église de Notre-Dame des Tables en paroisse. Il mourut peu de temps après, le 21 juin, et fut inhumé dans l'église de Maguelonne. Il avait siégé douze ans et quatre mois.
  24. Bernard I de Mèze, natif de Montpellier, prévôt de la cathédrale, succéda à Guillaume le 11 juillet 1216. Il fut sacré au mois d'août par Arnaud Amalric, son métropolitain. Une de ses premières opérations fut de confirmer l'érection de Notre-Dame des Tables en paroisse et de concilier le nouveau curé avec le prieur de Saint-Firmin, conciliation qui fut approuvée par le cardinal de Préneste et à laquelle les deux curés acquiescèrent. En 1217 fut établi à Montpellier un monastère de l'institut de la Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs. Les dominicains furent admis en 1220 dans la ville, et l'hôpital fondé pour les pèlerins de Saint-Jacques fut doté par Guillaume de Pérefixe. Le 1er septembre de cette année le cardinal Conrad, légat, conjointement avec les évêques de Maguelonne, d'Agde, de Lodève et d'Avignon, promulgua des statuts pour le rétablissement de la Faculté de médecine à Montpellier ; il fut ordonné entre autres dispositions que nul ne pourrait exercer la profession de médecin qu'il n'eût soutenu un acte public et en présence de l'évêque et des anciens médecins. En 1225 le prélat fit la consécration solennelle des églises des dominicains et des religieux de l'ordre de Grandmont. Il réunit en 1230 plusieurs prélats pour rendre plus solennelle la nouvelle consécration de l'église de Notre-Dame des Tables, agrandie et rebâtie sous une plus belle forme. On place également en cette année la fondation du couvent de Saint-François faite à Montpellier par Jacques, roi de Majorque. Le petit Thalamus indique la mort de ce prélat au 25 août 1230.
  25. Jean III de Montlaur fut élu par les chanoines de Maguelonne en 1232. Il fut sacré seulement deux ans après par Pierre Ameil, archevêque de Narbonne. En 1235, Rostaing de Montlaur, frère de Jean, lui rendit hommage pour le château de ce nom. En 1236, Grégoire IX accorda vingt jours d'indulgence a ceux qui visiteraient l'église de Notre-Dame des Tables qui devenait de plus en plus célèbre par les miracles qui s'y opéraient. Le roi d'Aragon qui avait refusé de rendre hommage à l'évêque Bernard le rendit publiquement à Jean, en présence du saint sacrement exposé sur l'autel de Saint-Firmin, le 16 décembre 1236. Jean de Montlaur, chancelier de l'université de Montpellier, fit, en 1142, divers règlements du consentement des professeurs et des élèves de la Faculté des arts, touchant les maîtres et les écoliers qui s'appliqueraient à la grammaire et à la logique à Montpellier et à Montpelièret. Jean mourut à Lyon, à la cour du pape, au mois de juin ou de juillet 1247.
  26. Raynier, Italien de naissance, de l'ordre des frères prêcheurs, fut nommé par le pape Innocent IV à l'évêché de Maguelonne au mois de juillet 1247 ; il était vice-chancelier de l'Eglise romaine sous Grégoire IX, en 1237. Les évêques de Maguelonne devaient toujours être pris parmi les chanoines réguliers de cette église ; mais comme Jean était mort à la cour du pape, Gariel conjecture que ce pontife usa, pour le nommer, du droit de la chancellerie de cette cour de nommer aux bénéfices de ceux qui y décédaient. Le zèle que Raynier déploya pour rétablir dans son clergé la discipline ecclésiastique qui y était fort déchue lui attira des ennemis qui l'empoisonnèrent, en 1249, avec une hostie consacrée. Le pape ordonna au prévôt et au sacristain de Maguelonne, exécuteurs du testament de Raynier, d'envoyer les livres, les ornements et les biens qu'il avait avant sa promotion au prieur des dominicains de Montpellier, comme des effets appartenant à cet ordre.
  27. Pierre II de Conques fut élu à Lyon en présence du pape qui approuva son élection ; il était natif de Montpellier et sacristain de l'église de Maguelonne, lorsqu'il fut élu évêque au mois de février 1249. En 1251 Pierre obtint du prieur de Murviel la seigneurie de ce lieu qui relevait de l'évêque, et ce prélat l'échangea ensuite avec les frères de l'Hôpital de Saint Jean de Jérusalem, à Montpellier. En 1254, Innocent IV confirma à l'abbaye et aux religieux du Paradis, de l'ordre de Saint-Damien, dans un des faubourgs de Montpellier, les immunités et privilèges que l'évêque venait de leur accorder, par lesquels ce monastère fut déclaré exempt en plusieurs choses de la juridiction de l'ordinaire. La bulle est datée de Naples du 15 mars 1254. Pierre mourut le 4 février 1256, après six ans onze mois et vingt-quatre jours d'épiscopat. Le petit Thalamus place la mort de ce prélat au 21 février 1256.
  28. Guillaume IV Christophe, chanoine et archidiacre de Maguelonne, originaire de Montpellier, prédicateur de mérite, fut élu évêque de cette ville par les chanoines de Saint-Pierre, au commencement de mai 1256. En 1258 les consuls et l'université de Montpellier choisirent Guillaume pour arbitre dans les discussions qu'ils avaient avec le roi d'Aragon. Ce prélat mourut en 1263 ; il avait siégé six ans huit mois onze jours. Il mourut par conséquent le 14 janvier 1263.
  29. Béranger de Frédol, frère de Pierre, seigneur de la Vérune, chanoine et prévôt de l'église de Maguelonne, fut élu évêque au commencement de 1263 ; il assembla peu après un synode pour le maintien de la discipline ecclésiastique. Dans la même année, il permit à Jean de Rive et à deux autres habitants de Montpellier de frapper une monnaie appelée milliaire, à dix excepté dans le château de Melgueil et dans celui de Montferrand. Gui Fulcodi, archevêque de Narbonne, consacra l'église des frères mineurs de Montpellier, reconstruite et agrandie, la veille de la Pentecôte 1264, et le 28 octobre suivant, fête de Saint-Simon et Saint-Jude, on monta dans la tour de Notre-Dame une cloche du poids de soixante-dix milliers. Béranger consacra en 1268 les églises de Notre-Dame des Tables, de Saint-Firmin et de Saint-Denis ; il prêta en 1271 serment de fidélité au roi S. Louis et le reconnut pour seigneur suzerain de Montpellier. Au mois d'octobre 1280 Béranger fonda et dota la chapelle de Saint-Blaise auprès du château de Melgueil, à la charge que le chapelain y célébrerait la messe tous les jours et assisterait à l'office canonial dans l'église voisine de Notre-Dame. En 1287, il rétablit la police qui avait été fort négligée dans le comté de Melgueil et publia de nouvelles ordonnances. Béranger fut présent en 1290 au serment d'obéissance que Raimond Coste, évêque d'Elne, prêta au chapitre de la métropole ; il acheta au mois de février 1295, de Pierre de Frédol, seigneur de la Vérune, son frère, pour le prix de cent cinquante livres melgoriennes, la moitié du moulin de Balaruc et quelques autres terres. En cette même année il établit à Montpellier un couvent de religieuses de l'ordre de Saint-Dominique qui y furent appelées du monastère de Prouille. Ce couvent fut bâti dans le faubourg, hors la porte de Vérune. Béranger mourut au mois d'août 1296 après trente-trois ans et quelques mois d'épiscopat ; il fut inhumé dans un tombeau qu'il s'était destiné a la droite du maître-autel.
  30. Gaucelin de la Garde, sur la renonciation de Bernard de Vissec, élu d'abord par les chanoines, partagés entre eux sur le choix d'un évêque, et qui renonça à son droit entre les mains de Boniface VIII, fut nommé par le pape et transféré de Lodève à Maguelonne. Il avait été doyen de l'église de Brioude ; il reçut en son nom et en celui du chapitre le serment de fidélité des habitants de Balaruc, au mois de novembre 1297, dans un chapitre général. Gaucelin assista au concile de Béziers tenu au mois d'octobre 1299 ; il fut nommé par Philippe le Bel avec l'évêque de Soissons, en 1302, ambassadeur pour traiter de la paix avec Jacques, roi d'Aragon. Il se joignit aux prélats du royaume qui appelèrent au concile des entreprises de Boniface VIII contre le roi et le clergé en 1303. Il fixa alors les limites de l'étang de Thau et celles de son diocèse d'avec celui d'Agde. Gaucelin mourut au château du Terrail le 11 mars 1305. Il fut inhumé en grande cérémonie à Maguelonne devant le maître-autel.
  31. Pierre III de Levis de Mirepoix, neveu du maréchal de ce nom, chanoine de Paris, fut nommé par le pape Clément V, au mois de janvier 1306. Il assista à la translation du chef de St Louis à la Sainte-Chapelle de Paris, en 1306, avec plusieurs autres prélats. En cette même année les juifs furent contraints de sortir de Montpellier. Ils avaient habité successivement trois quartiers de cette ville : 1° auprès du palais ; 2° auprès de la prébende ; 3° dans la rue des Cévennes. On leur avait accordé deux cimetières dans les faubourgs, l'un sur le chemin de Villefranche, près de l’église Saint-Antoine, l'autre entre la porte Sain-Guillaume et celle de Peyronée. Pierre jura obéissance à Gilles, archevêque de Narbonne, au mois de novembre 1308. Clément V revint cette année ou la précédente à Montpellier. Il demeura dans la maison des templiers, dont il devait bientôt proscrire l'ordre avec rigueur. Cet ordre avait à Montpellier une maison enrichie par les dons des Guillem, dont les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ont hérité. Pierre ordonna par un statut que les religieuses de l'abbaye de Saint-Geniès ne pourraient pas excéder le nombre de cent cinquante ; il fit élever dans un des faubourgs de Montpellier un vaste hospice pour les pauvres chevaliers de l'ordre teutonique. Pierre de Levis fut transféré, en 1309, à l'évêché de Cambrai, d'où il passa à celui de Bayeux.
  32. Jean IV Raimond, fils de Bernard V, comte de Comminges et de Laure de Montfort, fut nommé à l'évêché de Maguelonne par le pape Clément V. Ce prélat favorisa l'établissement de deux hôpitaux fondés par deux solitaires, l'un par Gantier en faveur des étrangers et des blessés, l'autre par Jacques de Rome, ermite, pour servir de refuge aux enfants pauvres ou orphelins. Jean-Raimond assista en 1312 au concile de Vienne. Les registres de la ville constatent que ce prélat ordonna, en 1315, qu'on sonnerait une cloche le soir pour annoncer la salution angélique ; il assista le 7 avril 1317 à la canonisation de Louis, évêque de Toulouse, faite par le pape Jean XXII, dans cette ville. Quelques mois après il devint le premier archevêque de Toulouse lorsque cette église fut érigée en métropole, et ensuite cardinal et évêque de Porto. Simon de Comminges, frère de Jean Raimond, lui succéda dans l'évêché de Maguelonne, mais il mourut avant son sacre.
  33. Gaillard Saumate, né en Rouergue, était évêque de Riez lorsqu'il fut transféré à Maguelonne par Jean XXII. Il solda sa contribution à la Chambre apostolique, le 6 novembre 1317, et confia l'administration de sa nouvelle église a son oncle Ulric Saumate, prieur de Saint-Hippolyte de Rodez. Au mois de février de l'année suivante le pape le nomma à l'archevêché d'Arles. Il mourut en 1323.
  34. André de Frédol, fils de Pierre de Frédol, seigneur de la Vérune, frère de Béranger et de Guillaume, évêque de Béziers et chanoine de Maguelonne, était devenu évêque d'Uzès. Jean XXII le transféra à Maguelonne, par une bulle datée d'Avignon le 7 février 1318. André fit sa soumission le 25 à la Chambre apostolique. Les chanoines de Saint-Pierre allèrent à sa rencontre jusqu'à Lunel le Vieux.C'est sous son épiscopat, en 1319, que Sanche, roi de Majorque, fonda une maison, sous l'invocation de S. Antoine, pour ceux qui seraient attaqués de la maladie appelée le feu Saint-Antoine. Il y annexa la commanderie et l'hospice de Villefranche. André obtint de Philippe le Long des lettres patentes pour réprimer les exactions des officiers royaux qui vexaient les ecclésiastiques, et il interdit le port d'armes aux étudiants de l'université. Ce prélat mourut en février 1328, après dix ans et douze jours d’épiscopat. Il fut inhumé dans l'église de Saint-Pierre de Maguelonne.
  35. Jean de Vissec, de la famille des seigneurs de Vissec, diocèse de Lodève, était chanoine de Maguelonne et docteur en droit. Il devint prévôt de Saint-Pierre et auditeur de rote. Jean XXII le nomma à l'évêché de Maguelonne le 8 avril 1328. Il continua de faire son séjour à Avignon et gouverna son diocèse par des grands vicaires. Les officiers de Philippe de Valois lui cherchèrent querelle sur la possession des comtés de Melgueil et de Montferrand, mais le pape Jean XXII prit vivement sa défense et écrivit en sa faveur en 1331 à ce prince. Il ne paraît pas que les rois aient inquiété davantage les évêques de Maguelonne sur la possession de ces comtés qui n'en faisaient qu'un. Ce prélat mourut au château du Terrail, en 1334. Il avait passé six ans six mois et onze jours dans l'épiscopat. Il fut enterré au mois d'août dans l'église de Saint-Pierre de Maguelonne.
  36. Pictavin, originaire du pays d'Auch, d'une famille que les historiens de l'Histoire de Languedoc appellent Montesquieu et les éditeurs du Gallia Christiana Montesquiou, fut nommé par le pape Jean XXII le 4 septembre 1334. Il fit sa soumission a la Chambre apostolique le 20 du même mois. Il était auparavant évêque de Bazas. Aussitôt qu'il eut pris possession de son siège, il termina les différends qui subsistaient depuis longtemps entre ses prédécesseurs et les consuls de Montpellier. En 1338, il eut quelques difficultés avec l'université de Montpellier ; elles furent aplanies par Guillaume d'Aure, ancien abbé de Montolieu et alors cardinal. Pictavin fut transféré l'année suivante à Albi par Benoît XII, après quatre ans et quatre mois de résidence à Maguelonne. Il mourut en 1356.
  37. Arnaud II de Loubens de Verdale, d'une famille originaire de Carcassonne, né à Saissac, frère de Pierre, abbé de Nieul, diocèse de Maillezais et parent de Hugues de Loubens de Verdale, grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et cardinal, fut élevé par Raimond Alzei, chanoine régulier et sacristain de l'église de Carcassonne, son oncle maternel, et devint chanoine et official de Mirepoix en 1321. Il prit le grade de docteur en l'un et l'autre droit à Toulouse en 1330, après quatorze ans d'études dans cette université, et il professa ensuite dans celle de Montpellier. Il fonda le 5 décembre de l'an 1333, à Toulouse, un collège de son nom pour douze pauvres écoliers dont il laissa la nomination à Raimond et à Bernard de Verdale, ses frères, et à leurs successeurs. Le pape Benoît Il le nomma le 20 avril de l'an 1339 a l'évêché de Maguelonne. Quand il arriva dans son diocèse, il assembla le 20 octobre 1339, dans l'église paroissiale de Saint-Denis à Montpellier, un synode général où furent convoqués les prieurs, les recteurs ou curés, les vicaires et tous les chanoines du diocèse. On dressa des statuts qui sont imprimés au tome VI du Gallia Christiana. En 1340 il fit la consécration de l'église paroissiale de Combaillous, érigée dans le château de ce nom par ses prédécesseurs, dotée par Jean de Vissec, et il la mit sous l'invocation de S. Blaise. Il s'en réserva la collation. En 1341, le roi Philippe confirma par lettres patentes le droit dont jouissait le prélat de faire planter un poteau dans le port sur le territoire de Sainte-Croix. Depuis vingt ans ses prédécesseurs avaient négligé de payer à la Chambre apostolique le cens annuel de vingt marcs pour le comté de Melgueil & de Montferrand. ll en obtint la remise de la bienveillance du pape Benoît XII. Il fut présent à Avignon le 16 juin 1347 à la canonisation de S. Yves, prêtre breton et avocat, faite par le pape Clément Vl. Ce prélat acheta le 25 février 1351 un champ voisin du monastère des augustins, dans le faubourg Saint-Gilles, pour agrandir leur enclos. Au mois de novembre suivant, Arnaud se trouva le plus ancien des évêques au concile tenu a Béziers et y occupa la première place après l'archevêque. Il mourut à Montpellier le 3 décembre 1352. Ce prélat a écrit la chronique des évêques de Maguelonne, ses prédécesseurs.
  38. Audoin, fils de Gui Aubert, anobli par le roi en 1338, et de Marguerite de Livron, neveu du pape Innocent Vl,était né à Bassac, diocèse de Limoges. Il avait été curé à Tilli, chanoine de Cambrai, puis de Sainte-Radegonde de Poitiers et prévôt de la collégiale d'Aire. Clément VI le nomma évêque de Paris en 1349. Il fut transféré à Auxerre en 1351. Enfin Innocent VI, son oncle, le fit passer à l'évêché de Maguelonne à Noël 1352 et le créa cardinal le 15 février 1353. Audouin et son frère Raoul rachetèrent en 1353, au mois de février, l'hommage que leurs neveux devaient à Renout Hélie deuxième du nom, pour des possessions qu'ils avaient acquises à Pompadour. Audouin fut fait évêque d'Ostie en 1361 et couronna le pape Urbain V. Il mourut à Avignon le 9 mai 1363 Si fut inhumé chez les chartreux à côté de son oncle.
  39. Du Rand, dit De Capelles, fut nommé par Innocent VI à l'évêché de Maguelonne. Il fut reçu froidement par le chapitre, parce qu'il était étranger, mais il finit par conquérir la sympathie de son clergé grâce à ses vertus. Il fit des règlements qui renouvelèrent la discipline. Il prêta serment de fidélité au roi entre les mains du sénéchal de Beaucaire le 3_février 1354 et il satisfit le 26 avril pour ce que Audouin, son prédécesseur, n'avait pas payé à la Chambre apostolique. Il donna des règlements aux religieuses de Notre-Dame et de Saint-Gilles, dont le monastère avait été fondé en 1348 par Béranger de Mairose, sur la paroisse de Saint-Denis. En 1358, il procéda à l'inhumation dans l'église des franciscains de Montpellier de la fille du roi de Majorque, femme du marquis de Montferrat. Ce prélat mourut au mois de janvier de l'an 1361.
  40. Pierre de Canillac avait été religieux et abbé de Montmajour en 1348. Il était évêque de Saint-Pons de 'I'homières, quand Innocent VI le transféra à Maguelonne, par une bulle datée d'Avignon au mois de janvier 1361. Cet évêque était fils de Guillaume de Canillac. Il ne conserva l'évêché de Maguelonne que six mois, et mourut à la cour du pape au mois de juillet 1361. Il fut inhumé dans le monastère de Saint-Pierre de Montmajour. Ce prélat fonda l'église collégiale de la Trinité à Montpellier.
  41. Déodat de Canillac était religieux et chambrier de l'abbaye d'Aniane, lorsqu'il fut élu évêque de Saint-Fleur. Après la mort de Pierre, Innocent VI le transféra à l'évêché de Maguelonne par une bulle datée d'Avignon le 10 août 1361. Au mois de janvier 1367, Urbain V vint à Montpellier pour faire la visite d'un monastère qu'il avait fait construire à grands frais dès la première année de son pontificat en l'honneur de saint Benoît et de saint Germain, et qu'il avait doté de revenus convenables pour y entretenir un certain nombre de religieux de l'ordre de Saint-Benoît, qui devaient y célébrer l'office divin et vaquer dans une retraite commode à l'étude des lettres et des sciences. Ce pontife n'avait rien épargné pour donner à cet édifice une vaste étendue ; était situé dans l'intérieur de la ville. Le pape fit la consécration du maître-autel avec un appareil imposant ; il était assisté de douze cardinaux ; il enrichit l'église de meubles, d'ornements et de calices du plus grand prix. Déodat mourut pendant le séjour d'Urbain V à Montpellier, après cinq ans et quelques mois d'épiscopat.
  42. Gaucelin de Deaux surnommé De Pradelles, du lieu de sa naissance, était évêque de Nîmes lorsque le pape UrbainVle transféra à Maguelonne, le 13 mars 1367 ; il avait été gouverneur du comtat Venaissin et trésorier du pape ; celui-ci, pour reconnaître les services qu'il lui avait rendus dans ces fonctions, le gratifia de deux mille écus d'or à retenir sur ce qui était dû à la Chambre apostolique par les évêques de Maguelonne pour leur contribution au service commun. Arrivé à Rome, Urbain V confirma le 1er février 1368 la fondation du monastère de Saint-Benoît et de Saint-Germain de Montpellier qu'il soumit à la juridiction de l'abbé de Saint-Victor de Marseille. En 1368 Gaucelin fit réunir en un cartulaire ou recueil tous les titres isolés concernant les droits et prérogatives de l'église de Maguelonne. L'année suivante Urbain V, par une bulle datée de Viterbe le 25 septembre 1369, fonda à Montpellier un collège de douze médecins qui devaient être nés à Mende et lui assigna un revenu suffisant. Gaucelin mourut à Maguelonne le 9 août 1373.
  43. Pierres de Vernobs, abbé d'Aniane, trésorier du pape, fut nommé évêque de Maguelonne par une bulle du pape Grégoire XI donnée à Avignon le 13 août 1373 ; il fut présent le 5 mai 1374 au testament de Grégoire XI qui le nomma l'un de ses exécuteurs testamentaires. Pierre confirma en 1375 la confrérie établie sous l'invocation de Notre-Dame de Bethléem dans la chapelle consulaire de Montpellier, et la mit sous l'administration des consuls. En 1376 l'église de Notre-Dame des Tables menaçant ruine, les consuls obtinrent une bulle du pape pour exciter les fidèles à concourir à sa reconstruction et à son agrandissement ; le prélat était alors à Avignou auprès du pape : il adressa de cette ville une lettre aux habitants de Montpellier par laquelle il accorda quarante jours d'indulgence à ceux qui coopéreraient à cette bonne œuvre. Pierre de Vernobs fit en 1380 l'oraison funèbre de Charles V dans l'église de Notre-Dame des Tables. En cette même année il donna son consentement à la translation des religieuses de Saint-Dominique du monastère fondé pour elles en 1288 dans le clos Arnaud, hors de la ville, à l'hôpital de Saint-Guillaume bâti dans l'intérieur des murs. Le prélat accueillit avec égards le roi d'Arménie, qui vaincu par le sultan de Babylone et emmené en captivité avec sa femme et ses enfants avait été racheté moyennant une très-forte rançon par le roi d'Aragon. Au mois de juillet 1381 ce prélat procura à la ville de Montpellier un morceau de la vraie croix qui y avait été apporté par un habitant de cette ville ; cette relique avait d'abord été déposée dans l'église du Saint-Esprit, sise dans le faubourg. De là elle fut transférée processionnellement dans la chapelle consulaire, d'où, après un sermon prêché par l'abbé de Saint-Gilles, elle fut portée dans l'église des bénédictins. En 1388, il réunit les sœurs repenties avec les religieuses de la Madeleine ; il assista le 15 novembre, à Avignon, au testament de Pierre de Croze, archevêque-cardinal d'Arles. De retour à Montpellier, il mourut dans cette ville le 12 octobre 1389 après avoir comblé son chapitre de biens ; son corps fut porté dans l'église des franciscains et le lendemain il fut transféré à Maguelonne. Jean, frère mineur, prononça son oraison funèbre.
  44. Antoine de Lovier, originaire de la ville de Revel, diocèse de Vienne, docteur en droit, chanoine et doyen de l'église de Vienne, devint évêque de Rennes. De ce siège le pape Clément VII le transféra à celui de Maguelonne le 19 octobre 1389 ; il fut aussi trésorier du pape, et ces fonctions l'obligeant de résider à la cour de Clément VII, à Avignon, il nomma pour vicaire général Barthélemy Barrière, du diocèse de Castres. Ce prélat fonda, le 22 avril, dans l'église de Vienne où il avait été doyen, douze anniversaires pour chaque mois de l'année. Le 7 novembre, ClémentVll le transféra à Toulouse, mais cette translation n'eut pas lieu. Au mois de septembre 1394, Antoine se rendit à Maguelonne et prit possession du comté de Melgueil ; il visita l'église de Saint-Martin de l'Esquif, unie au collège de Saint-Ruf, et il ordonna d'en rebâtir la tour et d'y remonter la cloche ; il reçut Charles VI à Montpellier, au retour de ce prince pour se rendre à Paris. Antoine mourut dans son palais épiscopal de Montpellier le 23 octobre 1405. Son corps fut déposé dans l'église des augustins, d'où il fut transféré trois jours après à Vienne en Dauphiné, où il avait élu sa sépulture, et où il fut inhumé dans la chapelle de la cathédrale de cette ville qui porte le nom de Maguelonne.
  45. Pierre VI Adhémar, d'une famille consulaire de Montpellier qui était différente de celle des Adhémar, barons de Gigean et de Monteils, chanoine et infirmier de l'église de Maguelonne, en fut nommé évêque par Benoît XIII, en 1405, peu de temps après la mort d'Antoine ; il ne prit possession qu'en 1408. Son attachement au pape Benoît XIII lui attira plusieurs disgrâces. Charles VI fit saisir ses revenus pour avoir négligé de lui prêter serment de fidélité ; il se rendit dans son diocèse où les habitants de Villeneuve lui prêtèrent hommage ; ceux de Montferrand lui remirent à l'ordinaire une prestation de cinquante livres. En 1415, après le rétablissement de la paix dans le royaume, Adhémar prêta serment de fidélité au roi. La même année, l'empereur Sigismond revenant du concile de Constance pour se rendre en Aragon, arriva à Montpellier le 13 du mois d'août. Le prélat à la tête de son clergé alla au devant du prince à la porte Saint-Gilles et le conduisit à l'église de Notre-Dame des Tables ; de là il amena le prince au palais épiscopal où il le traita avec magnificence. Adhémar mourut en 1418.
  46. Louis, fils de Jean Alemand, seigneur d'Arbençon et de Marie de Castillon, né en 1390, embrassa dès sa jeunesse la profession ecclésiastique ; il fut d'abord chanoine de Lyon, ensuite grand chantre de Valence, abbé de Saint-Pierre-la-Tour et enfin évêque de Maguelonne ; il fut nommé par Martin V, le 22 juin 1418, pendant qu'il était à Florence, à la cour du pape où il remplissait les fonctions de camérier. Ne pouvant se rendre dans son diocèse, il en confia l'administration à Pierre, abbé d'Aniane et à quelques autres Coopérateurs en qualité de vicaires généraux le 8 mars I419 ; il obtint en 1422 du pape Martin V un grand nombre de privilèges en faveur de l'université de Montpellier. Au mois de décembre 1423, Martin V transféra ce prélat à l'archevêché d'Arles sans qu'il fût jamais venu dans le diocèse de Magnelonne ; il fut fait cardinal en 1430 ; sa vie fut toujours laborieuse et édifiante. Cet évêque a été mis au nombre des saints.
  47. Guillaume V Forestier, abbé de Saint-Corneille de Compiègne, fut nommé par Martin V, le 3 décembre 1423 ; il fut reçu à Montpellier avec une distinction toute particulière : les consuls, les magistrats, la noblesse et le peuple allèrent au devant de lui jusqu'à la porte de la Sonnerle ; là il reçut les compliments de la ville et il se rendit à cheval accompagné de ce cortège à l'église de Notre-Dame ; il en sortit par la rue de l'Aiguille, qui avait été jonchée de rameaux verts et tendue de tapisseries des deux côtés, et il se rendit à son palais au milieu des acclamations. Ayant appris que le comte de Foix était désigné par le roi pour être gouverneur de Languedoc et d'Aquitaine, il partit pour Paris dans l'intention d'en obtenir des lettres de protection contre les incursions fréquentes des soldats dans son diocèse ; il réussit dans son projet. L'année suivante le comte vint à Montpellier exempter les terres de l'évêque et des consuls de la contribution aux fortes impositions qu'il exigea. Guillaume reçut cette année l'hommage de Jean de Montlaur en qualité de chancelier de l'université ; il vint à bout de terminer de vives discussions entre les docteurs séculiers et réguliers de Montpellier et fit inscrire sa sentence sur les registres de l'université. Guillaume permuta au mois de février I429, entre les mains du pape, avec Léger, évêque de Gap.
  48. Léger Aporis était, selon Gariel, d'une famille consulaire de Montpellier ; il était docteur en l'un et l'autre droit et avait acquis une grande réputation dans la profession d'avocat; il entra dans l'Eglise et devint le conseil de l'évêque de Maguelonne. Le pape Jean XXIII, ayant eu connaissance de son mérite, le nomma évêque de Gap en 1411, à la place d'Alexis, qu'il transféra à Plaisance. Martin V, par une bulle en date du 11 février 1429, agréa sa permutation avec Guillaume Forestier ; il prit possession la même année de son nouveau diocèse et reçut peu après l'hommage de Guérin Thaler, prévôt de l'hôpital du Saint-Esprit, pour des terres qu'il possédait dans la mouvance de l'évêque. En 1430, Léger confirma la donation d'une chapelle faite par Pierre Jousselin, curé d'Agaune ; il mourut vers la fin de juillet de l'année 1430.
  49. Bertrand II Robert, docteur ès lois, référendaire du pape, ancien président à la cour des comptes de Paris, fut nommé par Eugène IV, le 27 juin 1431. Occupé à Rome, à la cour du pape, il nomma le 11 juillet, Jean, abbé d'Aniane, l'un de ses vicaires généraux, pour prendre possession en son nom et prêter serment de fidélité au roi. Gariel assure que Bertrand conserva l'évêché de Maguelonne jusqu'en 1433.
  50. Robert de Rouvres, évêque de Séez, conseiller d'Etat du roi Charles VIII, fut transféré à l'évêché de Maguelonne par le pape Eugène IV, le 4 mars 1433. Ayant été employé à différentes ambassades, il ne put se rendre dans son nouveau diocèse et fut obligé d'en confier l'administration à des vicaires généraux du nombre desquels était Guillaume, évêque de Laon. Robert fut présent au contrat de mariage entre Iolande, fille de Charles VII, et Amédée, fils aîné de Louis, duc de Savoie, le 16 août 1436 ; il reçut par procureur les hommages de ses vassaux : celui de Guillaume Pelet pour le château de la Vérune, celui de Charles de Frontignan pour le château de Fabrègues. En 1437 Robert était garde des sceaux de France et son nom a été omis dans la liste de ces grands officiers ; il ne prêta serment de fidélité au roi qu'en 1445 et mourut vers la fin de l'année 1453.
  51. Maur de Valleville, originaire de Touraine, chanoine de Maguelonne, fut nommé évêque de ce diocèse par le pape Nicolas V, le 19 décembre 1453 et non en 1450, comme l'écrit Gariel contre la lettre des registres du Vatican ; il fut sacré, selon cet auteur, par Jean de Harcourt, archevêque de Narbonne, assisté des évêques de Béziers et d'Agde ; il assista en 1464 aux états généraux de la Province assemblés dans la ville du Puy pour le rétablissement des tailles. Maur présida en février 1467 les états généraux de Languedoc ; il légua sa chapelle à son église, sa bibliothèque au chapitre ainsi qu'un calice et un ciboire d'argent; il mourut en 1471.
  52. Jean V Bonald, né à Ganges, dans le diocèse de Maguelonne, fils de Jean, seigneur de Fesques et de la Balme, était chanoine et véturier du chapitre de Maguelonne ; il fut élu par le chapitre à la place de Maur, auprès duquel il remplissait les fonctions de vicaire général, et fut sacré par Bernard du Rosier, archevêque de Tonlouse, dans l'église de Narbonne. Il s'occupa tout d'abord à réformer les mœurs de son clergé ; il fit son entrée à Villeneuve en cérémonie et assista au mois de mars 1473 aux états généraux de Languedoc assemblés à Montpellier. Les années suivantes il fit la consécration du maître-autel de Notre-Dame des Tables nouvellement reconstruit ; il fit la dédicace de l'église de Sainte-Marie dans le cimetière de Saint-Barthélemy, et confirma aux habitants de Frontignan la pêche et les pacages de l'île de Maguelonne. En 1485 il procéda à la nomination du recteur de l'université et défendit de donner le bonnet de docteur à ceux qui n'auraient pas fait publiquement leurs leçons probatoires. En 1486, Guillaume Bonald, son frère, reconnut tenir de lui un château qu'il venait d'acheter pour le prix de quatre cents livres de Rostaing d'Assas. L'année suivante ce prélat légua à son chapitre ses meubles et sa bibliothèque et mourut dans son palais épiscopal, le 15 août 1487. Il fut inhumé dans l'église de Maguelonne.
  53. Guillaume VI, fils de Guillaume le Roi, seigneur de Chavigni dans le Londunois et de Françoise de Fontenai, licencié en droit, archidiacre de Bayeux, fut élu évêque de Maguelonne après la mort de Jean, le 3 octobre 1487, ainsi qu'il est prouvé par les registres d'lnnocent VIII. Comme il ne se trouve pas sur les tableaux de l'église de Maguelonne, Gariel et les frères de Sainte-Marthe n'en ont point parlé. Il eut un concurrent dans Isarn élu par le chapitre. La mort de Guillaume, arrivée en 1488, termina le différend.
  54. Isarn Barrière, originaire de Montpellier, chanoine et procureur de l'église de Maguelonne, en fut élu évêque par le concert de François Hallé, archevêque de Narbonne, et de Jean de la Coste, prévôt de Saint-Pierre. Le roi approuva son élection ; l'archevêque de Narbonne, assisté des évêques de Béziers, d'Agde et de Nîmes, lui donna la consécration ; il prêta serment de fidélité au roi, reçut l'hommage des habitants de Villeneuve selon l'usage, et fut maintenu par un arrêt du parlement de Toulouse, en date du 3 avril 1488, après la mort de Guillaume, son compétiteur ; il avait sans doute été élu, comme le prouve Gariel, en 1487, mais il ne fut paisible possesseur qu'en 1488. François, archevêque de Narbonne, lui donna commission le 1er mai 1491, de sacrer le nouvel évêque d'Alet. Il termina en 1492 le différend qui subsistait entre les évêques et le chapitre touchant le canton de Villeneuve ; il fit en 1495 la dédicace de l'église de Saint-Pierre de Poussan et enrichit cette église de plusieurs reliques. En 1496, il érigea en collégiale l'église de Sainte-Anne de Montpellier fondée par Pierre Ariste. Vers ce temps le roi lui fit compter une somme d'argent, prélevée sur l'impôt des salines, pour réparer les églises et les murs de la ville de Montpellier. Isarn mourut le 19 avril 1498 ; il fut inhumé à Maguelonne.
  55. Guillaume VII Pélissier, surnommé I'Ancien, né a Melgueil, chanoine et cellerier de Saint-Pierre, versé dans la connaissance de la théologie, était déjà fort âgé lorsqu'il fut élu par son chapitre évêque de Maguelonne, au mois de mai 1498. Le pape avait nommé le cardinal de Sienne qui abdiqua le 17 juin. Guillaume jura obéissance à Pierre, archevêque de Narbonne ; il prêta serment de fidélité au roi en 1499 et eut ordre de Louis XII de congédier les anciens professeurs de Montpellier et de les remplacer par quatre autres nommés par Sa Majesté ; il accueillit en 1500 dans son palais épiscopal Philippe, archiduc d'Autriche, fils de l'empereur Maximilien, auquel il fit, par ordre du roi, une réception brillante. Guillaume approuva le 3 mai 1514 la confrérie de Saint-Denis de Ginestet, établie par Bernard du Bosc, bachelier en droit, chanoine de Maguelonne et prieur dudit Saint-Denis. Louis XII avait donné un diplôme quatre ans auparavant, par lequel il mettait sous sa sauvegarde la Sainte-Chapelle fondée dans son palais à Montpellier et promettait de lui fournir les ornements nécessaires au culte. En 1522, année où François l'institua à Montpellier une chambre des comptes, Guillaume Pélissier fit faire une nouvelle édition du missel et du bréviaire de l'église de Maguelonne ; l'année suivante il désigna pour son coadjuteur son neveu Guillaume ; il transféra en 1527 les religieuses de Sainte-Claire dans le couvent de la petite observance et rétablit la discipline régulière dans le monastère des dominicains de Montpellier. Ce prélat mourut à Maguelonne à la fin de l'année 1529 et fut inhumé dans l'église cathédrale.

Source : Histoire générale de Languedoc par Claude de Vic 1872.

Voir aussi Cathédrale en architecture.

Cathédrale Saint-Pierre de Maguelonne (ancienne) à Villeneuve les maguelone
Crédit photo : Jacques Héritier (Cathédrale Saint-Pierre de Maguelonne (ancienne), villeneuve les maguelone)

bâtiment classé.

Informations structurelles

Cathédrale Saint-Pierre de Maguelonne (ancienne), Au commencement du seizième siècle la ville de Maguelonne était presque entièrement dépeuplée. Il n'y avait d'autres habitants que les chanoines de la cathédrale et ceux de la collégiale de la Trinité, qui faisaient même leur résidence à Montpellier où ils avaient leurs maisons. villeneuve les maguelone, herault

Localisation et informations générales

  • identifiant unique de la notice : 53388
  • item : Cathédrale Saint-Pierre de Maguelonne (ancienne)
  • Localisation :
    • Languedoc-Roussillon
    • Hérault
    • Villeneuve-lès-Maguelone
  • Code INSEE commune : 34337
  • Code postal de la commune : 34750
  • Ordre dans la liste : 1
  • Nom commun de la construction :
    • La dénomination principale pour cette construction est : cathédrale
  • Etat :
    • L'état actuel de cette construction ne nous est pas connue.

Dates et époques

  • Périodes de construction :
    • Nous n'avons aucune informlation sur les périodes de constructions de cet édifice.
  • Date de protection : 1840 : classé MH
  • Date de versement : 1993/10/21

Construction, architecture et style

  • Materiaux:
    • NC.
  • Couverture :
    • NC.
  • Materiaux (de couverture) :
    • NC.
  • Autre a propos de la couverture :
    • NC.
  • Etages :
    • NC.
  • Escaliers :
    • NC.
  • Décoration de l'édifice :
    • NC.
  • Ornementation :
    • NC.
  • Typologie :
    • NC.
  • Plan :
    • NC.

Monument et histoire du lieu

  • Interêt de l'oeuvre : Site archéologique : 34 337 2 AH ; Site classé 04 06 1942 (arrêté) ; 18 04 1914 (J.O.)
  • Eléments protégés MH (Monument Historique) :
    • Notre base de données ne comprend aucun élément particulier qui fasse l'objet d'une protection.
  • Parties constituantes :
    • NC.
  • Parties constituantes étudiées :
    • NC.
  • Utilisation successives :
    • NC.

Autre

  • Divers :
    • Autre Information : propriété de la commune 1992
  • Détails : Cathédrale Saint-Pierre de Maguelonne (ancienne) : classement par liste de 1840
  • Référence Mérimée : PA00103757

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Cathédrale de Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Maguelone est une cathédrale des xiie et xiiie siècles située sur la commune française de Villeneuve-lès-Maguelone, dans le département de l'Hérault.

Elle avait été bâtie dans la cité insulaire wisigothe de Maguelone.

La cathédrale fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840

Cathédrale Saint-Pierre de Maguelonne (ancienne) à Villeneuve les maguelone. par Jacques Héritier
Cathédrale Saint-Pierre de Maguelonne (ancienne), villeneuve les maguelone
Cathédrale Saint-Pierre de Maguelonne (ancienne) à Villeneuve les maguelone. par Jacques Héritier
Cathédrale Saint-Pierre de Maguelonne (ancienne), villeneuve les maguelone

Source: base Mérimée et contribution des internautes.

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