Après le centre-ville du Havre reconstruit par l’architecte Auguste Perret au lendemain de la seconde guerre mondiale ou la ville de Bordeaux, riche de son admirable patrimoine architectural du XVIIIe siècle, ce n’est que justice de voir reconnu par l’Unesco l’intérêt majeur que présente la cité épiscopale d’Albi. Une décision qui a déjà assuré au chef-lieu du Tarn – riche de sa cathédrale Sainte-Cécile, de son palais épiscopal de La Berbie, de son église Saint-Salvy, de son hôtel de ville des XVIIe-XVIIIe siècles, de son Pont Vieux du XIIe et de son musée Toulouse-Lautrec – un accroissement d’un tiers de la fréquentation touristique au cours du dernier mois.
Le choix du classement est certainement en grande partie du a la qualité architecturale de cette ville.
Au 13e siècle, la ville devint une puissante cité épiscopale au lendemain de la croisade des Albigeois contre les Cathares. D'un style gothique méridional original à base de briques aux tons rouge et orangé fabriquées localement, la cathédrale fortifiée qui domine la ville (XIIIe siècle) illustre la puissance retrouvée du clergé romain. Elle est complétée par le vaste palais épiscopal de la Berbie qui surplombe la rivière et est cernée par des quartiers d'habitations datant du Moyen Age. La cité épiscopale d'Albi forme un ensemble de monuments et de quartiers cohérent et homogène qui n'a pas subi de changements majeurs au fil des siècles.
Le blason de la ville est constitué de :
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